"La plume est la langue de la pensée"
Miguel de Cervantes Saavedra

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16/12/2011

Contra Vigilancia en Mexico

¿Que es AMCV?

AMCV (Alerta Móvil de Contra Vigilancia) es un proyecto iniciado por anonimoColectivo con el objetivo de construir una herramienta que permita a cualquier persona tener el conocimiento de la ubicación de las cámaras de vigilancia dentro de la ciudad de México y Cuernavaca con el fin de plantear una discusión sobre el uso sobreextendido de tecnologías de vigilancia y su repercusión en la construcción de los espacios públicos y sobre el derecho a la intimidad y la autonomía del ciudadano.





05/12/2011

Droits de l'Homme: le Mexique montré du doigt

 Le Mexique est un pays où il ne fait pas bon être défenseur des Droits de l'Homme, où il ne fait pas bon ouvrir sa gueule. L'article de Proceso présente le rapport annuel de l'Observatoire pour le protection des défenseurs des Droits de l'Homme. En voici une traduction, suivie de l'originale.

Bonne lecture

  Le Mexique reste sur la liste des pays avec le plus d'atteintes contre les défenseurs des droits

Gloria Leticia Díaz

Le Mexique demeure l'un des pays avec les plus haut indices d'atteintes aux défenseurs des Droits de l'Homme dans le monde, selon le rapport annuel 2011 de l'Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l'Homme.
Parrainé par l'Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) et la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), le rapport pointe le Mexique comme l'une des nations d'Amérique Latine où les défenseurs sont menacés, attaqués et harcelés « de manière constante » et où on criminalise la protestation sociale. De plus, poursuit le rapport, les défenseurs des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des personnes transgenre (LGBT) sont victimes de discriminations et de stigmatisations, et les défenseurs de l'environnement et les leaders indigènes sont menacés, harcelés et dans certains cas assassinés. De même, insiste-t-il, la liberté d'expression est menacé par les meurtres de journalistes.
Entre janvier 2010 et avril 2011, l'organisme a émis 32 alertes urgentes suite à des attaques contre des défenseurs des droits et de journalistes. Parmi les motifs de ces alertes, on compte des meurtres et des détentions arbitraires.
L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l'Homme a émis un communiqué spécial, car au Mexique « la vulnérabilité des défenseurs des droits de l'Homme qui luttent contre l'impunité des féminicides demeure un motif de préoccupation. » Le document met en exergue le fait que l'année passée, parmi les groupes militants les plus vulnérables figurent ceux qui dénoncent « les violations des droits de l'Homme par les forces armées ».
Il met en garde sur la stratégie du président Felipe Calderon dans son combat contre le crime organisé et le narcotrafic, avec « le déploiement de l'armée pour des taches qui légalement incombent à la police (…), ont augmenté les violations des droits de l'Homme imputables aux forces armées sans contrôle efficace de la part des organes civils. »
Une autre des préoccupations de l'Observatoire réside dans l'augmentation des violations des droits des migrants, dont l'expression la plus cruelle fut la découverte des fausses clandestines de centaines de corps au Tamaulipas et au Durango entre 2010 et 2011. Bien que ces faits aient été imputés au crime organisé, l'Observatoire fait remarquer qu'il existe des dénonciations mettant en cause l'intervention de fonctionnaires publics dans certains cas de maltraitance.
Au sujet de la liberté d'expression, le rapport recense 139 agressions de journalistes et 21 de médias, pour la seule année 2010, ce qui fait de notre pays le « plus dangereux pour exercer le journalisme » en Amérique.
L'Observatoire reprend les conclusions du rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme (HCNUDH), et souligne son étonnement face à d'inopérants mécanismes de protection pour les militants, officialisés par Felipe Calderon lors de la visite de la Haut Commissaire, Navi Pillay.
Comme cas les plus graves de violences contre les défenseurs des droits, le rapport mentionne l'assassinat de Josefina Reyes au Chihuahua en janvier dernier ; la disparition forcée du dirigeant paysan du Guerrero, Victor Ayala Tapia ; les menaces de mort et agressions qui ont fait fuir de Basse Californie Silvia Vázquez et Blanca Mesina, représentants de policiers et de civils de Tijuana torturés par des militaires dans des locaux de l'armée ; l'impunité qui prévaut dans les cas d'attaques contre les membres du Front Civique du Sinaloa, Mercedes Murillo et Salomon Monarrez, ainsi que les menaces qui ont obligé le visiteur de Ciudad Juarez, Gustavo de la Rosa, à vivre à El Paso, au Texas.
Le texte insiste tout spécialement sur les agressions envers les femmes qui se battent pour leurs droits et contre l'impunité des féminicides, soulignant l'assassinat de Marisela Escobedo, mais également les actes de harcèlement et d'agressions contre les militantes Emilia Gonzalez, Marisela Ortiz et Maria Andrade, ainsi que la journaliste Rosa Isela Perez Torres.
L'Observatoire fait de plus état de 18 cas d'agressions contre des défenseurs des droits des indigènes, 12 contre des activistes de l'environnement et opposants à des méga-projets, six contre des défenseurs des droits des migrants d'Amérique Centrale, et cinq contre des journalistes.

 

 

 

 

 

 Et la version originale paru sur le site de Proceso le 28 novembre 2011

 

