"La plume est la langue de la pensée"
Miguel de Cervantes Saavedra

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17/12/2010

La zone

Le soleil tapait fort sur les quelques personnes présentes au cimetière. Tonatiuh n’arrêtait pas de pleurer. Il aurait aimé voir le ciel pleuvoir. Mais non, le soleil demeurait aveuglant de préjugés, comme ces gens qui l’insultaient, maquillant leurs voix afin de masquer leur incapacité à comprendre la douleur qui le tenaillait. Pour eux, tout était clair, limpide comme le ciel et le Dieu qui y régnait. Les convictions de Tonatiuh se fissuraient. Sa représentation du monde se brouillait. Bien et mal s’entremêlaient dans sa morale. Le curé débitait ses âneries et Tonatiuh aurait eu envie de l’envoyer au diable, mais la tristesse et son épouse qui le tenait par la main, l’en empêchaient. Il ne pouvait croire que c’était sa fille, son bébé qui était enfermée là, dans cette boîte en bois. Il n’avait de cesse d’écouter le dernier message qu’elle lui avait laissé. Il se foutait bien des injures. Sa fille était bien moins putassière que n’importe lequel de ces politiciens qui vendent le bien commun pour une victoire.

Tôt dans la matinée étaient revenus les policiers. Ils dirent que les gamins qu’ils avaient arrêtés étaient maintenant libres comme l’air. Ils affirmèrent que Victoria, sa fille, ne travaillait pas dans la zone, qu’elle n’y était pas enregistrée, ni aucune de ces copines. Ils insinuèrent que l’affaire serait vite classée, sans suite. Tonatiuh se rendait compte que personne n’en avait rien à faire de la mort de trois putains. Comme pour le rassurer, ils ajoutèrent qu’elles s’étaient trouvées au mauvais endroit au mauvais moment… Le Mexique de 2010 ?

Dans la soirée, une fois leur fille incinérée, Tonatiuh, sa femme et quelques amis allèrent prendre des bières. En rentrant chez eux, devant l’église, des types éructaient leur haine des prostituées. Tonatiuh attrapa l’un d’eux. Il le chopa par le col. Un de ces gars qui n’a d’autre conscience que la croix qu’il porte. Il le plaqua contre le mur. Un de ces mecs qui vont à la zone le samedi soir et qui, le dimanche matin, s’en lavent les mains en famille à la messe. Il ne put le frapper. Il le laissa tomber à terre en petits morceaux de certitudes. Les traits de Nayeli l’avaient adouci. Elle avait toujours eu cet effet sur lui. Il l’aimait. Il n’aurait pas su définir l’amour, mais il était certain de l’aimer, qu’il n’avait jamais été aussi heureux qu’avec elle. Et maintenant, il ne lui restait plus qu’elle dans sa pauvre vie.

Jamais ils n’ont été riches. Jamais ils n’ont eu plus que pour survivre. Tonatiuh et Nayeli se rencontrèrent en 68. Il passait son temps avec des potes à essayer de sortir des revues de poésie. Elle faisait partie d’un groupe qui organisait manifs et grèves à la UNAM (1). Pour Nayeli Jésus était le premier communiste. Tonatiuh, lui, ne croyait pas... ni au Dieu unique, ni en ceux de l’ancien Mexique. Elle si, croyait. Elle n’allait pas à la messe, non, mais elle croyait en un Dieu-tout-puissant-qui-fera-justice-un-jour-ou-l’autre. Ils se marièrent des années plus tard. Elle était enceinte et ils ne voulaient pas se mettre sa famille à dos avec un enfant du pêché. Tonatiuh se fichait bien de se marier, mais il la voulait heureuse. Elle avait été magnifique dans sa robe de mariée, avec son ventre rond. Ils avaient alors reçu de nombreux appels anonymes. Ring ! Ring ! « Sale pute ! Vile chienne sans Dieu. »


Il était 2h30 et une fois de plus Victoria se couchait avant que son père n’ait garé son taxi. Elle l’appela, mais il ne répondit pas. « Je vais me coucher ‘pa. Courage. Mmuhaa ! » Trois heures plus tard elle l’entendit arriver. Une fois encore la douche le fit enrager… L’eau était froide. Il alla se coucher.

Victoria n’avait jamais aimé se réveiller tôt. Mais il n’y avait pas le choix. À 7h, elle eut du mal à se lever pour aller en cours. Pourtant elle aimait étudier. Son père aussi aimait la voir avec tous ces livres, lisant poésie et romans. Lui aussi avait aimé lire… avant, quand il avait le temps pour ce genre d’activités qui remplissent la tête mais laisse l’estomac sur sa faim. C’est son papa qui lui avait donné le goût de la lecture.

C’était un véritable personnage de roman. Il avait voyagé jusqu’en Alaska. Il avait tout fait: mineur, serveur, ouvrier, marin… Comme les chats Tonatiuh avait eu ses neuf vies. Avec Nayeli, ils s’étaient installés à Aguascalientes après le tremblement de terre de 85. Ils travaillaient alors pour l’INEGI (2). Les héros des histoires de Victoria avaient quelque chose de lui. C’est lui aussi, qui lui avait donné l’envie d’écrire.

Elle prit son café, ses œufs et ses céréales avec sa mère qui commençait à cuisiner. Le caméléon de José de Molina étalait ses couleurs dans toute la maison. Lorsque le vieux chanteur entonna la rencontre entre le Pape et le Christ, Victoria commença à chantonner. Nayeli rougit, se retourna et avec un grand sourire lui lança: « Surveille le mole vert pendant que je prie pour ton salut, maudite athée. » Elles rirent beaucoup. Le plaisir de Victoria résidait dans des yeux brillants et un sourire sur le visage de sa maman. Son portable sonna du Ska-P. « Ouais! J’suis crevé. Et toi? Ok, on s’retrouve là-bas. »


Tout au long de la nuit étaient passés les amis, des voisins, la famille. Les bougies coloraient la veillée funèbre de leurs tons feutrés. Les souvenirs s’invitèrent à la cérémonie. Chaque larme renfermait le sien. Tonatiuh y vit sa fille juste après sa naissance. Si petite. Si fragile. Puis elle avait grandi. Son développement physique et psychologique, les étapes de son apprentissage repassaient en boucle sur ses yeux vides. Victoria avait dû louper quelques cours et rebondissait de tafs en jobs pourris. Le père ne pouvait pas comprendre ce qui avait mené sa fille dans la zone. « J’ai toujours fait tout ce que j’ai pu pour elle… Alors pourquoi elle se prostituait ? » Et une fois de plus les larmes inondèrent son visage.

Ils n’avaient pas eu de quoi lui payer l’université. Elle dut se la payer elle-même. Jusqu’à il y a peu, elle travaillait dans une librairie, à une rue de la Carranza, de celles qui vendent des livres d’occase, des romans français, des philosophes allemands. Ce genre de locaux qui dans les souvenirs du jeune Tonatiuh fermaient tôt parce qu’ils n’avaient pas la lumière, mais qui avaient allumé en lui quelque étincelle. Il y emmenait Victoria depuis toute petite. La seule chose qui rendait le père qu’il était, pas peu fier de lui, était d’avoir transmis à sa fille l’amour des livres.

