Miguel de Cervantes Saavedra
09/10/2012
La chambre de Schrödinger
24/09/2012
La Haute-Vienne à l'ère biométrique
Le 3 septembre, la Haute-Vienne était le premier département à mettre en œuvre l'enregistrement sur une puce électronique, des empreintes digitales des étrangers demandant un titre de séjour.
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01/02/2012
ACTA, on n'en veut pas!
Pour aller plus loin, je vous conseille le démontage des mensonges de la Commission Européenne sur ACTA par la Quadrature du Net, ainsi que sa page sur ce qu'on peut faire pour empêcher la ratification par le Parlement Européen. La Quadrature a également publié un dossier complet sur ACTA.
Le site AVAAZ a lancé une pétition contre ACTA, c'est ici.
Vous pouvez aussi écrire à votre représentant en passant par la page Stop ACTA.
Vous pouvez suivre les débats, les infos sur Twitter: #ACTA
Informez-vous! Informez autour de vous!
02/01/2012
Satellite pirate
L'article trouvé sur le blog segu-info, qui l'a lui-même repris du CSO Espagne, site d'information pour responsable de la sécurité, évoque les craintes d'attaques rendues plus dangereuses par la possibilité de ces accès réseau sans contrôle. Mais ce découpage du réseau en applis, le contrôle croissant du réseau par les législations répressives des états ne constituent-ils pas une attaque massive contre une partie non rentable, une partie libre et collaborative du réseau? N'est-il pas temps que la résistance s'organise? Si comme les zapatistes nous pensons que dans le monde à construire doivent cohabiter toutes les visions du monde, alors il est urgent de lier cette offensive contre l'internet libre à toutes les vagues de régression sociale qui submergent les cinq continents... une vague sur laquelle nous aurions tout intérêt à apprendre à surfer si nous ne voulons pas nous réveiller un matin avec pour tout horizon une fenêtre ouverte sur un panneau de pub et des postes frontières à chaque nœuds de communication.
J'ai trouvé cet article sur le tweet de AnonIberoamerica
En voici une traduction personnelle. Vous trouverez la version espagnole plus bas. Bonne lecture
Le CCC se propose de lancer des satellites pour créer un réseau sans censure
Le projet est connu sous le nom de Red Global Hackerspace et a comme objectif le lancement dans l'espace de satellites libres de contrôle et de la possible censure d'organisations mondiales. Il s'agit d'un projet ayant commencé il y a plusieurs mois et qui a été présenté officiellement lors du Chaos Communication Congress de Berlin, l'une des rencontres de hackers les plus fameuses du monde.
Durant l’événement, l'approbation de la loi SOPA aux États-Unis fut l'un des thèmes les plus débattus. Les hackers ont réaffirmé leur totale opposition à ce contrôle du réseau. Ce qui pour certains est un outil de protection des droits de propriété, est pour d'autres un moyen de censure et de répression des droits des internautes.
Afin de lutter contre ce contrôle du réseau et pouvoir réaliser leurs activités librement, les hackers ont proposé de créer son propre réseau de satellites dans l'espace. S'ils parviennent à envoyer dans l'espace les satellites, les hackers compteront sur l'actuel défaut de législation en vigueur pouvant interdire leur utilisation. Le résultat en serait la constitution d'un réseau de connexion libre de tout type de contrôle, au sein duquel les hackers pourront réaliser leurs activités sans que n'existe aucun agent de supervision des activités.
Selon la BBC, les hackers ont déjà mené des expériences de lancement de satellites, avec des moyens réduits n'ayant abouti à aucun succè tangible. L'objectif des hackers à l'origine du projet du Chaos Communication Congress a été de mobiliser la communauté et tenter de trouver des financements. L'argent et les connaissances techniques sont les principaux problèmes de l'initiative, au demeurant ambitieuse, a également émis la possibilité dans le future, d'ici 23 ans, d'envoyer un homme dans l'espace.
Les implications d'un succès du projet seraient que les hackers posséderaient un réseau d'accès à Internet sans contrôle. D'un côté ce réseau serait libre et personne ne pourrait le censurer, mais le revers de la médaille est que le manque de contrôle pourrait favoriser le lancement d'attaques plus dangereuses et sophistiquées que celles d'aujourd'hui. Pour le moment les hackers continuent à chercher des financements et l'appui logistique nécessaire à la réalisation du projet, mais il semble que le futur du réseau et sa sécurité se jouera dans l'espace.