Se mantiene México en la lista de países con más agravios a activistas

Gloria Leticia Díaz
28 de noviembre de 2011



MÉXICO, D.F. (apro).- México se mantuvo como uno de los países con más alto índice de agravios contra defensores de derechos humanos en el mundo, según el Informe Anual 2011 del Observatorio para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos.
Auspiciado por la Organización Mundial contra la Tortura (OMCT) y la Federación Internacional de Derechos Humanos (FIDH), el informe resalta que México es una de las naciones de América Latina donde se amenaza, se ataca y hostiga a los defensores “de manera constante” y se criminaliza la protesta social.
Además, señala, los defensores de lesbianas, gays, bisexuales y personas transgénero (LGBT) son discriminados y estigmatizados, y los defensores del medio ambiente y líderes indígenas son amenazados, hostigados y en algunos casos asesinados. Asimismo, apunta, está en riesgo la libertad de expresión por los asesinatos de periodistas.
De enero de 2010 a abril de 2011, el organismo emitió 32 acciones urgentes por agravios cometidos contra defensores y periodistas. Entre los motivos que originaron las alertas están los homicidios y detenciones arbitrarias.
El Observatorio para la Protección de los Defensores de Derechos Humanos hizo un especial pronunciamiento, porque en México “la desprotección de los defensores de derechos humanos que luchan contra la impunidad de los feminicidios sigue siendo motivo de preocupación”.
En el documento resalta que este último año, otro de los grupos de defensores más agredidos en México fueron aquellos que denunciaron “violaciones a los derechos humanos cometidas por las fuerzas armadas”.
Y alerta que la estrategia del presidente Felipe Calderón para combatir el crimen organizado y el narcotráfico, a través del “despliegue del Ejército en tareas que legalmente le corresponden a la policía (…), ha incrementado las violaciones a los derechos humanos cometidas por las fuerzas armadas sin controles eficaces por parte de órganos civiles”.
Entre las preocupaciones del Observatorio está el incremento de violaciones a los derechos humanos de los migrantes, que han tenido sus expresiones más crudas en el descubrimiento de fosas clandestinas con cientos de cuerpos en Tamaulipas y Durango entre 2010 y 2011.
Si bien esos hechos se han atribuido al crimen organizado, el Observatorio hace notar que se ha denunciado la intervención de funcionarios públicos en algunos agravios.
En cuanto a la libertad de expresión, documentó 139 agresiones a periodistas y 21 a medios de comunicación, sólo en 2010, por lo que nuestro país se convirtió en el “más peligroso para ejercer el periodismo” en América.
El Observatorio retoma las conclusiones del informe de la Oficina de la Alta Comisionada de Naciones Unidas para los Derechos Humanos (OACNUDH), y resalta la extrañeza de que no opere el mecanismo de protección para defensores, firmado por Felipe Calderón durante la visita de la Alta Comisionada, Navi Pillay.
Como casos paradigmáticos de la violencia contra defensores, el informe internacional menciona el asesinato de Josefina Reyes, en Chihuahua, en enero de este año; la desaparición forzada del dirigente campesino de Guerrero, Víctor Ayala Tapia; las amenazas de muerte y agresiones que expulsaron de Baja California a Silvia Vázquez y Blanca Mesina, representantes de policías y civiles de Tijuana que fueron torturados por efectivos militares en instalaciones castrenses; la impunidad que prevalece en los ataques a los integrantes del Frente Cívico Sinaloense, Mercedes Murillo y Salomón Monarrez, así como las amenazas que obligaron al visitador de Ciudad Juárez, Gustavo de la Rosa, a vivir en El Paso, Texas.
De forma especial, el texto resalta las agresiones a las defensoras de los derechos de las mujeres y la lucha contra la impunidad de los feminicidios, destacando el asesinato de Marisela Escobedo, así como los actos de hostigamiento y agresiones a las defensoras Emilia González Tercero, Marisela Ortiz y Maria Luisa Andrade, así como a la periodista Rosa Isela Pérez Torres.
Además, menciona 18 casos de agresiones contra defensores de indígenas; 12 contra activistas a favor del medio ambiente y opositores a megaproyectos; seis contra defensores de migrantes centroamericanos, y cinco contra periodistas.

01/12/2011

Contribuons... il en sortira bien quelque chose



Wikileaks en partenariat avec - entre autre - le site d'info français Owni révèle l'ampleur du marché de la surveillance sur le net... mais pas des écoutes à petite échelle, à la "The Wire", mais un espionnage de masse. Un marché estimé à près de 5 Milliards de dollars!
Voilà l'adresse pour feuilleter le dossier d'Owni. Pour celles et ceux qui lisent l'anglais, vous pouvez faire un tour sur la page dédiée de Wikileaks.
Si plus que les mots vous avez besoin d'une carte pour matérialiser cette nouvelle grille de lecture, et d'écoute, celle concoctée par la "méta-rédaction" des partenaires de Wikileaks sur ce coup devrait vous plaire.

Intéressant aussi de lire ce qu'en disent les médias traditionnels:
Le Monde tout d'abord nous amène à ce monde de surveillance par notre caractère cocardier, puisque le quotidien du soir titre sur "une technologie française" ayant permis à Kadhafi d'espionner des opposants libyens jusqu'à l'étranger.
Libé titre sur Wikileaks s'attaquant à sa nouvelle cible: la surveillance des réseaux.
Au final Libé lance un cri d'alarme par l'entremise d'Olivier Laurelli, co-fondateur de reflets.info: "On présume toute une population coupable. Ce sont des armes de guerre !"
Le Figaro, comme Le Monde,  moins cri du cœur, semble déplorer le manque de "régulation international" de ce marché.


Sinon, comme je traînais sur Owni, j'ai lu "Vers une économie de la contribution", qui présente des piste de réflexions pour un dépassement du capitalisme grâce à l'apport en terme de pratiques des outils web et notamment des expériences de communautés nées autour de Wikipedia ou des logiciels libres, mais aussi des AMAP. Le philosophe Bernard Stiegler, fondateur d’Ars Industrialis, y décrit le consumérisme comme la deuxième phase de prolétarisation des peuples. Extrait:
"Au 20ème siècle, un nouveau modèle s’est substitué au capitalisme industriel et productiviste du 19ème : le consumérisme, qu’on assimile au Fordisme et qui a cimenté l’opposition producteur/consommateur. Le capitalisme productiviste supposait la prolétarisation des ouvriers. Ceux-ci perdaient tout leur savoir-faire qui était transféré aux machines. Avec le consumérisme, ce sont les consommateurs qui perdent leur savoir-vivre, ce qui constitue la deuxième phase de la prolétarisation."

 A ce vol des savoir-faire et des savoir-vivre, le philosophe oppose donc cette économie de la contribution, basée sur les savoirs de chacun comme nutriments et la passion, les projets comme le feu de cuisson.

Un autre projet évoluant dans cet esprit "contributionniste" - non évoqué dans l'article - serait bien les "#Op" des Anonymous. Au Mexique, les hacktivistes lancent une nouvelle opération: #OpCarreterasSeguras (Op routes sûres), comme l'annonce l'hebdo d'investigation mexicain Proceso.
 "Les passagers sont en constant danger d'être violés, recrutés par le crime organisé, assassinés et dépouillés de leurs biens. Beaucoup de ces passagers sont des migrants des pays d'Amérique centrale contraints de traverser le Mexique pour gagner les USA", dénonce Anonymous dans son message vidéo.



 

15/11/2011

Mexico: aniversario zapatista



INVITACIÓN A 28 ANIVERSARIO DEL EZLN 
"El absurdo más hermoso.
somos un desafío al neoliberalismo,
la locura más humana.
Nosotros venimos a demostrar que es posible y que vale la pena".
EZLN

De las pocas oportunidades que tiene este país  para reconstruir  el tejido social tan desgarrado por la inseguridad y la pobreza, es mirar a lo mejor de nuestro pasado e historia reciente. Los pueblos zapatistas han dado muestras de organización,  dignidad y resistencia. Sin embargo, el mal gobierno mexicano da signos de que pretende aniquilar el ejemplo y  la esperanza  que ha nacido desde las comunidades zapatista al resto del mundo y que hoy es el corazón de nuestras dignas rabias.  Un derecho y una obligación es de nosotros luchar por justicia, paz y democracia.
En el marco de la campaña  Miles de rabias, un corazón: ¡Vivan las comunidades zapatistas!
Los invitamos a la celebración del 28 Aniversario del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN)
¡Fuera para militares y militares de las comunidades indígenas de nuestro país!
¡Viva el 28 aniversario del EZLN!
¡Viva la lucha zapatista!
¡Libertad inmediata para el profesor Alberto Pathistán!
¡Libertad inmediata para nuestr@s pres@s!