Quelques amies de Victoria passèrent, les yeux rougis comme les siens quand elle était défoncée, comme de petits feux sur son visage de sable. Il commença à pleuvoir. Fort. Elle avait tant aimé la pluie. Ils restèrent ainsi jusqu’au matin, accueillant les proches de leur fille. A deux heures, alors que Victoria gagnait sa place dans la nuit étoilée, ne restaient plus que quelques amis d’enfance. Des femmes d’âge mûr se présentèrent à la porte. Nayeli les reçut. Elles travaillaient dans la zone. Elles avaient connu Victoria là-bas. Une autre Victoria… plutôt sa propre défaite. Tonatiuh parla longuement avec elles. Il avait tellement de questions, tant de choses qu’il ne comprenait pas. Puis le téléphone. Encore une voix maquillée: « Sales putes! Crevez sales putes, chiennes de l’enfer! »


En arrivant à la UAA (3), Victoria tomba sur ce putain d’Gabriel, ange aux ailes de poudres. Il était si cool, maudit mec. Si cool qu’après quelques mois à la fac, il avait refermé sur elle les griffes d’une mauvaise fée, héroïne de cauchemar. Il lui avait ensuite proposé de mettre des petites annonces dans Le Soleil du centre (4). C’est ainsi que Victoria se brûla les ailes au contact d’un astre noir.

Depuis 2006 le Mexique était devenu fou. Aguascalientes aussi. La violence patrouillait dans les rues, percutante comme des balles dans un corps. Ce n’était toujours pas aussi grave qu’à Ciudad Juarez ; les jeunes profitaient encore de lieux mal famés. Il était encore anormal de lire dans la presse le nombre de morts que chaque nuit laisse. « Aguascalientes, terre des bonnes gens », dit le blason de la ville. « Ce n’est plus pareil maintenant avec tous ces chilangos (5). » disent les conneries du peuple. Pour les homos, les femmes, pour tous ceux qui ne correspondent pas au canon de la société, la peur a toujours été là. La peur du berger chez les moutons noirs. Mais Victoria n’écoutait ni le père, ni le chef.

Il y a quelques semaines elle avait laissé tomber la librairie. Elle gagnait plus dans la zone. Et puis elle avait ressenti ce besoin de continuer. Elle avait l’impression qu’elle ne pourrait s’engager en littérature sans se perdre dans les bas-fonds de la vie. Elle rêvait d’écrire des romans, aussi noirs que les eaux qui inondent ses veines, les fleuves de sa terre. Victoria vendait son vagin à des salauds comme Gabriel avait vendu son âme au diable. En sortant de son cours de français elle croisa quelques potes. Ils avaient de l’herbe et oublièrent bien vite leurs cours magistraux pour parcourir le terrain des idées sur des ailes lettrées. Le Gato López fit vibrer son téléphone. Elle raccrocha et son regard resta accroché à ses rêves. Ils allaient publier une de ses histoires.


Nayeli n’arrêtait pas de pleurer. Il y en aurait eu pour remplir mille ciels comme celui de sa terre. Elle était assise à même le sol dans la cuisine. L’appel suspendu à l’éternité. Ses grands yeux ouverts laissaient échapper toute l’horreur dont est capable le Mexique, ce pays sur le point de fêter le bicentenaire de son indépendance. Comme on dit en enfer : « Rien à fêter ! » Tonatiuh hurlait. Son cri (6) sera de vengeance ; de honte celui de sa femme.

« C’était la tante de la petite… de Maria, dit Nayeli, le frère de son père a appelé. Tu sais, celui qui vit au sud de la ville. Il y a eu une fusillade et… » Et une nouvelle fois ses pleurs tombèrent en perles au creux de ses mains. Quant aux larmes de Tonatiuh, elles couraient comme des fleuves sur une vie sèche. On venait de leur enlever le petit morceau de ciel bleu qu’il leur restait. La chair de leur chair. Le soleil venait de disparaître à tout jamais derrière la grisaille.

Puis les flics municipaux arrivèrent. Ils les emmenèrent jusqu’à la place Don Quichotte, chez le légiste. Ils firent leurs adieux à une dépouille. Les officiers n’eurent pas à demander, ils l’avaient identifiée. L’officier leur avait dit que Victoria était une pute. Qu’ils l’avaient trouvée avec deux autres filles, à une rue de la zone de tolérance (7). Qu’ils avaient arrêté quatre jeunes avec lesquels une patrouille avait eu maille à partir. « L’un d’eux est le fiancé d’une des meufs… enfin, fiancé, vous savez comment sont ces filles. » ria l’officier. Nayeli restait sans voix. Tonatiuh, lui, criait. Il n’arrivait pas à croire que sa fille était morte, ni qu’elle se prostituait. Il eut l’impression d’être heurté et traîné par un train qui fonçait droit dans le mur. Puis on leur demanda d’aller pleurer plus loin, dehors. La sonnerie du portable sous un ciel bleu-triste. Une cumbia sous la pluie. Encore un appel perdu.


Victoria arriva à la porte de la zone à 19h. Raymundo était assis, son ventre énorme tombait comme un masque. Il lui toucha le cul avec ses doigts boudinés. « Palpation de sécurité ma jolie. » Il éclata de rire. Il avait huit enfants et pas une thune. Le liquide servait à l’engraisser et engrosser sa femme. Il consigna son entrée dans la zone. « Le Zoo Narco, disait toujours Victoria, on est comme des animaux en cages, surveillées par le personnel des cartels. » Deux copines l’attendaient. Maria-Guadalupe et Chelsey. L’une comme l’autre aurait pu être sa mère. Elles avaient la quarantaine et des filles de son âge. Elles venaient d’autres états, Oaxaca et Chihuahua. Elles enchaînaient cinq nuits de travail ici et passaient le week-end en famille. Les salaires de ces mères faisaient vivre leurs familles et celles de leurs maris. Tous le savaient mais personne jamais ne le mentionnait. On ne parle pas de ces choses-là.

Deux mois plus tôt, elles avaient accueilli Victoria à son arrivée dans la zone. Elles lui avaient filé des préservatifs. MG lui avait raconté que lorsqu’elle était entrée dans la zone la concurrence était rude entre celles qui utilisaient les capotes et les autres. Les clients préféraient celles qui n’en utilisaient pas. Mais grâce au travail de quelques féministes, elles avaient réussi à réveiller des consciences essorées par une vie à faire le trottoir. La santé des putes s’améliora. « On doit faire des analyses régulièrement. Mais personne ne teste les clients. Si l’un d’eux te refile le Sida, tu perds ta place dans la zone. » Pour Lupita et Chelsey, la zone était tout. Elles y travaillaient et y habitaient. Elles ne connaissaient personne à l’extérieur à part Victoria, et leurs familles restées à des centaines de kilomètres.

Elles allèrent papoter dans leur bistrot habituel. Celui qui le tenait s’appelait Vincent. « L’aveuglecomme la justice » disait-il toujours. C’était le mec le plus con que Victoria ait jamais vu. L’un des plus violents aussi. Des narcos lui avaient confié la gestion de La chatte noire. Victoria n’avait jamais su distinguer les cartels, pour elle c’était tous les mêmes. Vincent avait un droit de cuissage et il en usait et en abusait aussi pour ses potes, gérants d’autres troquets, enseignes lumineuses d’obscurs patrons, marionnettes paradant au grand jour aux côtés des flics qui patrouillaient dans la zone. Une semaine après la descente des fédéraux, toutes les putes en parlaient encore. Elles avaient subi insultes, coups, vols et viols, et pas seulement de leurs droits de l’Homme. Elles allèrent ensuite vendre leur « corps d’œuvre ». Peu avant deux heures, Chelsey appela Victoria et Lupita. Son mac voulait la voir. Elle voulait qu’elles l’accompagnent. Elle avait peur. Dernier appel.