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Y, para los que leen en espanol, la version de Segu-info :
CCC proponen lanzar satélites para crear una red sin censura
El grupo de hackers Chaos Communication Club (CCC) está realizando un proyecto con el que esperan conseguir fondos para enviar un satélite al espacio desde el que poder operar sin control ni censura para realizar sus actividades. Los hackers aseguran que es una forma de evitar las medidas de control y censura que hay en Internet.
El proyecto se identifica como Red Global Hackerspace y tiene como objetivo el lanzamiento al espacio de satélites que libres del control y la posible censura de ningún órgano mundial. Se trata de un proyecto con meses de desarrollo, pero que ha sido presentado de forma oficial en el Chaos Communication Congress de Berlín, uno de los encuentros de hackers más conocidos en todo el mundo.
Durante el evento, la aprobación de la regulación SOPA en Estados Unidos ha sido una de las cuestiones más debatidas. Los hackers se han mostrado totalmente en contra de esa regulación de la Red. Lo que para algunos es una herramienta para la protección de los derechos de propiedad, para otros es una forma de censura y represión de los derechos de los internautas.
Para luchar contra ese control de la Red y poder realizar sus actividades libremente, los hackers han propuesto crear su propia red de satélites espaciales. En caso de conseguir enviar al espacio los satélites, los hackers cuentan con que actualmente no hay una legislación vigente que pudiese impedir su utilización. El resultado sería una red de conexión sin ningún tipo de control, en el que los hackers podrían realizar sus actividades sin que haya agentes de supervisión de las actividades.
Según la BBC, los hackers ya han realizado experimentos para el envío de satélites, utilizando medios discretos que no han conseguido un éxito concreto. El objetivo de los hackers que han planteado el proyecto en el Chaos Communication Congress ha sido el de movilizar a la comunidad e intentar encontrar financiación. El dinero y los conocimientos técnicos son los principales problemas de la iniciativa, que siendo ambiciosa, también plantea la posibilidad en el futuro, en unos 23 años, de mandar a un hombre al espacio.
Las implicaciones del éxito del proyecto son que los hackers conseguirían una red de acceso a Internet sin control. Por una parte, esa red sería libre y nadie podría censurarla, pero en el lado negativo, la falta de control podría propiciar el lanzamiento de ataques más peligrosos y sofisticados de los que hay actualmente. Por el momento los hackers continúan buscando financiación y apoyo logístico para hacer realidad el proyecto, pero parece que el futuro de la red y su seguridad pasará por el espacio.
Fuente: CSO Spain
Leer mas : Segu-Info: CCC proponen lanzar satélites para crear una red sin censura http://blog.segu-info.com.ar/2012/01/ccc-proponen-lanzar-satelites-para.html#ixzz1iKldLJwB
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23/09/2011
Des neutrinos se font le mur de la lumière...
*: La constante lumineuse restera désormais là, dans votre cervelle
Toute la physique moderne pourrait être à revoir
Suite à la découverte des chercheurs du CNRS qui pourrait remettre en cause la théorie de la relativité, la communauté scientifique s'interroge.
Et pourtant, si les mesures de Dario Autiero et de ses collègues du CNRS à Lyon se confirment, «cela remet en question toute la relativité restreinte d'Einstein, découverte en 1905, et qui a pourtant été depuis vérifiée par de très nombreux tests», résume Thibault Damour, physicien spécialiste de la relativité à l'Ihes. Le Français attend de voir la suite et rappelle qu'il a vu dans sa carrière «un certain nombre d'annonces qui se sont révélées fausses».
John Ellis, l'un des plus réputés théoriciens au Cern, à Genève, estime lui aussi que la découverte est tellement fracassante qu'il faut attendre qu'elle soit confirmée par un groupe concurrent avant de chercher à modifier les équations d'Einstein et de remettre toute la physique moderne à plat.