Colectivos y Adherentes de la Otra Campaña


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Invitation au 28e anniversaire de l'EZLN
"L'absurde le plus beau.
nous sommes un défi au néolibéralisme,
la folie la plus humaine.
Nous sommes venus démontrer que c'est possible et que ça vaut la peine".
EZLN

Parmi les quelques opportunités que possède ce pays de reconstituer un tissus social tellement déchiré par l'insécurité et la pauvreté, il en est un qui est de regarder ce qu'il y a de meilleur dans notre passé et notre histoire récente. Les peuples zapatistes ont fait preuve d'organisation, de dignité et de résistance. Pourtant, le mauvais gouvernement mexicain semble vouloir en finir avec l'exemple et l'espoir nés dans les communautés zapatistes pour le reste du monde et qui est aujourd'hui le cœur de notre digne rage. Un droit et une obligation qui nous sont faits est de lutter pour la justice, la paix et la démocratie.
Dans le cadre de la campagne "Milliers de rages, un cœur": Vivent les communautés zapatistes!
Nous vous invitons à fêter le 28e anniversaire de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN)
Paramilitaires et militaires hors des communautés indigènes de notre pays!
Vive le 28e anniversaire de l'EZLN!
Vive la lutte zapatiste!
Liberté immédiate pour le professeur Alberto Pathistan!
Liberté immédiate pour nos prisonniers!

Collectifs et adhérents de l'Autre Campagne




14/11/2011

Anonymous déclare la guerre à la corruption au Mexique


En un nuevo comunicado, Anonymous iberoamerica da a conocer una primera lista de paginas, cuentos twitter,  de diputados, partidos politicos hackeados.
Con #OpCorrupcion, los hacktivistas de Anonymous hacen una doble llamada a toda la comunidad hacker y a los Mexicanos para acabar con la corrupcion que sufre el pais.

En el blog de la rama iberoamericana del movimiento mundial, el comunicado existe tambien en video, desaconcejada a un publico sensible. Pero como lo dicen "Es la puta realidad".


PRD en el Senado defaceado, imagen cortesia de @MexicanH



 

 Dans un nouveau communiqué, Anonymous Amérique Latine publie une première liste de sites, comptes Twitter, d'élus, de partis mexicains piratés.

Avec l"#OpCorrupcion, les hacktivistes de Anonymous ont lancé un double appel à l'ensemble de la communauté hackers et au Mexicains afin d'en finir avec la corruption qui gangrène le pays.
Sur le blog de la branche latino-américaine du mouvement mondial, le communiqué est accompagné d'une vidéo déconseillée aux âmes sensibles. Mais comme ils le disent "C'est la putain de réalité".

 Voici une traduction du communiqué #OpCorrupcion


Au gouvernement de la République Fédérale des Etats-Unis Mexicains

Ces derniers jours nous avons été énormément sollicité par un peuple oublié de ses dirigeants. Un peuple maltraité par la violence gratuite, la corruption, l'indifférence de son gouvernement, la passivité de ses forces de sécurité...

Nous nous sommes rendus compte que les mexicains étaient seuls. Ils n'ont personne à leurs côtés, ni personne en qui croire.
En tant qu'Anonymous nous avons essayé de faire prendre conscience dans le peuple pour que cela change. Nous avons essayé de nous faire entendre du gouvernement et qu'il prenne les mesures appropriées pour régler la situation. Mais nous avons compris que la corruption et la peur étaient telles, qu'aujourd'hui personne ne souhaite faire quoi que ce soit pour changer tout cela.

C'est ce qui nous pousse à faire un appel à tous les Anonymous du monde, toute la communauté hacker mondiale, à laisser nos différences de côté, à attaquer sans égards tous les organismes gouvernementaux du Mexique. A hacker leurs sites, leurs courriers, leurs serveurs. A braquer les lumières sur l'information cachée qui démontre que les dirigeants mexicains sont corrompus.

Nous déclarons officiellement la guerre à la corruption au Mexique

Peuple du Mexique, vous n'êtes pas seuls. Des moments difficiles sont à prévoir, mais il est temps de changer les choses. Nous sommes avec vous. Les cartels ne nous ont pas intimidés, nos décisions ne sont prises que pour vous aider. Soyez valeureux. Nous vous demandons de coopérer. De dénoncer. De vous manifester. De descendre dans la rue sans crainte. Que l'on sente qu'il n'y a plus de peur au Mexique, et que les choses vont changer.

Nous sommes avec vous mais nous ne pouvons pas agir sans vous. Nous avons besoin de votre aide. Le moment est venu de changer les choses.

Chacun sur son terrain, chacun à son niveau d'engagement, pour tous ensemble mettre un terme à la corruption, aux abus de pouvoir, que nous puissions vivre avec la liberté de nous exprimer, de décider de notre futur et de celui de nos enfants.

Il est temps de dire ce que l'on pense et de montrer que le peuple a le pouvoir

Manifeste ton indignation. Descends dans la rue. Bats-toi pour tes droits.

Peuple du Mexique, vous n'êtes pas seuls, Anonymous et le monde sont avec vous

Nous sommes Anonymous
Nous sommes Légion
Nous ne pardonnons pas
Nous n'oublions pas
Comptez avec nous

04/11/2011

Anonymous vs Zetas : les hacktivistes remportent la bataille

Un communiqué publié sur le site Anonymous iberoamerica annonce la suspension de #OpCartel suite à la libération de leur camarade enlevé par les Zetas à Veracruz durant une action "Paperstorm".
Le collectif de cyber-militants explique l'arrêt (momentané) de son opération contre les cartels de la drogue mexicains par les menaces des Zetas envers la famille de l'hacktiviste libéré.
Pour autant, il est intéressant de noter que les Zetas ont libéré l'Anonymous enlevé à la fin du mois d'août, cédant ainsi aux exigences des militants de la liberté. Alors que l'agence spécialisé en sécurité et Anonymous eux-même craignaient que la révélation de noms de complices des Zetas ne se traduise par des assassinats en série, il semble bien que les craintes de voir étaler en public les liens étroits du crime organisé et des politiciens, militaires, policiers, journaliste a été la plus forte... Ce qui semble confirmer la collusion forte entre Zetas et personnalités sensibles.
Contrairement à ce que j'écrivais il y a quelques jours, l'arme de l'information brandit par Anonymous au nez et à la barbe des cartels a fait baisser pavillon aux adeptes des armes à feu.
Cette fois donc, la plume a eu raison de l'épée. Une fois n'est pas coutume, mais ça donne envie d'y croire.
La lucha sigue

Proceso relaie l'information dans un article reprenant en partie le communiqué et en apportant quelques informations sur l'émergence des Anonymous au Mexique (en espagnol).