Il était 6h30. Tonatiuh écouta son message, celui de la nuit. Comme toujours quand il bossait, elle lui en avait laissé un sur son répondeur. Il essaya de l’appeler. Victoria ne répondit pas. C’était au tour du papa d’en laisser un à sa fille. « Elle doit être en train d’arriver à la fac », pensa-t-il. Fatigué après dix heures passées derrière le volant de son taxi, Tonatiuh ne voulait plus que dormir quelques heures. La veille, le patron lui avait demandé de lui rendre service. « Tu peux rouler deux heures de plus? Je viens d’envoyer Pedro se faire foutre et il me manque un chauffeur. Dieu te le remboursera. » « Ni Dieu ni ce putain de patron ne me rendront quoi que ce soit! Enfoirés! », avait-il pensé. Mais qui peut se permettre de refuser quelques heures de boulot en plus? Quelques jours auparavant, en huit heures il n’avait gagné que 15 pesos… « Merde, 15 pesos pour un jour de boulot! Vous vous rendez compte? C’est tout pour le patron ! » Avait-il commenté à son premier client le lendemain. Alors il continua. C’était son deuxième jour de travail de suite et il avait envie de voir sa femme et son bébé plus d’une demi-heure. Il disait encore son bébé, mais elle avait 20 ans. Elle étudiait la littérature à la fac. Tonatiuh n’avait jamais été à la fac… sauf pour les manifs en 68. C’était une autre époque et sa famille n’avait pu lui payer ses études. Il espérait que Victoria décroche son diplôme et peut-être pourrait-elle se sortir de toute cette merde qu’ils lui avaient offerte en la faisant naître à Aguascalientes, cette ville d’eaux. Eaux toujours moins chaudes et toujours plus troubles. L’eau de la douche était encore froide et le chauffe-eau refusait de s’allumer. « Dormir! Je verrai ça après. » Sa femme préparait les garnitures des tortas, des gorditas et rangeait le local où elle vendait films pirates, colliers et autres bijoux faits à la main… d’œuvre. Ring! Ring! « Allô. Oui c’est moi. »


« Putain, ça fait mal! Alors c’est comme ça qu’ça finit ? Tout a été si vite ! Tant de douleur et tant de haine. Rien de plus qu’une pincée de chance pour donner du goût à cette putain de vie! Et un petit morceau de métal pour la regretter. Les trois comme ça, abattues sur le trottoir comme des chiennes que l’on tire. Comment ils nous ont jeté d’la zone pour nous exécuter ! En nous tirant par les cheveux. A coups de pieds dans l’cul. En nous braquant avec les canons de leur virilité, gueulant, et nous pleurant et gémissant.”

Il avait tant manqué à Victoria… Elle aurait aimé vieillir, voir la vie avec un œil de vieille. Elle aurait aimé voir La vie, l’incarner, la nourrir de mille autres, de celles qui se lisent et s’écrivent dans les livres. Elle aimait les héroïnes. Elles l’avaient menée si haut, quand l’autre héroïne l’avait plongée dans de si bas quartiers… en zone de perdition.

Une légère bruine commença à tomber sur son corps, comme lorsqu’elle était petite et que sa maman la baignait délicatement. La pluie semblait chaude. Ou peut-être était-ce elle qui déjà était froide ? Le lever du jour était rouge. Quelque chose vibra… « Je ne peux pas vous répondre, laissez votre message après le bip sonore… Je suis morte ! »



1 : Université Nationale Autonome de Mexico

2 : Instituto Nacional de Estadistica Geografia e Informatica, sorte d’INSEE mexicain qui a déménagé de Mexico à Aguascalientes à la suite du tremblement de terre qui a touché Mexico en 1985

3 : Université Autonome d’Aguascalientes

4 : El sol del centro, quotidien d’Aguascalientes

5 : surnom péjoratif des habitants de la capitale, Mexico.

6 : El grito, le cri de l’indépendance marque les festivités de l’Indépendance. A l’origine il fut poussé par Hidalgo le 15 septembre 1810 et signe le début de la guerre d’Indépendance du pays.

7 : Pâté de maison ceint d’un mur où la prostitution est tolérée. L’entrée de la zone est interdite aux femmes autres que les prostituées.


La zone est la version française de ma nouvelle ZOoNArco écrite pour el invitad@ incomod@.

30/11/2010

ZOoNArco

El sol estaba fuerte y pegaba duro en las pocas personas presentes en el cementerio. No podía dejar de llorar Tonatiuh. Le habría gustado ver el cielo llover, pero no, el sol permanecía deslumbrador de prejuicios, como aquella gente que le insultaba maquillando sus voces, incapaz de entender el dolor que le tocaba. Para ellos todo estaba claro, limpio como el cielo y el Dios que lo llena. Las certezas de Tonatiuh estaban agrietándose. Su imagen del mundo se volvía confusa. Bien y mal se mezclaban. El cura estaba soltando sus tonterías y Tonatiuh tenía ganas de mandarlo al infierno, pero la tristeza y su esposa que lo agarraba de la mano, se lo impidieron.
No lo podía creer, era su hija, su niña que estaba encerrada en esa caja de madera. No dejaba de escuchar el último recado de su hija en el buzón de voz. No le importaban las injurias. Su hija era menos puta que cualquiera de estos políticos que venden el bien común para una victoria.
Temprano en la mañana habían llegado otra vez los policías. Dijeron a Tonatiuh que los chavos que habían detenido ya estaban afuera, libres. Afirmaron que Victoria, su hija, no trabajaba en la zona, que no estaba registrada, tampoco sus dos amigas. Le dijeron que ya se iba a cerrar el caso. Tonatiuh se dio cuenta que a nadie le importaba la muerte de tres “putas”. Agregaron que estuvieron en el lugar equivocado en el momento equivocado… ¿El México del 2010? –pensó.
Una vez que su hija fue incinerada, Tonatiuh, Nayeli y algunos amigos se fueron a tomar unas chelas en la noche. Regresando a la casa, en frente de la iglesia, unos tipos eructaban su odio hacia las putas. Atrapó Tonatiuh a unos de ellos. Lo agarró del cuello, era uno de estos jóvenes que no tienen más consciencia que la cruz que llevan. Lo azotó contra la pared. No pudo golpearlo. Lo dejó caer en el suelo en pedacitos de incertidumbre. Los rasgos de Nayeli, su esposa, lo endulzaron. Siempre tuvo ese efecto con él. La amaba. No habría sabido definir el amor, pero estaba seguro de que la amaba, que nunca fue más feliz que con ella. Y ahora no le quedaba más que Nayeli en su pobre vida.
Nunca fueron ricos. Es decir, nunca ganaron más que para sobrevivir. Se conocieron en el 68 y Tonatiuh se pasaba el tiempo cotorreando con amigos para sacar revistas poéticas. Nayeli formaba parte de un grupo que organizaba huelgas y marchas en la UNAM. Para ella Jesús había sido el primer comunista. Tonatiuh no creía… ni en Dios, ni en los antiguos dioses de México. Ella sí. No iba a misa, pero sabía de un Dios todopoderoso que un día u otro haría justicia. Se casaron varios años después. Estaba embarazada y no querían molestar más a su familia con una niña del pecado. A Tonatiuh le valía madre casarse, pero la quería feliz. Estuvo bellísima con su vestido de boda y su silueta de mujer embarazada. Ya para entonces habían tenido llamadas de injurias. ¡Ring! ¡Ring! “Puta! ¡Perra sin Dios!”