Les meilleurs candidats pour vérifier le résultat sont les chercheurs américains de l'expérience Minos, qui détecte elle aussi des neutrinos émis à quelques centaines de kilomètres de distance par l'accélérateur du Fermilab. En 2007, ces Américains avaient d'ailleurs mesuré que les neutrinos arrivaient avec 120 nanosecondes d'avance sur la lumière, mais leur marge d'erreur était si importante qu'ils n'avaient rien pu affirmer sur la vitesse des neutrinos. D'ici à deux ans, leurs prochaines mesures devraient permettre de confirmer ou d'infirmer le travail de l'équipe du CNRS de Lyon fait avec l'expérience Opera en Italie.
«J'essaie depuis quelques jours de réfléchir à des effets ou à des biais qui pourraient expliquer autrement les résultats d'Opera, sans avoir à revoir la règle de base de la relativité, qui veut que l'information ne peut pas se propager à la vitesse de la lumière», avoue, très intrigué, Pierre Binetruy, directeur du laboratoire AstroParticules et Cosmologie à l'université Denis-Diderot à Paris. Mais je reconnais que ça a l'air extrêmement difficile à expliquer autrement qu'en modifiant la relativité.»
Des conséquences cruciales
L'enjeu est considérable pour l'ensemble de la physique moderne, car le fait que la vitesse de la lumière soit une limite infranchissable est un paramètre qui a des conséquences cruciales pour expliquer des domaines qui vont de la formation de l'Univers lors du big bang jusqu'au comportement de la matière à des échelles infiniment petites.John Ellis estime que, même si les neutrinos peuvent dépasser la vitesse de la lumière, «cela ne veut pas forcément dire qu'Einstein a eu tort, prévient-il. Je prends l'exemple de la théorie de la gravitation de Newton, qui marche très bien dans de très nombreux cas, mais qui doit être modifiée par la théorie d'Einstein dans des circonstances exotiques. Il faudra peut-être aussi modifier les prédictions d'Einstein dans des conditions extrêmes.»
Le physicien britannique explique également qu'un travail important va devoir aussi être fait pour vérifier si la théorie d'Einstein exclut aussi fermement que ce que l'on pensait les vitesses superluminiques. Certaines théories physiques dites «exotiques» font d'ailleurs appel à des particules plus rapides que la lumière, des tachyons, qui contournent l'«interdit» d'Einstein en ayant une masse non nulle, mais dite «imaginaire».
17/09/2011
Devenons Anonymes!
31/08/2011
Quel genre de sexe leur faut-il?
Genre, sexe, orientation sexuelle, les députés UMP confondent tout
Quatre-vingts parlementaires, dont les fondateurs de la Droite populaire, ont demandéle 30 août 2011 au ministre de l'Education nationale le retrait de manuels scolaires accréditant l'idée que l'identité sexuelle est autant le fruit de l'environnement socioculturel que de la biologie. Cette demande fait suite à plusieurs interpellationsdu ministre sur cette question au mois de juillet dernier.
Les députés se targuent d'être du côté de la science
Ces parlementaires dénoncent l'idée de genre comme construction sociale de l'identité de sexe. Pour eux, cette identité est inscrite dans la nature, et plus précisément dans les organes génitaux. Simone de Beauvoir disait : « On ne nait pas femme, on le devient. » Ces parlementaires pensent que l'on ne devient pas femme, on nait femme. Idem pour les hommes.
Autrement dit, l'identité de sexe est tout entière contenue dans le biologique.
Les députés se targuent d'être du côté de la science, a contrario de ce qu'ils appellent la « théorie du genre sexuel », rejetée comme « théorie philosophique et sociologique ».
A croire, d'une part, qu'il n'y aurait de rationnel que du scientifique, au sens des sciences de la nature, et d'autre part, que le « scientifique » ne pourrait pas être habité par des présupposés philosophiques, et même idéologiques.
Pourtant, réduire l'identité de sexe à sa dimension biologique n'a rien de scientifique au sens où le présupposent ces députés, c'est-à-dire d'attesté et d'irréfutable, mais est au contraire, sinon philosophique (la démarche philosophique a ses réquisits auxquels ne répondent pas ces députés), du moins idéologique.
Glissement de l'identité sexuelle à l'orientation sexuelle
L'utilisation de l'adjectif « sexuel » est source de confusion lorsque l'on parle de l'identité. Il réfère en effet à la sexualité. Or, par « identité sexuelle » est en fait entendue l'identité sexuée, c'est-à-dire, a minima, le fait de se reconnaître ou d'être reconnu comme homme ou femme en raison de son sexe anatomique. Nous nous situons donc dans un registre en-deçà de la sexualité.