Voici le communiqué traduit par mes soins, ainsi que la version original:

Communiqué #OpCartel

Aujourd'hui notre compagnon anonyme retenu par le cartel des Zetas a été libéré.
Nous avons pris grand soin de vérifier son identité par l'intermédiaire de contacts avec ses compagnons et amis et nous pouvons affirmer que bien que marqué, il est sain et sauf.
Il nous a fait parvenir un message, si Anonymous révèle quelque nom que ce soit lié au cartel, la famille du captif aurait à en subir les conséquences, pour chaque nom révélé, dix personnes seraient la cible de représailles.

Il n'est pas dans nos intentions que la lutte quotidienne que nous menons pour la liberté dans le monde ne fasse de personnes innocentes des victimes de la violence et la barbarie des cartesl de la drogue qui assaillent chaque jour les mexicains.

Le collectif Anonymous a décidé à l'unanimité que les informations dont nous disposons ne seront pas rendues public pour l'instant, car nous sommes conscients qu'il nous est impossible de parer les menaces qui mettent en danger des civiles innocents n'ayant rien à voir avec nos actions.

Le savoir est Libre
Nous sommes Anonymous
Nous sommes Légion
Nous ne pardonnons pas
Nous n'oublions pas
Comptez sur nous


Comunicado #OpCartel

En el día de hoy, nuestro compañero anonymous retenido por el cártel de los zetas ha sido liberado.

Hemos prestado sumo cuidado en verificar su identidad mediante contactos con sus compañeros y amigos y podemos decir que aunque magullado, está sano y salvo.

Nos ha hecho llegar un mensaje, si Anonymous desvela algún nombre relacionado con el cártel, la familia del anónimo retenido sufrirá las consecuencias, por cada nombre del cártel revelado, diez personas serán ajusticiadas.

No está en nuestro ánimo que la lucha diaria que llevamos a cabo por la libertad en el mundo conlleve que personas inocentes sean víctimas de la violencia y la barbarie que diariamente azotan a los mexicanos por parte de los cárteles de la droga.

El colectivo de Anonymous ha decidido por consenso que la información de la que disponemos no sea desvelada por el momento, ya que entendemos que no podemos obviar las amenazas que involucran a personas civiles inocentes que nada tienen que ver con nuestras acciones.

El Conocimiento es Libre
Somos Anónimos.
Somos Legión.
No Perdonamos.
No Olvidamos.
Esperádnos.



01/11/2011

Anonymous vs Zetas ?

Décidément les informations contradictoires se succèdent. Un commentaire sous l'article des Inrcoks renvoie vers le site Anonymous Amérique Latine où est expliqué l'#OpCartel. El Universal mexicain semble aller dans ce sens dans son article "Anonymous déclare la guerre aux Zetas", contrairement au site américain TPM qui annonce qu'Anonymous annule son opération car les Zetas auraient mis en place des équipes d'informaticiens afin de traquer les anonymes.
Il semblerait toute fois que l'#OpCartel continue, si on en juge par le site ibéro-américain des Anonymous.



L'opération si donc elle continue, a pris d'autres formes. Les hacktivistes proposent un service de dénonciation "100% anonyme" afin d'écouter les mexicains victime de la délinquance organisée et mettent en garde tous ceux et toutes celles qui souhaitent s'engager dans l'opération.
Que deviendront les dénonciations? Comment seront-elles utilisées par Anonymous? Quel audience aura l'opération des hacktivistes? Quels seront les moyens mis en place par Anonymous pour vérifier des informations en provenance d'un pays grand comme quatre fois la France?
Est-ce que l'OpCartel est une simple collecte d'informations ou n'est-ce là que la partie visible d'un iceberg numérique? L'intelligence collective qui anime Anonymous saura-t-elle inventer une forme d'action efficace contre les cartels mexicains? Comment ces cartels réagiront face à cette menace anonyme?
La bataille est engagée.
El pueblo unido jamas sera vencido

Sobre #OpCartel

Se ha hablado mucho en las últimas horas acerca de la denominada #OpCartel, que consiste en la revelación de datos sensibles acerca de organizaciones criminales, particularmente aquellas que se dedican al narcotráfico y sus relaciones con los , especialmente el  de México y otros países y las agencias antidrogas de la Unión Americana. Es una operación polémica, ciertamente de altísimo riesgo, y en la que preferiríamos no intervenir, y de hecho así se anunció en una entrevista concedida al diario Milenio. Nosotros como administradores de Anonymous Iberoamérica dijimos que no íbamos a realizarla pensando ante todo en los miembros más recientes de Anonymous, aquellos que no saben proteger correctamente su identidad, o bien, que carecen de la experiencia necesaria para llevar a cabo operaciones de tantas complicaciones como esta lo es de forma potencial.

Sin embargo, al darse a conocer el contenido de la , recibimos muchas muestras de apoyo y solidaridad, así como las voces del pueblo clamando por ayuda. Debemos tener presente que estamos del lado del pueblo, y que no podemos dejar al pueblo de lado, sobre todo en momentos críticos como el que se vive actualmente. Además, si alguien efectúa una  en nombre de Anonymous, los criminales no tendrán la perspicacia para distinguir quién desmintió o quién negó. Todo esto se veía venir y es inevitable. Estamos todos en el mismo buque, y seguiremos a flote, o nos hundiremos. No obstante, recomendamos a todo aquel que no confíe lo suficiente en sus habilidades abstenerse de participar en esta operación. Exhortamos a todo aquel que no esté correctamente protegido a deslindarse inmediatamente de esta operación, y hacerlo , ya que es una operación extremadamente riesgosa en la que existe un peligro inminente y verosímil de pérdida de vidas humanas en cantidad. Nadie les tachará de cobardes, ni les acusará de abandonar a sus hermanos anónimos en lo más cruento de la batalla. Sabemos que muchos están deseosos de participar, pero les pedimos que lo reconsideren.

¿Tenemos miedo? . ¿Tememos por nuestras vidas? Evidentemente. No obstante, creemos que es tiempo de decir alto y basta a la terrible situación provocada por la falsedad de los  y la falta de escrúpulos de personas a las que no les importa el bienestar de sus congéneres y han provocado una deplorable situación de ruina y desencanto en lugares como México, un país que se encuentra al borde del colapso, a sólo pasos de una aniquilación total, por la necedad del  en atacar los síntomas del problema y no sus causas, en aras de una situación de oligarquía de la que la  se encuentra fastidiada.

Nosotros seguiremos adelante con la operación, ya que así se nos ha solicitado. Para este fin, conformaremos una fuerza de tarea especial dedicada a este asunto. Sin embargo, requerimos de apoyo. ¿Cómo apoyar?