Eran las 2:30 y otra vez se acostó Victoria antes que su papi hubiera estacionado su taxi. Lo llamó pero no contestó. “Me voy a dormir ’pá. Ánimo que acabes pronto. Muuhaaa ” Tres horas después lo había escuchado llegar. Otra vez la regadera lo hizo gritar… Aguas frías. Se fue a dormir. A Victoria, nunca le había gustado levantarse temprano. Pero no había de otra. A las 7 se le hizo difícil ir a clases, pero le gustaba estudiar. A su papá también le agradaba verla con todos estos libros, leyendo poesía, novelas… A él también le gustaba leer antes, cuando tenía tiempo para esas cosas que llenan la cabeza sin llenar la panza. Es por él que le había dado ganas de leer. Pudo haber sido personaje de novela. Viajó hasta Alaska. Trabajó de todo: minero, mesero, obrero, marino... Como gato tuvo sus nueve vidas. Habían venido con Nayeli a Aguascalientes después del terremoto del 85. Trabajaban por el INEGI. Tenían algo de Tonatiuh los héroes de los cuentos de Victoria. Es por él que le había dado ganas de escribir.
Tomó Victoria su cafecito, sus huevos y el cereal con su mami que estaba empezando a cocinar. El Camaleón de José de Molina puso sus colores en toda la casa. Cuando entonó el encuentro entre el papa y el Cristo, empezó a cantar Victoria. Nayeli se puso roja, volteó y con sonrisa gigante le lanzó “Vigila el mole verde mientras voy a rezar por tu salvación, maldita atea.” Se rieron mucho. Lo que daba gusto a Victoria era ver a su mamá con ojos brillantes y sonrisa en la cara. Le tocó a su celular una cancioncita de Ska-P… “¡Bueno! Estoy como muerta, ¿y tú? Simón guey, nos vemos allá.”



A lo largo de la noche pasaron parientes, amigos, unos vecinos. Las velas entintaban el velatorio con sus matices suaves. Los recuerdos los invitaron a todos. Cada lágrima tenía el suyo. Tonatiuh vio a Victoria, recién nacida, tan chiquita, tan delicada, y luego, cómo había crecido. Repasaba su desarrollo, las etapas de su aprendizaje. Parece que faltó unas clases… lo que la llevó a unas chambas chatarras. El padre no lograba entender lo que había llevado a su hija a la zona. “Siempre hizo lo posible para ella… ¿Por qué tuvo que prostituirse?” Y lágrimas otra vez invadieron su cara.
No le pudieron pagar la Autónoma y tuvo que trabajar para ganársela. Hasta hacía dos meses trabajaba Victoria en una librería, a una cuadra de la Carranza, de las que venden libros usados, novelas francesas, filósofos alemanes. De estos locales que, en los recuerdos del pequeño Tonatiuh, cerraban temprano porque no tenían electricidad, pero que a él le habían prendido unas luces. Llevaba a las librerías a su hija desde chiquita. Lo único que le daba orgullo al papá era haber transmitido a su hija su amor a los libros.
Pasaron unas amigas de Victoria, ojos rojos como los suyos cuando andaba colgada: fogatas en su cara de arena. Se puso a llover. Fuerte. Le gustaba la lluvia. Se quedaron hasta la mañana acogiendo a los compañeros de su hija. A las dos, cuando Victoria estaba ganando su lugar en el cielo estrellado, no quedaban más que unos amigos de su infancia. Llegaron unas mujeres maduras. Nayeli fue a darles la bienvenida. Trabajaban en la zona. Habían conocido a Victoria… Otra Victoria… Más bien su propia derrota. Tonatiuh habló con ellas. Tenía tantas preguntas, tantas cosas sin entender. El teléfono. Otra vez voz maquillada: “¡Puta! Mueren putas, como perras del infierno.”




Llegando a la UAA Victoria se topó con el pinche Gabriel, ángel con alas de polvo. Él era tan chido, hombre maldito. Tan buena onda que después de unos meses en la universidad la encerró en las garras de la mala hada, heroína de pesadilla. Después le propuso anunciarse en el Sol. Así se quemó Victoria la vida con el astro negro.
Desde 2006 México se ha vuelto loco. Aguascalientes también. La violencia vigilaba las calles, pasando como balas a través de los cuerpos. No era tan pesado como en Ciudad Juárez, todavía los jóvenes disfrutaban los tugurios. Todavía era anormal leer el número de muertos que deja cada noche. Aguascalientes tierra de la buena gente, dice el escudo de la ciudad. “No es lo mismo ahora con todos estos chilangos”, dicen las babosadas del pueblo. Pero para los gays, para las mujeres, para los que no caben en este mundo hecho con el mismo patrón, el miedo es de siempre. Miedo dado por el pastor a las ovejas negras. Pero Victoria no escuchaba ni al padre ni al jefe.
Hacía unas semanas había dejado la librería. Ganaba más en la zona. Lo necesitaba para seguir. Tenía la impresión de que no iba a poder cumplir con su compromiso con la literatura sin perderse en las jeringas de la vida. Soñaba con escribir novelas, negras como las aguas que se clavaban, los ríos de su tierra. Victoria vendía su vagina a pendejos como Gabriel había vendido su alma al diablo. Saliendo de su clase de francés se topó con unos amigos. Llevaban mota y se olvidaron rápido de los cursos magistrales para recoger ideas con alas letradas. El Gato López hizo vibrar su celular. Colgó y se quedó colgada mirando sus sueños. Querían publicar una historia suya...




Nayeli no dejaba de llorar. Había para llenar de nubes miles de cielos como el de su tierra. Estaba sentada en el suelo de la cocina. La llamada suspendida hasta la eternidad. Sus ojos grandes, abiertos, dejaban escapar todo el horror de aquel México, país que estaba para festejar el bicentenario de su independencia. Como se dice desde el infierno: ¡nada que celebrar! Tonatiuh aullaba. Su grito será venganza, vergüenza el de su esposa.
“Era la tía de la chiquita… de María”, dijo Nayeli, “la llamó el hermano de su padre. ¿Sabes?, el que vive por el sur. Hubo una balacera…” Y en sus manos otra vez los llantos cayeron como perlas. En cuanto a las lágrimas de Tonatiuh corrían como ríos en una vida seca. Les habían quitado el pedacito de cielo azul que les quedaba. Hija de su vida. Y por encima de los nubarrones se escapó el sol para siempre.
Luego, timbraron los de la municipal. Les llevaron hasta el Quijote, al forense. Tuvieron que despedirse de los despojos. No hubo necesidad de preguntarles, ya la habían identificado. Les dijeron que era puta. Que la encontraron con dos más, a una cuadra de la zona de tolerancia. Que detuvieron a cuatro chicos, con quienes se enfrentó una patrulla. “Uno es novio de una de las chavas… bueno, novio, saben cómo son estas morras.”, se burlaba el oficial. Nayeli se quedaba muda. Tonatiuh gritaba. ¡No podía creer que su hija murió, y tan poco que era prostituta! Se le hizo como si un tren le había atropellado y le había arrastrado antes de estrellar. Luego les pidieron que fueran a llorar afuera. El tono del celular bajo un cielo azul triste. Una cumbia bajo el agua. Otra llamada perdida.




Llegó Victoria a la puerta de la zona a las 7 p.m. Raymundo estaba sentado, su barriga enorme cayendo como máscara. Le tocó el trasero con sus dedos embutidos. “Tengo que revisarte mi chula.” Rió a carcajadas. Tenía 8 hijos y nada de lana. El efectivo era para su panza preñada y la de su esposa. Registró su entrada en la zona “¡El ZOo NArco!, decía siempre Victoria, “somos como animales en jaulas, guardadas por empleados de los narcos.”
La esperaban dos amigas, María Guadalupe y Chelsey. Cualquiera de las dos hubiera podido ser su mamá. Tenían unos cuarenta e hijas de su edad. Venían de otros estados, Oaxaca y Chihuahua. Trabajaban cinco noches y se pasaban el fin de semana con sus familias. El sueldo de estas mamás sostenía a sus familias y a las de sus esposos. Todos sabían, pero jamás lo mencionaban. De estas cosas no se habla.
Dos meses antes habían acogido a Victoria mientras llegaba a la zona. Le dieron condones. MG le contó que cuando entró en la zona había competencia entre las que usaban condones y las que no. Los clientes preferían a las que no los utilizaban, pero con el trabajo de unas feministas lograron despertar la conciencia que queda en una vida haciendo la calle. La salud de las putas mejoró. “Seguido tenemos que cumplir con análisis. Pero nadie investiga a los clientes. Si uno te contagia el VIH, pierdes tu lugar en la zona.” La zona era todo para Lupita y Chelsey. Vivian y trabajaban allá. No conocían a nadie afuera, menos a Victoria y a sus familiares a cientos de kilómetros.
Fueron a cotorrear al bar de siempre. El que lo dirigía se llamaba Vicente, “El Ciego… ¡como la justicia!” decía siempre. Era de los hombres más estúpidos que había conocido Victoria. También uno de los más violentos. Unos narcos le habían dado el mando del “Gata Negra”. Nunca supo distinguir las pandillas, para Victoria todas eran iguales. Vicente tenía derecho de pernada, y lo usaba y abusaba, hasta para unos de sus amigos, regentes de otros antros, letreros iletrados de otros carteles. Amigos que al día siguiente eran sus enemigos de siempre. Los dueños ocultos hacían alarde de estos gerentes que desfilaban con la policía a la luz del día.
Casi una semana después, todavía hablaban todas del operativo de los federales. Sufrieron insultos, golpes, robos, violaciones y no sólo de los derechos humanos. Luego fueron a vender sus “cuerpos de obra”. A media noche Chelsey echó un grito a Victoria y Lupita. Su dueño de amor quería verla… Quería que la acompañaran porque tenía miedo. Última llamada.




Eran las 7:30 de la mañana. Tonatiuh escuchó su mensaje de voz, el de la noche. Como cada vez que chambeaba, su hija le había dejado un recado en el buzón. Trató de llamarla. No le contestó. Le tocaba al papá dejarle uno a su hija. Victoria estaría para llegar a la UAA.
Cansado después de más de 10 horas manejando su taxi, Tonatiuh no quería más que dormirse un par de horas. El día anterior, el patrón le había pedido un favor… “¿Puedes manejar dos horas más? Acabo de mandar a Pedro a la chingada y me falta un chofer. ¡Dios te lo pagará!” “No me pagarán nada ni Dios ni el pinche jefe… ¡pendejos!” habia pensado Tonatiuh. Pero, ¿quién se puede dar el lujo de rechazar unas horas más de trabajo? Unos días antes, con ocho horas manejando se había quedado con 15 pesitos… “¡Que no chinguen!, ¡15 pesos en un día! Todo pa’ el patrón!” había contado a su primer cliente al día siguiente.
Entonces tuvo que seguir. Era su segundo día de chamba casi sin descansar y tenía ganas de ver a su esposa y a su niña más que media hora. Todavía decía niña, pero tenía 20. Estudiaba literatura en la UAA. Tonatiuh nunca fue a la universidad… menos para unas marchas en el 68. Era otra época, y su familia no tenía para mandarle a estudiar. Esperaba que Victoria lograra su diploma y a lo mejor pudiera salirse de toda esa mierda que le habían ofrecido al hacerla nacer aquí, en Aguas. Aguas que son cada día menos calientes y cada vez más sucias. El agua de la regadera otra vez era fría y no quería prender el boiler. “¡Dormir! Esto ya lo repararé luego.”
Su esposa estaba en su local, cocinando los guisados de tortas, gorditas y arreglando las películas piratas, los collares y otras joyas hechas a mano… ¡Ring! ¡Ring! “¡Bueno! Sí, soy yo.”




“Chingao, me duele. ¿Así pasó todo? ¡Fue tan rápido! Tanto dolor y tanto odio. ¡Nada más que un pellizco de suerte pa’ dar gusto a esa puta vida! Y un pedacito de metal pa’ añorarla. Las tres así, en la calle, balaceadas como perras, fulanas con quien se revuelcan. ¿Como nos echaron pa’ fuera de la zona para ejecutarnos. Tirándonos del cabello. Pateándonos las nalgas. Encañonándonos con virilidad, vociferando y, nosotras llorando, sollozando?”
Le habría faltado tanto a Victoria… Le hubiera gustado envejecer, ver cómo se ve la vida desde el ojo de una vieja. Le hubiera gustado ver cómo se ve la vida, encarnarla, nutrirla con mil otras, de las que se leen y escriben en cuentos. Le encantaban las heroínas. La llevaron tan alto, como otra heroína la sumergió en los barrios bajos de la ciudad… en zonas tan perdidas.
Chispearon gotas en su cuerpo como cuando de chiquita su mamá la bañaba cuidosamente. Parece caliente la lluvia. O quizás sea ella la que está fría.
El amanecer era muy rojo, como el de la película. Algo vibra. “No les puedo contestar. Deja tu recado… ¡Estoy muerta ya!”


Texto escrito por el Invitad@ incomod@ y publicado el 29 de noviembre del 2010.

14/09/2010

Me duele mi país


Me duele Francia. Mi país sufrió el nazismo y el régimen de Vichy, lo quemaron con bombas y políticas xenófobas. Pero en Francia, setenta años después de la colaboración con la “bestia inmunda”, como lo dijo Bertolt Brecht, su vientre es aún fértil…

Como las luces del siglo XVIII pusieron el esclavismo y la colonización bajo la sombra del mismo siglo, en Francia muy seguido se piensa el régimen de Vichy como una locura entre paréntesis en la historia de una vieja democracia. Pero tal idea es tan absurda como la de presentar a Francia como vencedor de la segunda guerra mundial. De manera muy extraña, son quienes defienden la continuidad de la nación francesa los que tratan de evacuar las responsabilidades del país en los años más terribles de la historia de Europa. Esta visión está compartida entre derecha e izquierda, como un tipo de consenso nacional. Los de derecha ven a Francia en la llamada de Londres y en una lucha en contra de la ocupación alemana. Los de izquierda ven a Francia en los maquis de la resistencia al nazismo. Obviamente la diferencia no era tan fuerte cuando se trataba de vencer al enemigo común. Después de la guerra, el general De Gaulle incorporó a comunistas en su gobierno. Desde luego y aunque siempre defendiendo los valores de las élites, la derecha francesa ha tenido una mirada social al dirigir el país y una cultura laica; era heredera de De Gaulle y del consenso nacido de la guerra. Esa derecha era mayoritaria hasta la llegada de Sarkozy en los papeles claves del partido de Chirac (el ex -presidente entre 1995 y 2007) y luego de la república. Con Sarkozy es toda una generación la que tomó el poder; una generación que no tiene las mismas referencias que las de Chirac y otros derechistas que hoy critican a las medidas del gobierno. Sarkozy es jefe de una pandilla que no tiene ninguna cultura, ni histórica, ni literaria, pero que frecuenta a las estrellas de la tele y del cine. Como lo dijeron unos columnistas después de su elección, Sarkozy tiene odio por la inteligencia. Tiene odio por Francia que cultiva su jardín en lugar de sus apariencias. Hoy el país de las luces no es nada más que un agujero negro, el fantasma de una estrella… un brillo que refleja su muerte en los ojos de los que la ven desde lejos. Las únicas luces que prende el gobierno actual son las llamas del odio, del racismo y de la xenofobia.

El presidente de Francia, Nicolas Sarkozy, es ejemplo perfecto de la hermandad de pensamiento que une fascismo y conservadurismo. Aunque muchos lo presentan como liberal, durante su asunción política el presidente de Francia demostró un conservadurismo maquillado de “bling-bling”. Este lujo exhibido como prueba del éxito social le hace pasar por el más moderno… o sea, el más estadounidense de los presidentes de la vieja democracia francesa. Si los primeros años de su reinado las condiciones económicas le permitieron mantener un equilibrio entre su lado “liberal” (es él que rechazó la doble pena que conocían los delincuentes extranjeros, es decir cárcel y luego expulsión) y su lado conservador (una defensa firme de las valores burgueses del Estado) ya aparecía su odió al socialismo o a lo que se puede llamar valores de izquierda: libertad, igualdad, solidaridad.
Desde antes de su llegada a la presidencia (fue secretario de seguridad pública y luego de hacienda) el discurso de Sarkozy ha tenido acentos de regímenes más autoritarios… Nunca dejó de repetir que Francia no había nacido con la revolución de 1789 y que las raíces del país nacen en la época de los reyes de derecho divino y católicos… todo con lo que el país revolucionario quiso acabar al cortar la cabeza de Luís XVI. Este odio a los valores revolucionarios se materializa en su denuncia del 68 o de las leyes sociales votadas después de la segunda guerra mundial. Como muchos derechistas, Sarkozy no soportó el cambio de valores que culminó en Francia en el año 1968. Pero él no tiene miedo a gritarlo. Como en otros países, en 68 los estudiantes franceses dieron un golpe fuerte en contra de un mundo anestesiado por el conservadurismo y refrigerado por la guerra entre los dos bloques de aquella época, el capitalismo privado y él de estado. ¡Cuántas veces dijo Sarkozy que la culpa la tienen los hijos del 68!… si los jóvenes son delincuentes es culpa de una educación demasiado permisiva. Si unos patrones no respetan más a los valores de caballerosidad es culpa del cambio de paradigma engendrado por el feminismo, el comunismo o el anarquismo de los movimientos sociales del 68.

Al llegar a la presidencia de la república francesa, Sarkozy empezó una obra destructiva de las estructuras sociales tejidas al salir de la segunda guerra mundial por el Conseil National de la Résistance (Consejo Nacional de la Resistencia), la parte izquierda de la resistencia a la ocupación alemana. Muchos de los derechos laborales y sociales que tienen los trabajadores en Francia vienen de estos resistentes al nazismo que vieron en la derrota del “Reich” de Hitler la oportunidad para imponer a la burguesía colaboracionista unas leyes socialistas. Los resistentes de derecha tenían respeto por los del CNR y odio por la burguesía que colaboró con los nazis… asi que no se opusieron a las propuestas comunistas. Pero hoy, el consenso nacido al salir de la guerra no vale más que promesas de campaña para un presidente que no se reconoce en la herencia de los “Gaullistas”.

Sarkozy fue elegido gracias a los que votan de costumbre por la ultra-derecha partidista (el Frente Nacional). Por el hecho de que Jean-Marie Le Pen (presidente del FN) alcanzó la segunda vuelta de las elecciones presidenciales del 2002 en Francia, Sarkozy construyó su victoria en 2007 con un discurso basado en los valores de la ultra-derecha. Una vez que logró la presidencia, dejó rápidamente sus promesas más xenofóbicas para exponer su lado dorado, el liberal, para construirse una imagen al nivel internacional. Pero con la crisis económica y su caída en las estadísticas de popularidad, el presidente volvió a un discurso más duro en contra de la delincuencia. Como lo hizo desde su llegada a la secretaría de seguridad pública, a veces Sarkozy ha aguijoneado la bestia que todavía duerme en el vientre del pueblo francés. Pero hasta este verano, sólo pocas veces sus invectivas fueron más allá de las de la derecha firme, para llegar hasta una nueva xenofobia institucionalizada. Aunque al final del año pasado, el gobierno dio a la parte más racista de los franceses la oportunidad de vomitar su odio a la diferencia, organizando un debate nacional para definir a la identidad francesa… identidad que ellos definen obviamente como blanca y católica. Aunque la policía republicana buscaba los indocumentados hasta en las escuelas de sus hijos. Aunque ministros y portavoces del partido mayoritario (UMP) multiplicaron las estigmatizaciones de los “franceses de raíces extranjeras”, usando prejuicios que bajan el nivel de la inteligencia. Aunque por primera vez un ministro fue condenado por insulto público de carácter racista (el señor Hortefeux), a pesar de todos estos “aunques” (y de otros muchos) Sarkozy y su pandilla no habían tratado de grabar su visión racista de la sociedad en las leyes.

Este verano, después de largos meses de una crisis económica que pesa tanto en los bolsillos de los franceses como en el nivel de popularidad del presidente, Eric Woerth, ministro del trabajo, fue involucrado en un escándalo de intimidad económica con la señora Bettencourt, no la de Colombia sino la dueña de L’Oréal, la mujer más rica de Francia. En un momento en que muchos franceses estaban para olvidar sus vacaciones por las malas condiciones económicas, descubrieron que la señora, que tiene como asesora jurídica a la esposa del mismo ministro, tiene una parte de su fortuna en Suiza, libre de todo impuesto. Según algunos periódicos la señora Bettencourt financió la campaña de Sarkozy… y algunas otras campañas políticas. Es que Sarkozy encabeza también una oligarquía económica que de costumbre prefiere quedarse en la sombra.
En las últimas elecciones regionales en Francia se notó la bajada del partido presidencial y el regreso del Frente Nacional. Muchos electores se decepcionaron del “Sarkozismo” porque no se reconocen en su postura aristocrática. Para recuperar las ovejas escapadas del campo supuestamente democrático hacia el terreno de la bestia, que encarna, solo, Jean-Marie Le Pen, Sarkozy tuvo que rehacer lo que había hecho con éxito durante la campaña presidencial: radicalizar su discurso. Para desarrollar su plan, Sarkozy tenía que dar otros huesos que roer a la bestia ¡huesos de chivos expiatorios obviamente! Y mediatizó entonces dos sucesos. Como muy seguido, noticias locales se volvieron comportamiento generalizado a una u otra comunidad. Empezó a asustar otra vez a los franceses con los musulmanes que “roban los subsidios familiares de los “verdaderos franceses”, y que tienen no se sabe cuántas mujeres” según las viejas leyendas. Luego siguieron los roms y los gitanos (aunque estas dos comunidades no tienen nada en común),”ladrones que roban pollos y niños que mendigan” como lo gritan los prejuicios más comunes en el pueblo. “¿Cómo esa gente que no tiene casa propia, que no trabaja, puede tener carros tan potentes? Y son peligrosos, fíjense. Después de la muerte de uno de ellos por parte de policías, una comunidad nómada saqueó un puesto de policía”, dice la voz del pueblo o más bien la voz de su amo por los canales de televisión. Si el saqueo se puede condenar como acto violento, la generalización de un problema local hacia un nivel nacional se llama discriminación. Aunque muchos gitanos son franceses, Sarkozy propuso restablecer un tipo de “visa” que los nómadas tendrán que presentar a las autoridades al llegar a una ciudad. Medida que el presidente sacó de los libros de historia, en las páginas más oscuras del régimen de Vichy y de las políticas segregacionistas, al nivel europeo, de los años 1910-1930. Los roms, sedentarios en su mayoría, son también ciudadanos de la Unión Europea. Falta poco para que beneficien la entrada de Rumania y Bulgaria en el espacio de Shengen, es decir que no habrá más fronteras desde Francia hasta estos países del centro de Europa. Francia no tendrá más derecho a expulsar ciudadanos europeos que tienen derecho a vivir y trabajar en cualquier país de la Unión. Toda la mediatización de las expulsiones hacia Rumania y de los desmantelamientos de campamentos ilegales en Francia procede de la única estrategia que tiene Sarkozy… fanfarronería.

Con una estrategia similar, Sarkozy mantiene viva la marginalización de los musulmanes de Francia. Usando la revuelta de unos jóvenes pobres de Grenoble, y el pueblo sabe que “jóvenes pobres” es sinónimo de “delincuentes musulmanes”, Sarkozy está mezclando todos los miedos hacia una cultura desconocida: la de la supuesta violencia de estos jóvenes de raíces africanas hasta el caso particular de un hombre, musulmán, polígamo y violento, o de las burkas de unos cientos de mujeres en Francia. El portavoz del UMP, el partido mayoritario, expresó lo que hasta la fecha solo decía la voz de la ultraderecha: existe una relación de causa y efecto entre delincuencia e inmigrantes. Inmigrantes que no pueden integrar los valores de una Francia fantaseada católica. Pero aun más allá a la derecha, el presidente Sarkozy durante un discurso en Grenoble al final del mes de julio, anunció medidas en contra de los delincuentes “de raíces extranjeras”. Se trata de quitarles la nacionalidad francesa. Aun más discriminatorio, a los jóvenes nacidos en Francia de padres extranjeros que esperan su mayoría para tener la nacionalidad francesa, les piden que prueben que no son delincuentes. Con estas medidas se trata de grabar en las leyes la desigualdad entre francés por raíces y francés de otros orígenes… es decir dejar la igualdad entre ciudadanos. Para completar su dispositivo mediático se publicó en el periódico Le Figaro, que pertenece a un miembro del partido de Sarkozy, una encuesta que da el visto bueno a las medidas del presidente. Aunque unos días después otra investigación publicada en otro periódico dio a conocer resultados opuestos. Como siempre en política, lo que importa son las primeras palabras, aunque sean mentiras, porque las que siguen, pueden ser verdad, siempre llegarán tarde. Pero Sarkozy olvida que los que votan para la ultra-derecha si odian a los extranjeros tienen tanto odio para los vínculos entre poder político y económico. A ver si la xenofobia logra hacer olvidar los escándalos financieros que ensucian aún más el vestido de “Marianne”, icono de la república francesa.

El Times de Nueva York ha apuntado la paradoja de una política discriminatoria iniciada por un presidente que tiene una esposa italiana de nacimiento y un papá de Hungría. Además, y quizá más gracioso, como lo reveló el periódico francés “Le Monde”, el apellido “Sarkozy” es muy común en Bulgaria y Rumania… ¡en las comunidades rom! Jajaja… El discurso de Sarkozy huele tan feo como el aliento inmundo de la bestia que hasta la ONU, la UE y el Vaticano se conmovieron y regañaron a Francia. Pero el gobierno francés no entiende y se molesta pretextando ser el país de los derechos humanos y de la trilogía republicana: Libertad, igualdad, fraternidad.

Confunde eslóganes y valores, forma y fondo. La pandilla de Sarkozy no tiene más que las apariencias, pero cuando se apagan las luces, en la sombra despierta la bestia y al dividir para reinar nada asegura que Sarkozy seguirá como amo de la bestia y que no se volverá su esclavo. No queda más que esperar que en el neo-obscurantismo que se vive hoy en Francia se prenden luces; las que alejan a la ignorancia, las que sacan al desconocido de la sombra de los reflectores del show-business.

Stéphane Ripoche



Article publié sur le blog politique d'Aguascalientes EL invitad@ incomod@ le vendredi 10 septembre 2010

26/08/2010

Les cons sacrés de l'Eglise mexicaine

En ce mois d'août 2010, la Cour Suprême de Justice du Mexique a déclaré l'adoption par des couples homosexuels constitutionnel. Mais dans un pays si catholique les réactions ont été violentes... Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez accusa les membres de la cour d'avoir été acheté par le maire de Mexico, Marcelo Ebrard (PRD). Accusation qui le mèneront vraisemblablement devant la justice puisque le successeur de AMLO à la mairie du Defectuoso (petit nom donné au DF, Distrito Federal) a porté plainte.
Quelques jours plus tard Iñiguez est venu à Aguascalientes. Il fut accueilli par des militants homosexuels et laïcs. Une fois de plus le cardinal a vomi sa haine, qu'il ose certainement appelé "amour du prochain", traitant les militants présents de "Pd" (maricones)... entre autres mots du vocabulaires christique.
La hiérarchie du Cardinal, l'Eglise mexicaine elle-même avait donné le ton quelques jours auparavant, désignant le responsable de tous les maux du Mexique, et ils sont nombreux (narcos, misère, violences, etc): Le Diable!!! Mais certainement serait-il préférable de chercher le responsable de la bêtise de ces propos: Dieu!
Pourtant aujourd'hui au Mexique l'adoption par des homos est possible. Le mariage est légal dans la capitale et doit être reconnu par les Etats, même si ces derniers ne l'ont pas légalisé... Une avancée qu'on aimerait bien voir au Pays des droits de l'Homme...

Ci-dessous le texte de Juan-Pablo de Ávila, publié le 20 août dernier dans Pagina24 et sur le blog politique d'Aguas, http://elinvitadoincomodo.blogspot.com/:


Dios:

Para Sandoval Íñiguez y mi gran amiga Chuy Tinoco.

En mí, Dios es un añorozo huizache.
Dios y yo somos el fermento agudo de la evolución.
Todo está en movimiento en mí, en él.
Estallo y un sol renace, incrustado en mi ácido nucleico.
Mi primo cercano, el pajarillo, aturde el silencio.
El cactus y los nopales presienten mis dedos y mis brazos.

Dios es la reacción química que genera las palabras.
DIOS es ATEO: Dios no cree en Dios.
Dios enciende la mecha de la palabra Hereje.
Dios lee la revista Selecciones cuando defeca.
Abrazados, San Juan de la Cruz y dios
deambulan por las calles
en busca del Bar Gay más cercano.

Mi mamá dice
que el que no conoce a Dios a cualquier pendejo se le hinca,
y no es por rezongarle, ya que mi madre es,
pero el que no conoce la evolución
a cualquier ícono se le hinca.
Y el que no comprende el marxismo
a cualquier burgués seudo representante de Dios
se le arrodilla.

Dios: M-16 apuntándote a los ojos,
sotana volando papalote.
Montaña el mármol de tu lengua.
Dios: Propiedad Privada.
DIOS S.A. DE C.V.
Usufructo exclusivo del Vaticano.
Supremo Sacerdote.
Dios: punto variable en la Bolsa de Valores.
Mausoleo de pregones.
Millones de estampitas vendidas.
Dios: Best-Seller antropófago.
Arrogante Basílica.
Catedral valuada en madonas de subasta.
Vidriosos preceptos de excomunión.
Dios: Amante secreto de Juana de Azbaje:
“Dioses necios que acusáis a los humanos sin razón”

Pobre dios lleno de vertederos.
Amargos el perdón y las Aves Marías.
Susurros acres que flotan en el tiempo:
Tachas al pasado. Engendro con silla bendita.
Biblia de los colgados,
a garrote vil y las incendiadas brujas,
herejes con capirote y cruz en amarillo.
Dios: tanto crimen a tu espalda.
Beata fea.
Feos y feas de pensamiento
poco deductivos.

Dios, bajó de su burro y subió a su Rolls Royce.
Dios: movimiento de ideas:
Dios: pasto para la guerra:
Dios: fuete a lomo del asno que mueve la noria:
Dios: Platón: esclavismo: denuedo a la poesía:
Dios: nulidad femenina:
Dios: Codo rugoso acodado en la mesa:
Egolatría suprema de la humanidad.
Dios: Sacerdote pederasta.
.
Dios: pobre huérfano desmadrado.
Dios: raya en el cerebro,
cesto colmado de bosquejos.
Dios: contenedor de basura tóxica,
justificación de tanto decapitado.
Dios: escusado de todo lo que no comprendemos.
Dios: masturbación de conceptos
Dios: Patrón de los esclavos.

Dios, según Nietzche: -versión Mambo-

“Si dios no hubiera muerto
otro gallo nos cantara”

DIOS: Alcancía de estampidas:
Tarjeta de crédito para llegar a su imagen y semejanza.
Dios: Gerente General del CIELO.
Dios: Señor feudal abusando de sus siervos,
culpable de todo este zafarrancho:
Platón: mundo de ideas perdidas en una cueva.
Dios: Percepción inmensa que nos destroza,
Conciencia que observa con luz a vuelo
de millones de años que pasan.
Dios: Hernán Cortés fornicando con la Malinche.
TRINIDAD BÉLICA
Los Israelitas pelean por Jehová
Los Musulmanes hacen la guerra Santa por Alá
Los norteamericanos pelean con la bendición de Dios-Cristo
Este Dios que supuestamente es el mismo
porque no pelea consigo mismo en el cielo
y deja en paz a los hombres y mujeres de buena voluntad.
Dios: Misil volando, bomba atómica saliendo del Enola Gay.

Dios: conciencia que observa con luz a vuelo: artrópodos-bacterias peces y anfibios
Big-bang y ADN dinosaurios y mamíferos
movimiento del universo millones de años que pasan corren luz cúmulo de vientos
selvas desiertos
aridez
inviernos.
La vista no alcanza taponeo en la estrechez
de las manos entrelazadas ...
y tomándole el brazo a Heráclito nos lanzamos a la terracería recogiendo piedras
guardándolas en nuestro morral para luego ir con platón
y lanzárselas,
llenándole la cabeza de materialidad:
¡Platón odiado por mi beso
repudiado por su desprecio a la poesía!
Idealistas desposeídos del calor mediodía.
Idealista estaca venas.
Idealistas: escalera que come en su paso.
Dionisio: único par.
Se mira la cara el ojo
avellana que no tiene corazón.

A Dios arrojarle los trozos de asfalto.
A Dios el universo insondable
roca frente herida
conciencia virginal. Noche cueva envuelta en lodo.
Dios: conciencia confundida.
LA CONCIENCIA CUANDO CONSCIENTEMENTE SE SIENTE VIVA SE CREE DIOS PUES NO PUEDE CONCIENCIAR SU ASOMBRO DE SER MATERIA PENSANTE EN MOVIMIENTO PERPETUO
DIOS: Éxtasis del pensamiento enajenado sobre sí
Dios: Puerta Fácil cual el suicidio.
Dios: máximo general de todos los ejércitos.
Dios: neurona embriagada.
DIOS: Concepto hecho a imagen y semejanza de las clases injustas aristócratas conquistadoras patriarcales burguesas.
DIOS: Concepto hecho a imagen y semejanza de los hombres -Ya hablaremos cuando DIOS sea una india lesbiana-

DIOS: Concepto cancerígeno que se aferra a no morir
DIOS: Patriarcado decrépito
DIOS: Negación de la realidad
DIOS: Nuestro alter ego
DIOS: Nuestra pretendida perfección
a la que nunca llegaremos
DIOS: Nuestro miedo a la mortalidad
DIOS: nuestra miseria de eternidad.

NO CONCIBO* Tiempos modernos* No concibo* Los taxis espaciales* La web y el sexo virtual* No concibo* La evolución de las especies* Encuentro con el genoma humano* No concibo* Sartre y el Ser y la Nada* culmen de la filosofía* No concibo* Sociología de la miseria* biología en dualidad* El materialismo histórico* La bomba atómica* MC * No concibo* No concibo UN DIOS*
Conste que esto pretende ser poesía* Lo irracional* Grito del espíritu* Expresión del Alma* y No concibo* Muerte de la Teología* El concepto de Dios no depende del análisis, la crítica y el debate* El concepto de Dios es una imposición* No Concibo* No concibo la imposición* La fe es una droga que se sigue ciegamente* No concibo* Si la mayoría tiene fe: Entonces Dios existe* Dios es un concepto democrático* Si creen entonces es* No concibo* Si la sociedad se educa científicamente Dios desaparecería* ¿Dios es acientífico?* Dios no cree en el avance de la ciencia* No concibo*¿ Dios también creó la ciencia que lo destruye?* No concibo*