Or, les députés opèrent le glissement d'un registre à l'autre, en affirmant que selon la « théorie du genre sexuel » :
« Les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels. »
Mais la question du genre est d'abord et avant tout une question de construction sociale des identités en raison du sexe, non celle de l'orientation sexuelle. Cette confusion est patente lorsque, aux côtés des orientations sexuelles que sont l'homosexualité, l'hétérosexualité et la bisexualité, est ajoutée la transsexualité.
Qu'est-ce donc que l'orientation transsexuelle ? Rien, car cela n'existe pas. Un transsexuel est une personne qui estime être au fond d'elle un homme alors qu'elle est anatomiquement une femme, ou une femme alors qu'elle est anatomiquement un homme. A partir de là, un transsexuel peut être homosexuel, hétérosexuel ou bisexuel.
Naturalisme biologique contre culturalisme
Cette confusion est entretenue par les mouvements LGBT, qui associent les homosexuel(le)s et les bisexuel(le)s au transsexuel(le)s, soit des personnes revendiquant le droit de cité à leur orientation sexuelle à des personnes dont la problématique est l'identité sexuée.
Transsexué conviendrait d'ailleurs mieux que transsexuel. Mais cette confusion relève d'une idéologie inverse à celle du naturalisme biologique : le culturalisme, dans le sens où tout est culturel, entendons fabriqué, ce en quoi l'on peut, par intervention chirurgicale, pratiquer une réassignation du sexe.
C'est alors la notion de genre qui se trouve étendue à la dimension biologique, cette dernière étant ainsi débiologisée.
Les limites du culturel dans l'identité sexuée
L'idéologie de la nature a beau jeu de pointer les absurdités du culturalisme ainsi entendu. Et de fait, même après une intervention chirurgicale, rien n'a changé sur ce qui avait fait la première assignation de sexe : la combinaison chromosomique. Et le changement organique de sexe n'est pas le passage d'un vrai organe à un autre vrai organe, fonctionnel. On ne pose pas de vagin ni d'utérus à un homme, ni de pénis à une femme.
Il y a donc bien une réalité naturelle indépassable qui fait limite (dont l'ultime est la mort), une assignation chromosomique sexuée à partir de laquelle on dit de telle personne qu'elle est un homme, et de telle autre qu'elle est une femme. On peut plus certainement changer de genre (transgenderisme) que de sexe.
La construction des notions de féminin et masculin
Pourtant, il y a bien une construction sociale de la sexuation, que l'on appelle le genre. Celle-ci se retrouve dans les représentations que l'on se fait de ce qu'est un homme et de ce qu'est une femme, et auxquelles chacun, selon son sexe organique, est conditionné à répondre.
Par exemple, une femme est douce, sensible, superficielle, passive, alors qu'un homme est rude, rationnel, profond, actif. C'est ainsi que l'on construit les notions de féminin et de masculin, dont on voit qu'elles assignent, cette fois, non pas un sexe biologique, mais un rôle social en vertu du sexe biologique.
Dénoncer cette construction des rôles ne peut aller jusqu'à l'absurdité de nier la réalité biologique. Il s'agit seulement de dénoncer que la réalité biologique, la différence organique des sexes, servent à justifier la domination d'un sexe sur l'autre. Ce qui peut être visé est donc la représentation sociale que l'on se fait de la sexuation organique, non la sexuation dans son organicité elle-même.
Un naturalisme rétrograde répandu : Mars et Vénus
Pour finir, je voudrais attirer l'attention sur le fait que le naturalisme, facile à critiquer lorsqu'il émane de députés à l'esprit étriqué, est largement répandu dans les représentations que l'on se fait sur les hommes et les femmes. L'approche de John Gray et de son prisme « Mars et vénus » en relève, et connaît un franc succès.
Les théories qui prétendent expliquer nos comportements amoureux et sexuels par nos ancêtres de la préhistoire, les autres espèces animales (qui ne se comportent pourtant pas toutes de la même manière), les phéromones ou les gènes qui auraient un plan d'action, également. A voir la paille, même caricaturale, dans l'œil de l'autre, on ignore la poutre dans le sien…
14/06/2011
L'informatique libre


09/04/2011
Urbanisme
A quoi ressembleront les villes de demain?