  • Si no estás correctamente protegido, absténte de participar, por muy emocionante que pienses que sea. ESTO NO ES UN . ES UNA OPERACIÓN RIESGOSA EN LA QUE PELIGRA TU VIDA Y LA DE LOS TUYOS.
  • No te identifiques como Anónimo. Nunca debes hacerlo, pero en este momento menos. No uses  de perfil de Guy Fawkes ni portes la máscara en lugares públicos o de forma que se te pueda identificar.
  • No adquieras máscaras de V por el momento, especialmente por correo.
  • No asistas a demostraciones públicas con máscara de Anonymous ni hables de Anonymous a nadie.
  • Hasta  aviso, todos los Paperstorms y Citystorms quedan suspendidos.
  • No te comprometas. Toda información relativa al narcotráfico háznosla llegar de forma anónima. Para este fin, hemos habilitado un widget para llevarlo a cabo. Envía tu denuncia y nuestro  especializado se encargará de ello, así como de darle difusión. No trates de hacerte el héroe.
  • No existe forma de solicitar el ingreso a la fuerza de tarea especializada, así que no insistas. Únicamente existe por invitación.

No olvides seguir las indicaciones de . Estaremos muy al pendiente de esta operación y te recomendamos mantener un perfil . No te arriesgues. Seguiremos informando. Muchas gracias.

Anonymous vs Zetas : 0 - 1 ?


Voici une traduction de l'article de vanguardia cité dans les deux post précédents. L'analyse des stratèges de l'agence de conseil en sécurité Stratfor semble avoir convaincu les Anonymous puisque les risques évoqués par l'agence de renseignement sont ceux mis en avant par les hacktivistes pour expliquer leur renoncement dans le bras de fer qui les oppose aux Zetas:
- danger pour les personnes mises en cause par la liste de complices du cartels
- danger pour la communauté en ligne pouvant être associé de près ou de loin aux hackers

La bataille semble avoir été remportée par les Zetas cette fois-ci. Y en aura-t-il de prochaines? Les hackers parviendront-ils à trouver d'autres armes pour contrer des ennemis qui ont la puissance financières de leurs ennemis habituels (les multinationales) et la puissance militaires d'autres de leurs ennemis traditionnels, les états?
En tous cas, il est intéressant de noter que la société civile semble vouloir tenter d'autres voies contre les cartels que celle imposée par Calderon depuis son accession au pouvoir, et qu'elle se réapproprie une thématique pour le moins explosive.
Le mouvement incarné par Javier Sicilia qui tente de faire pression sur le gouvernement pour changer de stratégie dans la lutte contre le crime organisé et ce pétard mouillé des Anonymous ne sont peut-être que les prémices de nouvelles formes d'actions de la société civile face à cette autre menace contre la démocratie et l'état de droit: les cartels de la drogue.


Les Anonymous lancent des menaces contre les Zetas


Le groupe d'hactivistes Anonymous prétend détenir des informations sur des personnes liées au "Zetas", l'agence Stratfor considère que la publication de telles informations conduirait à une vague d'assassinats.


Le groupe d'hacktivistes Anonymous a lancé un deuxième avertissement aux cartels de la drogue qui musellent la liberté d'expression, et plus précisément dans ce cas contre les Zetas.
Le collectif, à travers une vidéo postée sur internet début octobre, dénonçait l'enlèvement de l'un de ses membres par ce groupe criminel pendant une manifestation de rue intitulée "Opération Paperstorm" (Opération tempête de papier, ndt) et demandait sa libération.
Ils menaçaient ainsi de rendre publique des informations sur des individus liés à ce cartel, parmi lesquels se trouveraient des policiers, des chauffeurs de taxi et des politiciens.


Sur la véracité de cet avertissement des Anonymous et ses possibles effets, les consultants en sécurité de Stratfor signalent que bien que la majorité des activités des cartels se situent dans la rue, il est courant que le crime organisé utilise le réseau pour ses communications et pour certaines transactions, ce qui les rends vulnérables vis à vis des hackers.
"N'importe quelle activité des cartes qui se fait en ligne peut potentiellement devenir un point faible si les individus impliqués dans la nouvelle menace des Anonymous parviennent à les identifier. Bien que les menaces des Anonymous ne signifient pas nécessairement que les hackers s'attaquent en ce moment aux cartels, il est probable, en prenant en compte l'historique des activités réalisées en leur nom, que ces menaces soient réalistes", affirme l'analyste.

Connu pour cibler des officines gouvernementales et de sécurité, ainsi que des médias de communication de masse, le collectif a pour la première fois fait référence au crime organisé au Mexique il y a un peu plus d'un mois. Suite à l'assassinat de personnes qui à travers de blogs dénonçaient les activités de narcotrafiquants, Anonymous avait publié le message suivant sur son compte Twitter @AnonymousIRC :

"Salutations Cartels Mexicains de la drogue. Nous n'oublions pas #Nuevo Laredo#Anonymous". Le twitt incluait également un lien renvoyant à une brève rendant compte de l'attaque réalisée contre le site officiel du gouvernement de Veracruz.

Pour l'agence américaine on ne peut pas prendre à la légère la nouvelle menace du collectif.
"Si Anonymous met ses menaces à exécution cela engendrera certainement la mort des individus identifiés comme partenaires des cartels, sans que la véracité des informations révélées importe. De plus, de la même manière que les cartels s'en sont pris par le passé à des journalistes web et des bloggeurs, les hackers pourraient à leur tour devenir des cibles pour le crime organisé, en forme de représailles."
Par le passé Anonymous a déjà mis ce types de menaces à exécution, comme dans le cas de la publication de données sur 1500 utilisateurs du site de pédopornographique infantile Lolita City, des numéros de Sécurité Sociale de 1000 agents de la police de Boston et de l'Association des Chefs de la Police. Stratfor assure que les pertes humaines seront une conséquence inévitable si le collectif de hackers publie une liste de noms et d'adresses de personnes supposément liées au cartel des Zetas. "Cela pourrait représenter un très grand danger pour les individus dont Anonymous fait état dans ce qu'ils prétendent publier", tranche le rapport.


Le pronostique de l'agence ne dessine aucun panorama clair. Au contraire il met en garde contre la nature violente des cartels de la drogue qui les mènera à chercher un type quelconque de représailles, même de manière indirecte. "Les activistes de Anonymous peuvent menacer de révéler des informations sur les cartels ou lancer des cyber-attaques contre leurs intérêts. Mais même si les cartels ne peuvent identifier les individus derrière ces pratiques, ils continueront à utiliser la violence pour effrayer la communauté "on-line" impliquée dans ce genre d'activités."


Anonymous retire ses menaces contre les Zetas



Hier je publiais un post sur les menaces portées par les Anonymous contre le cartel mexicain Los Zetas, suite à un article des Inrocks. Aujourd'hui le site des Inrocks publie un intéressant article sur les Zetas.
En parallèle, il semblerait, selon le site de l'hebdo d'investigation mexicain Proceso, que les Anonymous auraient renoncer à passer à l'acte et ne publieront pas une liste de personnes - taxis, journalistes, politiciens - liées aux Zetas.
Visiblement les Anonymous auraient renoncer en pesant les risques d'une nouvelle explosion de violence dans un pays déjà marqué par quelques 40 000 morts liées à la guerre de la drogue depuis l'arrivée au pouvoir de Felipe Calderon en 2006. En effet, comme l'indiquait l'article de vanguardia que je mettais en lien hier sur le sujet, les personnes mises en cause - à juste titre ou non - auraient alors certainement servies de cible aux Zetas. Mais les hacktivistes prenaient également le risque de mettre dans la ligne de mire des Zetas l'ensemble des internautes qui dénoncent le crime organisé... à défaut de pouvoir cibler les "véritables" Anonymous, les sicaires auraient chercher à faire des exemples parmi la communauté virtuelle.
A suivre?

Voici une traduction et la dépêche de Proceso:


Anonymous renonce à son opération contre les Zetas

L'organisation des Anonymous a suspendu l'opération par laquelle elle devait rendre publique les noms des complices de l'organisation criminelle « Los Zetas ».

L'association explique que le gouvernement fédéral avait essayé d'infiltrer l'opération de révélation de noms de ses adversaires politiques.

Les Anonymous ont aussi anticipé la mise en danger de ses membres par l'opération et pourrait déchaîner « une guerre urbaine sous la forme d'assassinat ».

L'organisation avait publié une vidéo sur Youtube afin d'avertir qu'elle diffuserait les noms des reporters, taxis et policiers liés au cartel.

Se serait une guerre de l'information, avertissait le groupe.

Cependant, les hacktivistes ont renoncé par crainte d'infiltration du gouvernement fédéral, ainsi que par criante de mettre en danger ses membres.




Desiste Anonymous de operación contra “Los Zetas”

MÉXICO, D.F., (apro).- La organización Anonymous suspendió la operación en que daría a conocer los nombres de los cómplices que respaldan a la organización criminal “Los Zetas”.
La asociación argumentó que el gobierno federal intentó infiltrarse en la operación para difundir nombres de sus adversarios políticos.
Anonymous anticipó, también, que la operación pondría en riesgo la seguridad de sus miembros y podría desatar “una guerra urbana en forma de asesinatos”.
La organización había subido un video a la red social Youtube para advertir que difundiría los nombres de reporteros, taxistas y policías vinculados al cártel.
Sería una guerra de información, advirtió el grupo.
No obstante, los activistas se desistieron por el temor de que el gobierno federal se haya infiltrado, así como por creer que la operación pone en riesgo a sus miembros.

16/09/2011

Anonymous en Mexico

Anonymous s'en prend au gouvernants mexicains. Alors que le pays s'apprête à fêter ce 16 septembre le 201e anniversaire de son indépendance, les hacktivistes ont lancé l'opération #opindependencia. Durant la journée du 15 septembre, les sites de la défense nationale, de la sécurité publique... et même celuide la présidence de la République ont été indisponibles, très certainement victimes d'attaques de dénis de services. Anonymous avait publié il y a un  mois une vidéo où ils annonçaient #opindependencia... Vous pouvez également visiter la page Youtube des Anonymous mexicains.



Voici l'article de La Jornada au sujet de l'attaque d'Anonymous contre le gouvenrment mexicain:


Bloquea Anonymous los sitios web de Presidencia, Sedena y SSP

Autodenomina la operación como 'Op. Independencia/15S'. Hackea página del Congreso de Nayarit.
De la Redacción
Publicado: 15/09/2011 14:27

México, DF. El grupo de hackers Anonymous inhabilitó la página web de diversas instancias gubernamentales, entre ellas las de las secretarías de la Defensa Nacional (Sedena) y Seguridad Pública (SSP), el congreso de Nayarit y la Coordinación Estatal para el Fortalecimiento Institucional de los Municipios de San Luis Potosí (Cefimslp).
En cuanto al sitio de Internet de la Presidencia de la República, el grupo escribió en Twitter: "La página de Presidencia es muy dura, necesitamos toda la fuerza posible. Cañones en máxima potencia!! #OpIndependencia". Hasta las cuatro de la tarde, no era posible tener acceso a ese portal.
Como parte de la operación llamada “Op. Independencia/15 S”, los activistas cibernéticos anunciaron sus movimientos a través de la cuenta de Twitter @anonopshispano, en donde también colocaron un mensaje que decía “Sedena.gob.mx TANGO DOWN! por asesinos #OpIndependencia #FelizCumpleDonPorfis #VIVAMEXICOCABRONES #LeyPeñaNieto”.
El ataque a las páginas oficiales, que comenzó alrededor de las 11 de la mañana del jueves, es una manifestación de protesta contra la violencia, la corrupción y la desigualdad en México, explicaron los hackers en un video titulado “Anonymous Op 15 de septiembre”, que subieron a la página www.youtube.com y a varias redes sociales.
En dicho mensaje, el grupo explica que “en los 201 años de la supuesta independencia mexicana, nadie debería celebrar una fiesta llena de engaños e hipocresía por parte del gobierno, ya que en México seguimos viendo la misma desigualdad social”.
Añade que “el narcotráfico ya gobierna en el poder, los sicarios se han vuelto terroristas, diario ejecutan personas sin importarles si son culpables o no, todo para demostrar su poderío”, y llama a hacer valer que “nosotros somos el motor de este país”.
Previamente, Anonymous había lanzado otro video en el que lamentan que el pueblo mexicano cada vez está más asustado por la violencia y la inseguridad.
“Hemos visto cómo el pueblo está atemorizado por culpa de un gobierno que no ha querido escuchar a su gente, que ya está harta de la sangre y la violencia en este país, y por hechos que se viven todos los días en Ciudad Juárez, Nuevo León, Jalisco, y demás estados, aunado a los disturbios recientes en el Estadio de Santos Torreón en el Casino Royale y otros tantos más, nos han llenado de coraje, valor para protestar y levantar la voz”, señalaron los activistas.
El mensaje del grupo de hackers concluyó con un llamado a tomar conciencia y a no festejar el Grito de Independencia:
“Vamos a hacerles saber a este podrido sistema que los mexicanos podemos más, somos más, que no perdonamos y no olvidamos a nuestros hermanos que han muerto. Vamos a demostrar al gobierno y al narcotráfico que ya no vamos a permitir más violencia e inseguridad. Este 15 de septiembre no vayas al Grito, es tiempo del pueblo. Somos Anonymous, somos legión, no perdonamos, no olvidamos”.

Desde la mañana del jueves, las páginas de la Sedena y la SSP permanecen inhabilitadas, y en la portada de la del congreso de Nayarit aparece el protagonista de la película V de Venganza. De acuerdo con información retomada en diversos blogs, otros sitios web que podrían ser hackeados son los del congreso de Oaxaca y del PAN.
Fuentes de la SSP admitieron que el ataque contra su página se realizó a través de millones de usuarios falsos que bloquearon el sistema, al tiempo que la Sedena indicó que su sitio está fuera de servicio de manera temporal debido a una saturación en el ancho de banda, pero aseguró que el problema se resolverá a lo largo del día.
(Con información de Dpa)

02/09/2011

Entre le marteau et l'enclume

Suite à la lecture de l'article publié sur Rue89 par Nicolas Quirion, "Mexique: au pays des narcos, un tweet "alarmant" vaut la prison", j'ai été lire les articles que Proceso consacre au sujet. Je publie l'un d'eux ci-dessous accompagné du visuel de la communauté virtuelle mexicaine soutenant les inculpés. Alors que le Mexique vient de subir deux attaques importantes du crime organisé, une fusillade dans un stade de foot de Torreon et un casino incendié à Monterrey (plus de 50 morts), le pouvoir du président Calderon inculpe de terrorisme la journaliste María de Jesús Bravo Pagola et Gilberto Martínez Vera pour avoir tweeté l'annonce de prétendues attaques contre des écoles de Veracruz... Ils risquent jusqu'à 30 ans de prison!
Dans une tribune de José Gil Olmos publié par Proceso, l'auteur revient sur la double terreur qui tenaille les mexicains après ces deux attaques: le renforcement du pouvoir des narcos et l'instauration d'un Etat militaro-policier. Calderon ayant demandé au Congrès de valider la controversée Loi de Sécurité Nationale. Pris entre le marteau et l'enclume le Mexique compte ses morts.





Exige Reporteros sin Frontera la liberación de “tuiteros” veracruzanos

JALAPA, Ver. (apro).- Reporteros sin Fronteras se sumó a la condena de usuarios de las redes sociales contra el gobierno veracruzano por el proceso penal iniciado en contra de María de Jesús Bravo Pagola y Gilberto Martínez Vera, por los presuntos delitos de terrorismo y sabotaje al haber difundido mensajes sobre potenciales atentados del crimen organizado en la entidad.
“Esta inculpación es delirante, pese a la imprudencia de algunos mensajes difundidos por los acusados”, señaló la organización internacional y exigió la liberación inmediata de Bravo Pagola y Martínez Vera, a quienes el 31 de agosto una juez les dictó el auto de formal prisión y, de resultar responsables de los delitos imputados, podrían ser condenados de tres a 30 años de prisión.
La agrupación internacional refirió que desde el 25 de agosto los dos cibernautas veracruzanos se encuentran detenidos por los delitos de terrorismo y sabotaje por haber difundido mensajes, vía Twitter y Facebook, sobre posibles ataques del crimen organizado en el estado de Veracruz.
Según el Código Penal del estado, dijo, la prisión preventiva es una medida excepcional, factible sólo en caso de que exista información sobre la presunta responsabilidad de los inculpados en tales actos y, ante la ausencia de pruebas, “sobre la intención de perturbar la paz pública, menoscabar la autoridad del Estado o transformar gravemente la vida económica o cultural, los dos ‘twitteros’ no tienen nada que hacer en prisión”.
Este caso, para Reporteros sin Fronteras implica que “la censura va acompañada de un abuso de autoridad”, ya que, incluso, si la información difundida por estas dos personas pudiera parecer dudosa o exagerada, “procesar a los usuarios de las redes sociales por actos de terrorismo constituye un exceso procesal”.
Por otra parte, subrayó, el estado de la libertad de informar en Veracruz “es cada vez más alarmante”, ya que a los numerosos casos de intimidación y amenazas se suma el hecho de que desde el inicio del año han sido asesinados tres periodistas en el territorio: Yolanda Ordaz de la Cruz, Miguel Ángel López Velasco y Noel López Olguín.
El 25 de agosto pasado estas personas difundieron alertas sobre posibles ataques contra centros escolares y ese mismo día fueron arrestados, después de que la policía identificara sus cuentas. El día 27, refirió, “el Ministerio Público señaló en un comunicado oficial que los detenidos tenían la intención de provocar perturbaciones en la vida social, económica y educativa del estado, así como reacciones de angustia y temor entre los padres”.
Con la detención de estas personas, que sufrieron presión psicológica para obligarlos a declararse culpables, acotó, “se ilustra un poco más la fisura del Estado de Derecho a medida que se infla el balance humano de la ofensiva federal contra el narcotráfico, que ha dejado más de 45 mil muertes desde diciembre de 2006”.
En tanto, Amnistía Internacional (AI) determinó lanzar una “acción urgente”, donde convoca a las asociaciones humanitarias de todo el mundo, “para que hagan un llamado al gobierno del estado de Veracruz a reconsiderar el caso” de Bravo Pagola y Martínez Vera, acusados de cometer terrorismo y sabotaje mediante las redes sociales.
De acuerdo al mensaje emitido por Rupert Knox, representante de AI al titular del Despacho Ordóñez, Ordóñez y Téllez, Abogados Asociados, Fidel Ordóñez Solana, a través de esta campaña, “se esperan cientos de llamados emitidos desde todos los países del orbe que serán dirigidos al gobierno de Veracruz”.
Ordóñez explicó que AI ha recomendado que los mensajes sean dirigidos al gobernador Javier Duarte, mediante servicio postal, vía telefónica o mediante correo electrónico, sugiriendo emplear el tratamiento diplomático de “Estimado gobernador…”. También, recomienda dirigirse al procurador general de Justicia, Reynaldo Escobar Pérez.
Según el comunicado de Knox, refirió el abogado, al organismo no gubernamental con sede en Londres, Inglaterra, que en 1977 se hiciera acreedor al Premio Nobel de la Paz, dijo, “le preocupa que estos dos mexicanos estén en riesgo de ser condenados a 30 años de prisión por hacer publicaciones en Twitter Facebook”.
Ante las particularidades que han rodeado la detención de Bravo Pagola y Martínez Vera, Rupert Knox procedió a circular el exhorto a los diversos países para que las instituciones y personas interesadas en los derechos humanos escriban inmediatamente, antes del 12 de octubre, “expresando su preocupación por la detención de estas personas por cargos de terrorismo y sabotaje”, señaló Ordóñez.

29/08/2011

Danses à Catemaco

Une vidéo trouvée sur le site du Monde...


Les danses rituelles de Catemaco from Ulysse, la culture du voyage on Vimeo.


Catemaco, petite ville de l'est du Mexique, les descendants des peuples préhispaniques ont conservé les traditions de leurs ancêtres. Cet héritage, transmis de génération en génération, est un trésor culturel difficilement accessible, la communauté étant généralement très fermée. Voici une des rares démonstrations publiques de leurs danses rituelles.

17/08/2011

Le poète et le président


Depuis plusieurs mois maintenant des mouvements citoyens secouent le Mexique. Ils ont la particularité de naître du peu de cas qui est fait des droits de l'Homme aujourd'hui au Mexique, comme la Caravane Paso a paso hacia la paz (pas à pas vers la paix) initiée par des proches et des migrants victimes du crime organisé ou des services de police mexicains. Un de ces mouvements - Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad (Mouvement pour la paix avec justice et dignité) - traduit le ras-le-bol de la société civile face à la guerre de la drogue qui meurtrie le Mexique depuis l'arrivée à la présidence de Felipe calderon.
Le journaliste et poète Javier Sicilia, dont le fils a été brutalement assassiné, est devenu l'un des symboles et des portes-parole du mouvement. Même si des différences existent au sein du mouvement, ils ont réussi à imposer leur voix au-dessus du bruit des armes et des larmes. Le mouvement cherche maintenant à influer sur la voie suivie par le gouvernement en matière de sécurité et propose notamment de substitué à la loi de Sécurité nationale en discussion une loi de sécurité humaine et citoyenne.
Ces dernières semaines les discussions se sont crispées autour de cette loi après l'approbation par les législateurs d'une première version dans laquelle n'apparaissent aucune des propositions du mouvement, malgré les promesses des politiques. Le poète et le mouvement ont alors annulé une réunion avec les députés. Ils ont repris le dialogue hier et semble avoir réussi à dégager une première série d'accords.
Javier Sicilia, dans un texte publié par Proceso le 15 août - El perdon que clama el Alcazar - parle du pardon... celui exprimé par le président Calderon... du pardon que les Mexicains sont prêts à accorder à leurs belliqueux dirigeants.


Le pardon clamé par l'Alcazar

Javier Sicilia

Ce qui ces dernières semaines n'a eu de cesses de m'étonner c'est l'incongruité existant entre le pardon que le président (Calderon, ndt) et les législateurs ont présenté aux victimes à l'Alcazar du Chateau de Chapultepec, et leur obstination à maintenir une stratégie de guerre – qui les (victimes, ndt) a produit et continue à les produire – et à la légitimer par une loi de sécurité nationale. Si ce n'était parce que ces hommes et ces femmes portent en eux, au moment où ils demandèrent pardon, une émotion humaine sincère, il faudrait dire que nous nous trouvons face à du cynisme. Pourquoi s'émouvoir devant les visages des victimes et en même temps s'obstiner dans une stratégie qui en produit, si au fond de leurs cœurs ils ont été touchés par la douleur ?

La raison est à chercher dans ce que Günther Anders a appelé la « philosophie du déphasage », c'est à dire, dans ce que ces temps extrêmement techniques et bureaucratisés notre capacité à réaliser est en déphasage avec notre propre capacité à en imaginer les conséquences ou, en d'autres termes, nous nous trouvons dans l'incapacité de nous reconnaître dans les répercussions de nos actes. Quand à l'Alcazar le président, d'abord, puis les législateurs, se sont présentés devant les visages de souffrances des victimes, aucun d'entre eux n'a pu faire autrement que de s'émouvoir et de ressentir de la culpabilité face aux conséquences claires et frappantes de leur responsabilité dans la souffrance qu'ils avaient face à eux. Mais s'ils ont pu se tenir devant eux, ils ne purent faire face aux 50000 morts, 10000 disparus, 120000 déplacés que ces visages représentaient. Comment pourraient-ils être capables de mobiliser une douleur incluant tant de vies ? Comment pourraient-ils s'en vouloir pour 50000 morts, 10000 disparus et 120000 déplacés ? Non seulement eux mais n'importe quel être humain est incapable de le faire. S'il existait une correspondance entre les conséquences de la guerre et les six victimes présentes avec leurs exigences, elle n’existait pas entre ces mêmes faits et le nombre inimaginable de morts et de disparus qu'ils produisent. Cette incapacité est, comme le dit Anders, « une conséquence du fait que nous pouvons (faire) plus que ce que nous pouvons nous représenter mentalement, du fait que les effets sont trop importants pour notre imagination et pour les forces émotionnelles dont nous disposons. »

La machine bureaucratique fonctionne sans responsabilités. Pour cette raison Eichmann n'a jamais reconnu sa culpabilité lors de son procès à Jérusalem. De même, à l'exception de Claude Eatherly, aucun des membres de l'équipage qui lança la bombe sur Hiroshima ne se sentit coupable des 200000 vies fauchées. Pour cette même raison Calderon et les législateurs non plus ne peuvent accepter leur pleine responsabilité et faire que leur demande de pardon devienne un pas en direction de la paix.

Quel rapport existe entre la banalité d'imaginer dans un bureau le transport d'êtres humains vers un site appelé Auschwitz, avec le chiffre de 6 millions de juifs assassinés, et la banalité de tirer un levier depuis une altitude d'où les êtres humains sont invisibles et où la ville n'est qu'une maquette, avec le chiffre de 200000 brûlés ? Quel rapport entre la banalité de décréter une guerre pour combattre la délinquance et concevoir, depuis le confort de quelques bureaux, une loi de sécurité nationale pour la reconduire, avec l'abstraction de 50000 morts, 10000 disparus (« Moi, je les aurais combattu – dit Calderon – même avec des pierres », ou aussi, avec une immense incapacité à ressentir ce qu'il était en train de dire : « Moi, je porte la responsabilité morale de cette guerre ») ?

« La méthode habituelle – écrit Anders – pour dominer ce qui es trop grand consiste en une simple manœuvre de suppression, en continuant exactement comme avant, à supprimer l’œuvre du bureau de notre vie, comme si une trop grande faute n'était pas une faute dans l'absolu. » Et pourtant, nous avons besoin que – comme Eatherly le fit après avoir su ce qu'il avait causé à Hiroshima – le président et les législateurs sentent leur culpabilité dans ce qu'elle a d'immense, d'irrespirable, d'insupportable. Nous, nous ne voulons pas – comme ont essayé de le faire les psychiatres qui s'occupèrent d'Eatherly lorsqu'il clamait sa culpabilité – adoucir leur responsabilité en leur disant que ce qu'ils ont fait n'est pas si grave. Au contraire, nous voulons – et ça a été notre position aussi bien à l'Alcazar que dans d'autres réunions – qu'à l'instar de la conscience de Eatherly qui se le reprocha jusqu'à sa mort, ils assument leurs responsabilités dans toutes leurs atroces conséquences et se repentent réellement – c'est pour cela, c'est à dire parce que nous savons le poids de la faute qui leur incombe et qu'ils refusent de voir, après avoir exigé d'eux, nous les avons serrés dans nos bras et nous les avons embrassés. Lorsque, de même que Eatherly, ils pourront ressentir toute la dimension des conséquences apparemment banales de leurs actes de guerre, ils pourront changer de stratégie pour faire la paix, la justice et la dignité qu'ils nous ont arraché. C'est de cette manière seulement que le pardon, qui ne cesse de résonner depuis l'Alcazar, pourra enfin s'accomplir.

De plus je pense qu'il faut respecter les Accords de San Andres, libérer tous les prisonniers zapatistes, démolir le Costco-CM du Casino de la Selva, éclaircir les crimes des mortes de Juarez, chasser la Mine San Xavier du Cerro de San Pedro, libérer tous les prisonniers de l'APPO, faire un procès politique à Ulises Ruiz, changer la stratégie de sécurité et dédommager les victimes de la guerre de Calderon.