Des villes rêvées, ou cauchemardées. Des villes vertes, durables, productrices d'énergie, entièrement automatisées, à la pointe de la technologie, des cités aquatiques pour réfugiés climatiques posées au milieu de l'océan, etc. A quoi ressembleront les villes de demain? Tour d'horizon des concepts les plus audacieux, les plus fous, voire parfois un tantinet mégalos, à l'occasion de l'exposition «La ville fertile» de la cité de l'architecture, jusqu'au 23 juillet 2011.
01/04/2011
Livre.2
Vous pouvez aussi consulter le blog de Lionel Maurel, S.I.Lex, conservateur des bibliothèques à la BNF qui dans son dernier post explique ce qu'il aurait voulu ajouté lors de l'émission.
Enfin, et même si on sort du sujet, je vous recommande l'article de Xavier de la Porte sur sa lecture d'un article paru de l'hebdo américain The Nation qui traite des portables et de la redéfinition de l'image de soi qu'implique nos outils électroniques.
Bonne lecture
26/03/2011
La nuit noire

Voilà une carte de la Terre la nuit trouvée sur le site du Figaro, une image qui montre que Paris n'est pas la seule ville-lumière.
Ce soir, entre 20h30 et 21h30 nous sommes appelés à manifester notre volonté de lutter contre le réchauffement climatique - et j'ajouterais le gaspillage énergétique - en éteignant nos lumières.
En plus on change d'heure, raison de plus pour faire de cette nuit, une nuit noire... ou blanche.
25/03/2011
Sciences sans poésie...
Voilà un article lu sur le site du Monde... moi j'aime bien ce genre de sujets. Pour aller plus loin, visitez la page wikipedia sur le sujet, vous en apprendrez plus sur Lakoff, mais aussi les rapports qu'entretiennent les métaphores avec la littérature évidemment, mais aussi la neurologie, la psychologie et donc les sciences cognitives. L'art est une autre méthode de connaître le monde... la science un autre regard sur le monde.
Comment les métaphores programment notre esprit
LEMONDE.FR | 25.03.11Rémi Sussan

Encore un coup dur porté à l’idée de l’homme “animal rationnel” et une brique de plus à l’édifice de l’économie comportementale. Notre vision du monde – et par conséquent nos décisions – seraient en grande partie modelées par notre système de métaphores, lesquelles n’appartiennent décidément pas qu’aux poètes. C’est ce qui ressort de l’expérience menée par Paul Thibodeau et Lera Boroditsky, à l’université de Stanford, relatée par un article de Discover magazine.
Ces deux chercheurs ont proposé à leurs sujets deux rapports sur le crime dans la ville d’Addison, chacun des cobayes n’en lisant bien sûr qu’un seul. Dans le premier texte, le crime était décrit comme une bête sauvage, un dangereux prédateur. Résultat, 75 % des lecteurs de ce rapport ont préconisé des mesures punitives, comme la construction de nouvelles prisons, par exemple. Seulement 25 % ont suggéré la mise en œuvre de mesures économiques, sociales, éducatives ou sanitaires.
L'ILLUSION DE L'OBJECTIVITÉ
La seconde version reprenait exactement les mêmes éléments que la première, statistiques comprises. A ceci près que le crime y était montré comme un virus infectant la ville et contaminant son environnement. Cette fois, les lecteurs n’étaient plus que 56 % à se prononcer pour le renforcement des sanctions et des moyens d’action de la police ; 44 % d’entre eux suggéraient des réformes sociales.
En bref, lorsque la criminalité est considérée comme une "maladie", on est plus disposé à chercher à "soigner" plutôt qu’à "combattre" et "punir".
Interrogés sur leurs choix, seulement 3 % des sujets semblent avoir eu conscience de l’influence de la rhétorique sur leurs recommandations. La plupart étaient persuadés que ces dernières étaient dictées par les statistiques du rapport. En clair, ils se croyaient "objectifs".
Poursuivant plus avant leurs expériences, les chercheurs ont également pu faire d’autres observations intéressantes. Ainsi, inutile de “filer la métaphore” en poursuivant la comparaison de manière trop pesante. Mentionner une seule fois la notion de “bête sauvage” ou de “virus” sans insister plus avant suffit à modifier les résultats. En revanche, placer la métaphore à la fin du rapport, et donc ne pas la laisser imprégner le contexte, tend à annuler son effet.
Évidemment, il faut aussi prendre en compte les opinions préétablies des sujets. On sait qu’aux Etats-Unis les Républicains sont plus prompts à réclamer des sanctions plus sévères, tandis que les Démocrates sont plus favorables aux mesures sociales ou que les femmes sont en général plus compatissantes que les hommes. Mais, surprise encore, les différences d’opinions générées par ces critères ne semblent jouer que dans 9 % des cas, alors que les métaphores seraient responsables de 18 à 22 % de l’élaboration des opinions.
Dans ces travaux, les chercheurs se sont probablement inspirés des travaux de George Lakoff (dont ils citent d’ailleurs les textes dès l’introduction de leur article). Selon ce linguiste cognitif, l’ensemble de la pensée est basé sur la métaphore. Lakoff est devenu pendant un temps le “gourou” des Démocrates. Dans son livre Don’t think of an elephant (Ne pensez pas à un éléphant, cet animal étant le symbole du parti Républicain) il a conseillé à ces derniers de mettre au point un système cohérent de métaphores, art dans lequel, selon lui, les Républicains excellent, au lieu de se contenter de “listes de blanchisserie”, c’est-à-dire de séries de mesures individuellement attractives, mais sans assise métaphorique, sans storytelling, pour employer un mot à la mode.
DE L’IMPORTANCE DU "STORYTELLING"
Il cite ainsi un questionnaire datant de l’époque où Arnold Schwarzenegger s’opposait à Gray Davis pour le poste de gouverneur de Californie. La plupart du temps les personnes interrogées marquaient leur préférence pour les mesures annoncées par le candidat Démocrate. Mais lorsqu’on leur demandait finalement pour qui ils allaient voter, bien trop souvent, et en contradiction avec leurs propres réponses, il répondaient : “Arnold Schwarzenegger”.
Pour Lakoff, toute notre pensée est basée sur des métaphores, y compris pour ses formes les plus abstraites, comme les mathématiques. Ed Yong, l’auteur de l’article de Discover va lui aussi dans le sens de Lakoff, en mentionnant le rôle important de la métaphore en science, ne manquant pas de signaler par exemple le fait bien connu qu’une comparaison trop simple entre le cerveau et l’ordinateur peut bloquer la réflexion. Yong mentionne également un travail universitaire (.pdf) qui montre comment le fait d’envisager les réseaux électriques comme des systèmes de plomberie ou des foules en mouvement peut influencer la compréhension d’étudiants en ingénierie.
Le dernier élément intéressant de cette étude ne porte pas sur son contenu, mais sur sa forme. En effet, si certaines expériences ont été menées de manière “classique” sur des étudiants, d’autres ont fait appel à des sujets recrutés via le service du “turc mécanique” d’Amazon. Il s’agit donc d’une étude en psychologie en partie “crowdsourcée”. Mais savoir si de telles méthodes révolutionneront les recherches psychologiques ou seront critiquées pour leur manque de fiabilité… c’est une autre question.
17/03/2011
Toucher au cœur
La catastrophe qui touche la Japon a remis la question du nucléaire au cœur des préoccupations des citoyens des pays qui produisent leur électricité (en partie) grâce à l'énergie atomique.
Pour commencer je vous propose cette courte interview, trouvé sur le site de sciences et avenir, de Lionel de Ruta, qui travaille au SAMU de Marseille sur la gestion des risques liés, entre autres, à la radioactivité.
Le site de France-info consacre une page utile au vocabulaire du nucléaire, pour comprendre tous ces mots qui ont envahit notre quotidien depuis quelques jours: millisieverts, fissions, fusion et autres confinement.
Rue89 également se lance dans les explications sur le nucléaire, avec un article qui répond aux questions que vous n'osez pas trop vous poser. Les débats qui commentent sont parfois aussi intéressants que l'article lui-même, ce qui valide la formule du journalisme à trois voix - journaliste, spécialiste, lecteur - de la Rue.
Si vous souhaitez aussi mieux appréhender l'énergie atomique afin de ne pas vous laisser dicter votre opinion par les discours lénifiants deSarkozy ou d'Areva (voir la vidéo) et l'excellence de la filière française ou par les "Cassandre" écologistes qui ne présentent souvent que les risques sans expliquer la nature physique du phénomène atomique, je vous conseille le dossier consacré au sujet par le site futura-sciences.
Enfin, à titre d'exemple, je poste ici la vidéo de présentation du réacteur EPR, fleuron de l'industrie nucléaire française dirait-on dans les ministères, ainsi que le lien vers la page consacrée aux risques du réseau Sortir du nucléaire. Enfin, vous trouverez en cliquant sur le drapeau "nucléarisé" de Japon qui ouvre ce post, le dossier noir de l'EPR de Sortir du nucléaire, dans lequel ils démontent l'argument sécurité de l'industrie nucléaire française sur le réacteur de 3e génération.
Il y aurait sans doutes encore bien des choses à dire sur la filière nucléaire, entre l'exploitation d'Uranium (d'ailleurs pourquoi dit-on que le nucléaire permet à la France une autonomie énergétique alors que l'Uranium provient d'autres pays?), les déchets, etc... En cherchant sur les pages citées ici vous trouverez certainement des pistes pour comprendre les enjeux. Alors, soyons vigilants et ne prenons pas pour argent comptant les discours des autres, même lorsqu'ils défendent un point de vue que nous partageons.
Courage au peuple du Japon.
Les Français devraient être mieux sensibilisés
Quelles sont les priorités des secours en cas d’accident nucléaire ? Les français sont-ils préparés à faire face à une catastrophe de l’ampleur de celle du Japon ? Les réponses de Lionel de Ruta, formateur relais risques NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique) au Samu de Marseille.
Quelle est la priorité des secours en cas de contamination radioactive ?
La priorité va à la chaine de décontamination, c’est le préalable à tout traitement. Nous disposons de dispositifs portables conçus pour traiter les personnes valides mais aussi les blessés allongés. La procédure est simple mais elle doit être rigoureuse : chaque victime doit être lavée minutieusement durant 20 minutes. Les secouristes qui effectuent ce geste sont équipés de tenues de protection dites NRBC. Elles ne sont pas un rempart contre les radiations mais elles sont équipées de filtres qui bloquent les particules et poussières radioactives.
Une fois cette décontamination effectuée y-a-t-il d’autres procédures particulières ?
Non, les victimes intègrent ensuite une chaîne de secours classique. Après décontamination, il n’y a pas de risques particuliers. Un irradié n’est pas plus irradiant qu’un brûlé ne brûle. Les victimes sont donc traitées en fonction de leur état de santé. Généralement, elles ne présentent d’ailleurs pas de symptômes particuliers. En cas de forte irradiation, les premiers signes sont souvent des nausées et des vomissements ou carrément des brulures. Ce que l’on craint le plus ce sont les éléments radioactifs qui sont ingérés ou inhalés puisqu’ils vont continuer à irradier, le temps de leur transit, l’organisme.
Les secours au Japon ont-ils adoptés la même stratégie de réaction ?
Oui, ce que l’on voit à travers les images indique qu’il y a une zone de contamination qui a été délimitée et que les gens qui viennent de cette zone sont contrôlés. Il est important de conserver ce contrôle de la population éventuellement contaminée. Ces personnes pourraient en effet à leur tour contaminer d’autres lieux ou d’autres individus si elles ne sont pas prises en charge.
Une autre grande crainte est l’arrivée directe de victimes irradiées à l’hôpital qui viendraient donc déposer des éléments radioactifs dans les locaux. En prévision d’un tel évènement, toutes les urgences des hôpitaux de Marseille sont par exemple équipées de SAS de décontamination prêts à être dressés.
Propos recueillis par Joël IgnasseSciences et Avenir.fr
16/03/11
La vidéo d'Areva:
13/03/2011
Au clair de la lune
05/11/2010
Littérature augmentée
Voici deux exemples de littérature augmentée. Pour l'instant il faut encore passer par un visionnage au moyen d'un écran afin de mixer réel et virtuel en temps réel... mais peut-être un jour, comme dans ma fiction Comme un chien dans un jeu de puces, le mixage se fera directement grâce à une puce implantée et à des lentilles de vision augmentée.
Dr Jekyll et Mr Hyde:
Deux étudiants de HGK Basel, ont réalisé pour leur thèse de fin d'année ce livre intitulé « Dr Jekyll et Mr Hyde » mêlant 2D et 3D.
Le monde des montagnes:









