"La plume est la langue de la pensée"
Miguel de Cervantes Saavedra

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22/05/2012

N'oublions pas Amesys!






Anonymous Tunisie rappelle dans son vidéo-tract posté le 20 mai qu'Amesys, qui a fourni au régime de Kadhafi les moyens de mener sa sanglante répression en facilitant l’espionnage à l'échelle du pays des opposants, a également vendu sa technologie à la Tunisie. Selon les Anon, le système de surveillance mis en place par Amesys serait donc toujours actif.


Hier, 21 mai, la FIDH et la LDH se réjouissaient que la justice se saisisse enfin du dossier Amesys. La plainte avait été déposée en octobre dernier pour "complicité d'actes de torture" en Libye. Les ONG s'étaient étonnées de la lenteur de la justice dans cette affaire, comme le rappelait L'express le 15 mars dernier.
"Il s’agit d’une affaire doublement emblématique : d’une part, parce qu’elle met en cause une entreprise ayant conclu un accord commercial avec un régime dictatorial, lui donnant ainsi les moyens de renforcer sa répression à l’encontre de la population ; d’autre part, parce qu’elle contribuera à faire la lumière sur les crimes graves perpétrés sous le régime de Khadafi", a déclaré Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Rappelons que cette vente d'arme de surveillance massive est l'un des fil qui dépasse du sac de nœuds des relations entre le régime de Kadhafi et l'ex président - et bientôt simple justiciable - Sarkozy. En effet, le contrat passé entre Amesys, filière de Bull, et la Libye est à replacer dans le contexte de soupçons sur un possible financement de la campagne présidentielle victorieuse de Sarkozy par le régime libyen. On retrouve d'ailleurs parmi les personnages ayant un lien avec la vente du système Eagle par Amesys, l'homme d'affaire sulfureux Takieddine, dans le rôle de l'indispensable intermédiaire.

Amesys se défend de toute complicité de torture en arguant d'un rapprochement diplomatique avec Kadhafi à l'époque de la signature du contrat. Comme si le principe même de la surveillance de la population entière d'un pays ne serait choquante que si le régime en question était dictatorial... ce qui semble justifier aux yeux des dirigeants d'Amesys - et de ses concurrents - la vente à un pays fréquentable.
La vidéo des Anonymous tunisiens donne un autre sens à cette histoire. Il ne s'agit pas seulement de faire la lumière sur les événements libyens mais aussi de prévenir de futures répétitions de cette tragique histoire. La Tunisie, le Maroc et d'autres états - plus ou moins autoritaires - figurent dans la liste de clients d'Amesys.
Si en effet cette technologie est susceptible d'être utilisée à des fins de répression à grande échelle, il serait peut-être temps de s'interroger sur le contrôle des ventes de ce genre de technologies. C'est d'ailleurs ce qu'à fait le Parlement Européen en avril par la voix de son rapporteur de la commission des droits de l’homme, Richard Howitt : “Une course est lancée entre ceux qui exploitent les nouveaux médias à des fins de libération et ceux qui cherchent à les utiliser pour la répression. Je n’ai pas peur de dire que Vodafone doit tirer les enseignements d’avoir cédé aux instructions de Moubarak”. Le contrôle de la vente de ce qui pourrait être considéré comme "arme" se retrouve alors propulsé dans le champ politique. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Mais revenons un instant au paradigme de nos vendeurs de surveillance, à savoir que leur technologie ne serait néfaste que sous un régime dictatorial. Ce qui voudrait dire que nos régimes dits démocratiques devraient pouvoir se doter d'une technologie dont l'une des caractéristique est la surveillance de l'ensemble des communications transitant sur Internet ou sur les réseaux téléphoniques d'un pays. Bien sûr la lutte contre le terrorisme et la cyberpédophilie est mis en avant afin de justifier la surveillance des réseaux de communications. Mais pourquoi ce besoin d'une technologie capable de fliquer toute la population?
L'argument de défense d'une dérive dictatoriale porte en elle-même sa propre contradiction, puisqu'une telle dérive est souvent le résultat d'une situation de troubles sociaux. Si on ne pouvait prévoir la dérive sanguinaire de Kadhafi - ce pourquoi il faut tout de même être capable d'une bonne dose de cynisme connaissant l'histoire du général – il faut alors admettre que les dirigeants d'Amesys sont incapables de prévoir une quelconque dérive dictatoriale de l'un de leurs clients.
La conclusion logique est donc qu'il faut imposer un contrôle démocratique sur la vente de ces technologies. Mais poussons la réflexion un peu plus loin. Revenons un instant à la dérive dictatoriale, ce paravent de vendeurs d'armes. S'il y a dérive c'est que la situation postérieure ne relevait pas de la dictature. On peut donc supposer qu'il s'agissait d'un système plus ou moins démocratique auquel il serait "légale" de vendre une technologie de surveillance potentiellement généralisée. La dérive dictatoriale peut résulter d'une évolution autoritaire du régime en place ou de la prise de pouvoir par une fraction totalitaire. Les deux étant souvent le signe d'une tension sociale forte. Or la crise que traverse actuellement le système capitaliste globalisé s'accompagne de l'émergence de mouvements de révolte un peu partout sur la planète. Les mouvements Anonymous, Occupy, les indignés, les révoltés de Grèce ou du printemps arabe démontrent que les peuples sont toujours capable de s'élever contre des gouvernements qui violeraient leurs droits.
Le Québec est depuis plusieurs mois secoué par des manifestations étudiantes. Le gouvernement vient de sortir une loi restreignant gravement les droits de contester et manifester. Alors posons la question aux décideurs – dirigeants d'Amesys ou responsables politiques - serait-il aujourd'hui concevable de vendre ce genre de technologie au Canada? Si il n'était pas possible d'imaginer que Kadhafi puisse utiliser la technologie d'Amesys à des fins autres que la noble lutte contre le terrorisme, il est tout aussi in-envisageable de penser qu'un pays comme le canada puisse dans le cadre d'une lutte pour le maintien de l'ordre avoir recours à une surveillance généralisé de sa population.
 En Europe aussi la surveillance des populations par les moyens de communication se pose et va se poser de plus en plus. L’Italie est secoué par des mouvements contre les impôts et par des actes "terroristes anarchistes". Déjà le gouvernement a rendu possible le déploiement de l'armée à des fins de maintient de l'ordre. Un peu partout la crise du système capitaliste fait émerger des foyers de révolte. Un peu partout l'extrême droite et sa vision autoritaire de la société gagne du terrain. L'arrivée au gouvernement de partis xénophobes, réactionnaire ou sécuritaires se pose avec persistance. Bien sûre loin de moi l'idée de mettre sur un même plan le fichage – même à l'échelle d'une population entière – et des cas de torture tels qu'avérés en Libye. Mais tout de même, et sans aller jusqu'à la dérive totalitaire, le principe d'une surveillance généralisée pose question, et avec plus d'acuité dans le contexte actuel.

Plus qu'un contrôle des ventes de technologies capables d'une surveillance à grande échelle, c'est une interdiction qui doit être imposée. Après tout, certains type d'armes ou de munitions sont prohibées. Bien évidemment ça n'empêchera pas l'utilisation de ces technologies, mais au moins seront-elles illégales. La lutte contre le terrorisme ou la cyberpédophilie ne peut justifier une surveillance généralisée qui serait pour un régime dictatorial une arme de lutte contre ses opposants. En laissant entre les mains de gouvernements de telles armes, nous renonçons de fait au droits qu'a le peuple et chaque portion du peuple à se soulever contre un gouvernement qui violerait ses droits... un gouvernement en pleine dérive totalitaire.




Ni vente libre, ni contrôle, interdisons les systèmes de surveillance massive!

Article 35 de la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793:
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoir."

 Paul Moreira a consacré un documentaire, Traqués, à Amesys en Libye qui a été diffusé sur Canal+ en mars dernier.
Pour en savoir plus sur l'affaire Amesys, je vous recommande les articles qu'ont consacré au sujet les sites reflets.info, Owni.fr. Je vous conseille également la lecture de Au pays de Candy de Jean-Marc Manach. Jetez également un œil aux billets du blog de Sersnow.

More Informations

Blue Cabinet is a working project to document vendors and manufacturers of surveillance equipment that are used in dictatorships and democracies around the internets like Amesys and Bull.

06/05/2012

Global Action Day






Communiqué de presse Anonymous. « Global Action Day » le 12 mai.
Anonymous et le Mouvement Occupy poursuivent leurs actions communes avec la journée « Global Action Day » le 12 mai. Cette action s’inscrit dans le cadre plus large de l’opération mondiale « REvolution2.0 » qui a débuté le 21 avril 2012.
  • Citoyens du monde libre,
  • Nous sommes Anonymous,
  • Nous sommes les 99%,
  • Nous sommes les Indignés.
Nous sommes les mères, les pères, les enfants d’un pays qui ne les écoute plus, d’un monde qui ne les porte plus. D’un monde qui s’acharne a vouloir nous faire taire, et qui tente de nous séparer pour mieux régner. Nous sommes cette conscience collective mondiale, qui chaque jour prend de l’ampleur.
Citoyens du monde, nous n’acceptons pas le monde dans lequel nous vivons. Citoyens du monde, rassemblons nous le 12 mai pour montrer notre détermination et notre force. Pour montrer l’unité du peuple, des 99%.
  • Nous sommes Anonymous,
  • Nous sommes les 99%,
  • Nous sommes unis.
Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous sommes Légion ! @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous sommes les 99% @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Vous pensez être libre ? @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : ils ne peuvent pas arrêter une idée ! @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous devons agir ! @AnonymousPresse

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Affiche (Format A4) Anonymous : Nous devons agir ! @AnonymousPresse
Nous devons nous unir et agir pour défendre nos libertés,...
Document PDF (.pdf) - 6.4 Mo - 03/05/12. Télécharger

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Affiche (Format A4) Anonymous : ils ne peuvent pas arrêter une idée ! @AnonymousPresse
Nous existons dans les rues de Tokyo. Sur les hauteurs de New York. Dans le vent de Paris,...
Document PDF (.pdf) - 6.4 Mo - 03/05/12. Télécharger

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Affiche (Format A4) Anonymous : Vous pensez être libre ? @AnonymousPresse
Regardez le monde autour de vous. La liberté est une illusion,...
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27/04/2012

Tunisie: appel des Anonymous pour le 1er mai

Anonymous continue sa lutte contre les salafistes et plus généralement contre celles et ceux qui tenteraient de confisquer la révolution du peuple.






http://www.fb.com/Anonymouz
http://www.anonymous-tunisia.org/


Ceci est un message des Anonymous de la révolution mondiale aux salafistes de la Tunisie.
Salafistes tunisiens, laissez-nous vous expliquer une deuxième fois la situation.

Tout d’abord, nous n’avons jamais eu de problèmes concernant vos orientations religieuses, ni d'ailleurs sexuelles et ce malgré les dérives psychologiques de certains de vos membres sur le net.

Anonymous a toujours combattu pour les libertés.
Cependant, nous savons pertinemment que certains de vos membres se sont procurés des armes de la Libye à la fin de l’année 2011.
Nous avons pisté des discussions sur vos forums, faisant allusion à l’achat de kalachnikov AK 47 par quelques membres salafistes à Ben Guerdane.
Ce message mentionnait le code Akbar 47 soit pour coder A.K 47.
Les services du ministère de l’intérieur ont attrapé dans l’affaire, el Mourouj, au courant du mois de février 2012 ,deux de vos membres en possession de kalachnikov et de munitions.
Nous avons toujours su que votre but était de rendre la Tunisie une khilafa.
Nous vous aurons ,peux être, soutenu dans une lutte pacifique, en l’an 600, mais nous n’étions pas encore nés.
Maintenant et après ce qui s’est passé hier 23 et aujourd’hui le 24 Avril devant le siège de la télé nationale , nous déclarons tout d’abord notre soutien et compassion pour les journalistes ,techniciens et employés de la télévision nationale ,Aussi nous déclarons ,solennellement , nous les Anonymous ,lancer une guerre ouverte contre les salafistes tunisiens , Ettahrir et le mouvement Ennahda.
Pourquoi Ennahda ? Il faudra demander ça a Lotfi Zitoun qui utilise les salafistes comme bras armé pour un complot tissé et financé par celui la en personne.
Celui qui a intervenu a maintes reprises pour relâcher des salafistes arrêtés par les services de l’ordre et passer l’éponge sur leurs agissements.
Une pensée aussi à notre cher Ridha Belhaj porte parole des salafistes Ettahrir, qui ne fait que mettre l'eau dans leurs moulins.
Nous demandons à tous les tunisiens et a toutes les forces politique dignes de ce pays de nous rejoindre le 1er Mai à l’avenue Habib Bourguiba, pour exprimer notre mécontentement de la tournure que prend notre révolution.


Dites stop à la censure,
Dites stop à la violence,
Dites oui à la révolution 404,
Nous sommes Anonymous,
Nous sommes Légion,
Nous n'oublions pas,
Nous ne pardonnons pas,
Redoutez-nous.
Défendez-vous

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A lire l'article de Owni sur les mails révélés par Anonymous concernant les liens entre Ennahda et les salafistes: ici!

17/04/2012

Communiqué MalSec



Salutations de l'internet!

Nous sommes la Sécurité Malicieuse, et aujourd'hui nous publions notre premier communiqué. Depuis de nombreuses années nous avons vu de plus en plus de lois inconstitutionnelles proposées et adoptées et  la censure, la désinformation, et la corruption devenir la norme. Pour tenter d'arrêter ces actes, nous ciblons les personnes qui ont voulu nous  nuire. Cependant  nous croyons avec ferveur en la liberté d'expression. Tout le monde devrait être en mesure de s'exprimer librement, même si d'autres désapprouvent. C'est pourquoi nous avons décidé de ne jamais supprimer les données originales, quand le  site ennemi est déffacé. Un défacement  n'est pas seulement une tentative de souligner le manque de sécurité, c'est aussi une forme de protestation, qui s'apparente à couvrir un panneau avec une affiche.
MalSec possède des méthodes et des idées nouvelles. Nous avons assisté à des hacks agressifs ce qui inclut ,des attaques du public et des vols d'informations de cartes de crédits . Nous avons également vu des partisans Anonymous se nuire les uns les autres au sein du collectif. Ne voyez-vous pas que c'est une tactique pour nous diviser et nous faire perdre de vue nos objectifs,  et ce qui est vraiment important? Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder nos valeurs être arrachées et déshonorées. Pour atteindre notre objectif ceci est  inefficace et contre-productif . Nous ne souhaitons pas voler les gens, ou  leur nuire, mais plutôt leur donner les moyens d'agir.
L'année dernière, nous avons vu "La montée des hacktivistes"; nous avons vu ce dont les Anonymous et leurs associés étaient capables. Nous savons maintenant qu'il y a des gens qui n'ont pas peur de réagir quand ils sont opprimés. Les gens ne tolèrent plus les tactiques de la pénurie et de la peur. Ce fut la montée de 99%. En un an nous avons réalisé ce qui était apparemment impossible. Mais notre combat ne s'arrête pas là. Nous avons tout juste commencé. Cette année sera marquée par quelque chose de nouveau; quelque chose de jamais vu par les précédents collectifs d'Anonymous. Ce sera "L'année du progrès". Les choses ne sont pas uniquement pour le lulz. Elles sont pour la victoire. Nous allons aborder les points critiques, plutôt que laisser nos efforts passer inaperçus.
MalSec a pris l'initiative en élargissant ses rangs. A la Chine, la Roumanie et la Suède. Nous souhaitons collectivement que l'on nous rejoigne dans notre lutte pour nous aider dans le cadre d'une révolution mondiale, sous une autorité moins hypocrite et plus stimulante. Ainsi, un jour, nous pourrons revenir sur nos actions et les voir comme des actes honorables.

Nous sommes MalSec
Nous sommes Anonymous
Nous ne pardonnons pas
Nous n'oublions pas
Vous feriez mieux de nous redouter


11/04/2012

La voie de la révolte!





Communiqué de Presse Anonymous. Opération Révolution 2.0. (voir vidéo)

Anonymous et le mouvement « Occupy » font front commun avec #REvolution2.0 une nouvelle opération mondiale qui débutera le 21 avril.
Ils répandent la peur et la misère. Ils nous divisent, pour mieux régner. Le monde est en marche vers la révolution. En France, qu’attendons-nous ? Ce n’est pas parce que les médias ne montrent rien, que rien ne se passe. Ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas nous entendre que nous n’avons rien à dire.
Faisons entendre nos voix : Anonymous et « Occupy » s’allient, et appellent les citoyens du monde, à manifester le 21 Avril. Si Anonymous et « Occupy » ne sont pas la même chose, nous poursuivons le même but, nous avons le même idéal. Un masque pour abolir les frontières, une occupation pour nous rassembler, après la peur vient la colère.

Révoltez-vous. Indignez-vous. 

Il y a cette course vers le silence qui n’en finit plus de nous faire réagir. Il y a cette décadence d’un système qui n’a aucun visage. Que ceux qui ont fait de ce système une abomination sachent qui nous sommes, que ce système qui a fait de ces personnes des abominations sache qui nous sommes.
Nous sommes Anonymous, nous sommes les 99%, nous sommes les indignés.
Nous sommes les mères, les pères, les enfants d’un pays qui ne les écoute plus, d’un monde qui ne les porte plus. Nous sommes salariés, étudiants, ou chômeurs. Nous sommes les parqués des banlieues, les classes moyennes, les délaissés, nous sommes les soumis et les révoltés. Nous sommes ceux qui nourrissent l’espoir et que l’espoir nourrit.
Les idées et les peuples restent, les gouvernements passent. Le pouvoir est en chacun de nous. Le peuple uni ne peut être vaincu. Nous sommes légion, redoutez-nous. Le temps est venu, notre printemps est arrivé. Redorons le blason de la nation des droits de l’homme, montrons que nos ancêtres ne sont pas morts en vain au nom de la liberté, de notre liberté.



Le premier numéro de Vox Magazine, le mag collectif, libre et gratuit sur le mouvement Anonymous est sorti, vous pouvez le télécherger ---> ici <---



10/04/2012

Résistons à l'oppression, créons nos libertés!



Alors qu'hier le gouvernement tunisien réprimait une manifestation en hommage aux martyrs des répressions françaises du 9 avril 1938, Anonymous publiait une vidéo revendiquant le piratage des comptes du parti ennahdha et du gouvernement tunisien afin de dénoncer les agissements des religieux.
Un an après la révolution qui a chassé Ben Ali et alors que les policiers chassaient eux à la matraque et au lacrymogène les manifestants de l'avenue Bourguiba, nos frères et sœurs de Tunisie peuvent compter sur le soutien de tous ceux et toutes celles pour qui la liberté n'est pas seulement l'objectif de la lutte mais s'inscrit dans la lutte elle-même. C'est en se battant contre l'oppression qu'on devient libre!
Courage et solidarité avec le peuple de Tunisie.







07/04/2012

Hacker ouvert

Il y a quelques jours, w0rmer, hacktivistes Anonymous et militant du mouvement Occupy a été arrêté par le FBI. Deux textes circulent depuis quelques jours, signée w0rmer. Dans l'un d'entre eux il relate son arrestation, dans l'autre il explique ses motivations. C'est ce dernier texte que je publie ci-dessous.
Voici également les liens vers les textes en anglais - http://pastebin.com/jjMRFDH6 et http://pastebin.com/P09ZaDaD - et en espagnol - http://pastebin.com/5dHMMYAG.

Traduction en cours du texte sur l'arrestation: :


Aujourd'hui w0rmer se marie, alors en mettant de côté ses ennuis avec la loi, souhaitons-lui tout le bonheur du monde.
#
 





Motivations d'un hacktiviste
par  Higinio Ochoa/W0rmer


J'écris ceci parce que , quelque part, à un moment donné, quelqu'un va essayer de comprendre pourquoi j'ai franchi la ligne du grey pour le black hat. Beaucoup je suis sûr seront d'accord avec moi si je dis que savoir pourquoi quelqu'un fait quelque chose est plus important que l'action elle -même. Alors s'il vous plaît avant de me juger, laissez moi exprimer mes raisons.

J'espère inspirer d'autres personnes à se faire connaître et à faire savoir au Monde pourquoi ILS se battent. Comme la plupart en Amérique, j'étais perdu dans une apathie lorsqu'en 2000, les États-Unis ont adopté le Millenium Act. Complètement inconscient de la pente glissante que cette loi créait, je suis resté assis. Un peu plus tard, j'ai ris à l'idée que l'Amérique laisserait le gouvernement fédéral avoir ce contrôle sur nos communications, sans contrôle. Je savais qu'un jour mes compétences seraient utiles. A partir de ce jour, je me suis entrainé et j'ai perfectionné mes compétences, pour une guerre que j'ai vu arriver beaucoup plus tôt que je ne le prévoyais.
Puis rapidement un jour, Wikileaks a publié le "cable gate" et Bradly Manning fut montré du doigt comme un criminel. J'ai regardé les Américains l'appeler traître même après avoir vu les vidéos divulguées de nos troupes tuant les "ennemis" comme dans un jeu vidéo. Cet acte m'a scandalisé et je savais que mon heure était venue. J'ai créé un compte twitter et j'ai diffusé toutes les informations absorbées que j'ai pu, en retweetant et postant sur Facebook ce que je percevais comme une attaque directe des valeurs de l'Amérique. J'ai regardé, impuissant, le gouvernement fédéral des États-Unis perdre toute crainte de son peuple et maintenir en détention pendant des mois sans procès, un américain dont le seul crime était d'essayer d'informer le monde des atrocités et des affaires secrètes que notre gouvernement faisait en notre nom. J'ai regardé de loin les raids /b/ ralentir et les opérations anonymous augmenter. Puis c'est arrivé.
Visa & Mastercard ont cessé de traiter les opérations financières pour wikileaks. Cela s'est il vraiment produit? Quelque part en chemin le gouvernement fédéral est il devenu si énorme qu'ils pouvaient empêcher wikileaks de se défendre et de collecter des fonds pour le faire? Est ce que mon gouvernement a réellement pensé qu'ils étaient intouchables et que le Monde resterait silencieux? Ils l'ont pensé et ils l'ont fait.
Bien que j'ai refusé de charger mon laser pour aider à faire tomber ces services, j'ai contribué à la formation des autres et activement fait la promotion de l'opération Payback. Les uns après les autres les sites ralentissaient puis tombaient. Cela m'a prouvé qu'Anonymous était exactement ce que j'attendais,soutenant mes compatriotes américains, ce jour-là la voix du monde a été entendue et bien que cette voix soit silencieuse, ce fut assourdissant. A partir de ce point sur je savais que je ne serais jamais plus le même et que l'action devait être lancée.
Un peu plus tard l'opération rébellion des états de l'Empire commençait et le mouvement occupy renaissait. Après des mois de promotion et avec la tempête médiatique, je savais qu'il était temps pour moi de descendre dans les rues. J'ai déménagé dans ma ville natale et j'ai contribué à créer une "Occupation" là bas. Ce mouvement était populaire et très peu de gens pouvaient partager ouvertement nos opinions sans crainte de perdre leur emploi. Ces emplois n'étaient pas glamour mais où j'étais je n'avais aucun travail à faire, pas de travail du tout. Manifestation après manifestation j'ai vu la qualité du mouvement qui se créait et j'ai prêté mes compétences pour accroître la voix de ce petit camp occupy. Nous avons fait face à toutes les tentatives des politiciens locaux aux agitateurs infiltrés locaux et fédéraux. Comme l'occupation locale tirait à sa fin, j'ai fait mes valises et me suis dirigé vers Occupy Fortworth où le harcèlement policier en venait vite aux mains. Ici mes actions ont aidé à décrocher de la violence. Mon occupation locale avait provoqué très peu de résistance de la police car notre Etat était à un tel niveau de pauvreté que même le maintien de l'ordre souffrait. Rapport après rapport concernant les abus de la police à travers le pays,les Anonymous se révélaient être les seuls protecteurs du peuple et de leurs droits. Cette guerre non conventionnelle avait besoin de représailles non conventionnelles et les dox (dossiers) sont apparus très vite. Je n'étais sur le site que depuis 5-10 minutes à occupy Fortworth, Quand j'ai vu et enregistré une vidéo pour la première fois un passage à tabac non provoqué d'un occupant avec rien de plus que le drapeau américain. C'était ainsi, je ne pouvais plus rester les bras croisés et permettre que cela continue. Mon gouvernement avait déclaré la guerre à son peuple et mon apathie était maintenant effacée. J'ai tendu la main à Anonymous et ils l'ont prise, de moi-même j'ai prêté serment d'arrêter de jouer selon "leurs" règles, et j'ai rejoins ce mouvement fer de lance.
Je suis retourné chez moi auprès d'occupy, pour les aider à s'organiser avec tout le savoir et les ressources dont ils avaient besoin pour diffuser en direction d'une audience mondiale, et ensuite exposer la défense des droits que nous avions abandonnés et retourner la pareille à Anonymous en protégeant Occupy partout à travers la nation. Avec à la fois ma connaissance et mes capacités. Je ne suis pas alimentée par une intention malveillante, mais par une obligation morale de protéger ceux qui souhaitent protéger les autres, et leurs droits. Pour beaucoup d'opérations auxquelles j'ai participé, je l'ai fait à cause de la défaillance du système judiciaire, pour ancrer une simple once de responsabilité chez les personnes commettant ces crimes contre l'humanité. Moi et beaucoup d'autres nous avons regardé les manifestants maltraités, les enfants assassinés, et les guerres menées à la fois par notre gouvernement et les agences de presse ignorant ces atrocités en cours. Chaque fois que je me suis connecté je savais que mes ennemis me regardait, mais que rien de ce qu'ils pouvaient me faire, ne serait pire pour moi que de ne pas m'opposer à eux. Je ne me bats pas uniquement contre un gouvernement mondial oppressif, contre la police hors de tout contrôle ou contre les politiciens corrompus, je me bats pour ceux qui en sont incapables ou qui ont abandonné leur droit de le faire. J'ai choisi de me dresser contre un monde qui n'a cessé de mentir, tellement en fait que c'est devenu une habitude; il est accepté que pour être en sécurité nos élus doivent élaborer des accords secrets d'arrière cours, nous mentir en face et mener des guerres en notre nom. Toutes les opérations auxquelles j'ai pris part se jouaient sur plusieurs tableaux premièrement, pour traduire en justice ceux qui sont considérés intouchables et deuxièmement, lentement éduquer ceux qui sont prêts à comprendre qu'il y a un vaste monde réel appelant à un changement qui ne fera que continuer à croître avec le déclin de l'apathie du monde. Vous n'avez pas besoin d'être un hacker pour être un anonymous, chaque individu doit trouver et définir son propre niveau de participation. J'ai choisi cette route. Je l'ai fait à cause de ma connaissance sur les systèmes informatiques et parce que je vois une urgence à faire savoir aux Américains que chaque élément d'information que nous fournissons à notre gouvernement et aux corporations bien qu'ils déclarent les garder confidentiels et en sécurité, c'est en fait tout le contraire. Quotidiennement, des individus formés reçoivent le pouvoir de sécuriser nos infrastructures,ils sont payés des milliers de dollars et on leur fournit des équipes de soi disant professionnels formés pour garder ces systèmes et ces informations confidentielles. Pourtant, quotidiennement, des failles dans ce système sont mises à jour par des personnes formées par elles même et au lieu d'améliorer ces systèmes, nous sommes pourchassés et arrêtés. C'est le moment et l'ère du pic de la collecte d'informations, l'information est le pouvoir. Il est temps pour les gouvernements du monde d'admettre face au peuple qu'ils gouvernent que les informations collectées ne sont ni sécurisées ni protégées. Quelque chose doit être fait. Maintes et maintes fois anonymous a montré que des millions d'informations personnelles étaient laissées sans sécurité et complètement accessible à une exposition publique. Mon opinion personnelle est que la seule réaction de ces instances dirigeantes fut la désinformation et les messages alarmistes. S'il y a un moment pour se dresser contre ces erreurs et ces fausses informations, c'est maintenant!
La révolution ne sera pas télévisée, Ce ne sera simplement pas autorisé. Je me suis battu au quotidien contre la nature humaine, les personnes au pouvoir ne céderont pas le pouvoir que nous leur avons donné aveuglément, nous devons le leur reprendre! Comme je n'ai plus le droit à la parole au sujet de mon avenir, je ne peux que supposer que le gouvernement fédéral effrayé va essayer de son mieux de me refuser l'accès au seul outil pour lequel j'ai des connaissances : l'ordinateur. Ma vivante machine me sera enlevée, comme je suis sûr que mon gouvernement craint, non seulement le bien que je suis capable de faire ressortir avec elle, mais aussi les vérités que je pourrais révéler. Pour moi, cela prouve que, pour la première fois depuis des centaines d'années, notre gouvernement craint enfin de ses habitants, c'est quelque chose dont nos pères fondateurs seraient sûrement fiers. Après tout c'est l'idéal pour lequel ils se sont battus. Je félicite ceux qui se battent encore activement et je tiens à vous remercier de m'avoir donné l'opportunité non seulement de combattre à vos côtés, mais aussi l'opportunité que ma voix soit entendue. Ne craignez pas les changements que nous apportons, les menaces lancées contre nous comme celles des incultes à notre cause, ou de ceux qui sont menacés par le pouvoir que nous exerçons. Ne vous éloignez pas du bon combat que nous portons et ne compromettez jamais vos idéaux personnels pour devenir l'un de ces moutons. Instruisez-vous et ceux qui vous entourent sur les véritables injustices qui se passent dans le Monde. Ne vous arrêtez jamais d'apprendre mais n'oubliez jamais de transmettre ce savoir de sorte que le temps viendra où le monde regardera nos actions comme moi et plus encore.
Merci à vous, et sentez vous obligé de vous joindre à ce combat pas seulement pour les droits civils mais aussi pour les droits de l'homme.

I am anonymous. je suis anonymous
I do not forgive. Je ne pardonne pas
I do not forget. je n'oublie pas





06/04/2012

Anonymous contre la censure chinoise

Anonymous attaque la censure chinoise. Pour en savoir plus visitez la page de RezoAnonymous. Voici une vidéo publié suite à cette offensive des hacktivistes contre le Big Brother chinois:




Communiqué Anonymous « Opération #GlobalREvolution ». Anonymous attaque en Chine. Les nuits dernières ont été marquées par des attaques massives d'Anonymous contre les sites de plusieurs serveurs basés en Chine dont ceux du gouvernement chinois. Des centaines de sites ont été hacké et défacé,...

Anonymous revendique ces attaques au nom de la démocratie.
« Cher gouvernement chinois, vous n'êtes pas infaillible, aujourd'hui des sites sont piratés, demain votre régime ignoble tombera. Craignez nous parce que nous n'oublions pas, jamais. Ce que vous faites à votre grand peuple vous sera infligé demain. Sans merci. Rien ne nous arrêtera, ni votre haine ni vos armes. Vous ne nous faites pas peur parce qu'une idée ne peut avoir peur. »

Nous rappelons que si les promoteurs et les utilisateurs du DPI (Deep Packet Inspection, une technologie de surveillance très avancée) représentent des cibles potentielles, la France, par l'intermédiaire de son président, est au cœur du problème, puisque nous suspectons ce dernier de vouloir utiliser cette méthode d'espionnage contre les citoyens par des moyens détournés tels que la loi HADOPI.

En effet, sous couvert de lutte contre le piratage, cette structure fonctionne de la même manière qu'une gigantesque machine à surveiller et à censurer. Nous rappelons aussi que la France est le pays d'Amesys, filiale de Bull, une entreprise spécialisée en informatique, qui fournissait ce genre d'armes numériques, à des pays comme la Libye de Mouammar Kadhafi (logiciel Eagle.)

Elle permet ainsi aux tyrans de commettre des actes ineffables contre leurs propres populations dans le monde entier.

Il n'existe pas aujourd'hui de plateforme d'accueil assez sécurisée, pour les peuples opprimés, qui soit fonctionnelle et anonyme. C'est pourquoi nous nous sommes abstenus pour l'instant de les rediriger vers nos réseaux. Nous travaillons cependant à cela et promettons donc, à l'avenir, des défaçages plus nombreux, plus intéressants stratégiquement, des fuites de données révélatrices ainsi qu'un esthétisme plus accessible au grand public.

http://www.rezocitoyen.fr/anonymous-attaque-en-chine.html
http://www.rezoanonymous.eu/anonymous-globalrevolution.html


29/03/2012

Anonymous: mouvement disséqué





Vidéo intéressante qui reprend, dans le plus pur style graphique du collectif d'hacktivistes, l'essai de Gabriella Coleman (traduction d'Elodie Chatelais), essai qui tente de comprendre le phénomène Anonymous.
Écoutez et faites-vous votre propre idée!




23/03/2012

Au Mexicque Anonymous défend un Etat laïc

Le Pape est en voyage au Mexique. La venue de Benoît XVI provoque une série de protestations de la part d'Anonymous. Ce jour @IberoAnon annonçait avoir touché plus de 80 sites de puis le début de #OpFariseo. Parmi lesquels, lundi la page de l'Archevêché du Mexique ou ce soir d'une organisation catholique mexicaine. Jeudi c'était la page du gouvernement de l'Etat du Guanajuato qui a été mise hors-service quelques heures.
Des infos en espagnol sur le blog Anonymous Iberoamerica.
L'hebdo Proceso rendait compte de cette attaque contre le site du gouvernement du Guanajuato. Voici une traduction de l'article dont vous pouvez lire la version originale sur le site de Proceso ici.
Article publié le 22 mars


Anonymous fait tomber le portail du gouvernement du Guanajuato pour la venue du Pape.


Le groupe d'hacktivistes Anonymous a fait tomber la page du gouvernement de (l'Etat) du Guanajuato, manière de protester contre la venue du Pape Benoît XVI.
L'attaque a eu lieu vers 10h, au travers de l'opération nommée "Fariseo", toute fois 20 minutes plus tard, l'administration avait rétabli le service sur son portail.
Pendant l'attaque, le collectif de hackers a "affiché" sur le site web du gouvernement de Guanajuato un message dans lequel il défendait l'état laïc.
« Anonymous s'oppose à cela (la venue de Benoît XVI) parce que nous pensons que le Mexique, avant d'être toujours fidèle devrait être le Mexique toujours laïc. »
« Nous respectons la foi mais nous ne respectons pas l'imposition, c'est pour cela que nous avons laissé cette phrase, comme allusion à un État laïc, invitant l’Église à ne pas se mêler des affaires de l'État, respectant les idées et croyances éloignées des siennes. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est Dieu », expliquait le message.
Anonymous a lancé une série de protestations numériques contre la venue du Pape, avec comme argument que le gouvernement fédéral ternit l’État Laïc et également en opposition à l'activisme politique de Benoît XVI.
Anonymous voit dans la venue du Pape un appui au PAN à quelques jours de l'ouverture de la compagne présidentielle.
"Non à la visite du pape http://www.guanajuato.gob.mx Hacked #OpFariseo”, ont publié les hacktivistes sur le compte Twitter @MexicanH vers 10h.
De plus, en lien avec les Anonymous d'Italie, les hackers mexicains ont essayé de mettre une nouvelle fois hors-service le site web du Vatican.
"TANGO DOWN #OPITALY & #OPMEXICO http://www.vatican.va", ont-ils publié par @OperationItaly.
Ils ont également mené des actions pour faire tomber le portail http://sedetur.vamosaguanajuato.com, mais n'ont réussi que de manière intermittente.
Le gouverneur Juan Manuel Oliva s'est abstenu de commenter la cyberattaque. 








16/03/2012

Tunisie: Anonymous cible des salafistes

Mardi je publiais la vidéo des Anonymous tunisiens dans laquelle ils mettaient en garde les groupes salafistes du pays pour leurs attaques contre la liberté d'expression. La vidéo avait été postée le 9 mars. Le 12 mars, La Tribune de Genève publiait un article sur le piratage de sites islamistes.

La vidéo des Anon tunisiens:





Et l'article pré-cité:

Sites islamistes piratés par des disciples d'Anonymous

Mis à jour le 12.03.2012
Des sites islamistes tunisiens ont été piratés par un groupe se réclamant des activistes informatiques d'Anonymous.

Plusieurs pages Facebook islamistes tunisiennes ont été piratées au cours du week-end par un groupe affirmant appartenir aux activistes informatiques d'Anonymous, qui a notamment posté un message vidéo promettant de "stopper les agissements" des salafistes en Tunisie.
"Nous ne sommes pas contre la religion, nous sommes musulmans, mais nous défendons la liberté dans notre pays", écrivent les pirates sur les pages Facebook islamistes, notamment celles du Hizb Ettahrir, un parti non légalisé qui réclame la restauration du califat.
Des photos du drapeau tunisien et un message vidéo à destination des salafistes ont également été publiés.
"Nous luttons contre vous désormais (...) vos mails, vos comptes bancaires et transactions seront épluchés, vos disques durs seront copiés. Ceci n'est qu'un début", déclare un homme portant le masque habituel des Anonymous.
"Si le gouvernement tunisien ne stoppera pas vos agissements dans les semaines à venir, Anonymous le fera", ajoute l'homme, en rappelant les incidents liés aux salafistes depuis plusieurs mois en Tunisie.
Le groupe de pirates informatiques Anonymous, à l'origine de plusieurs coups d'éclat contre des sites américains ou tout récemment de sites liés au Vatican, se présente comme un défenseur des libertés sur internet.

(afp/Newsnet)

12/03/2012

L' archipel pirate 2.0

Voici le texte que j'ai distribué lors de l'Anonymact.Vous pouvez le télécharger en PDF en cliquant ---> ici!


On a tous en mémoire cette image du jeune chinois face au tank sur la place Tian'anmen.Ou des photos du mur de Berlin, du premier pas de l'humanité sur la Lune. Si ces images ont façonné un imaginaire collectif, elles étaient pourtant encore porteuses d'une caractéristique du passé, elles nous étaient mise à disposition par des journaux, des gouvernements... souvent dans un but de propagande ou de marketing. Aujourd'hui, le porte-voix a changé de sens. Il ne porte plus la parole d'en haut vers le bas. L'Histoire ne reflète plus l'éclat des puissants, elle conte la vie de la multitude. Le mégaphone ne porte plus même la voix du bas vers le haut, mais horizontalement. Il est aujourd'hui possible de suivre en direct une manifestation à l'autre bout du monde, d'en partager les images sans passer par un quelconque intermédiaire plus ou moins indépendant. C'est l'émergence, non plus d'un imaginaire collectif, mais bien d'une conscience collective qui est ici à l’œuvre.


L'utilisation des réseaux sociaux comme outil de mobilisation est un bon exemple de hack réussi. Dans sons sens premier, le hack est le détournement de la fonction de l'objet qu'on nous vend. Ni Facebook, ni Twitter n'ont été créés pour fomenter les révolutions arabes, pour permettre aux indignés d'occuper le haut du pavé ou pour faciliter l'organisation d'#Op anonymes.
Pourtant, le rôle des réseaux sociaux a été déterminant et le sera à n'en pas douter de plus en plus. Le problème relève dès lors du droit d'auteur. C'est à dire qu'en nous vendant des objets, les entreprises nous vendent une fonction, un concept. Car si on veut l'appareil qui fait ce qu'on fait faire à l'objet inapproprié, il existe et si par mésaventure il n'existait pas encore, les pourvoyeurs de nos désirs se feraient un plaisir de nous en pondre un. ACTA et toutes les lois similaires à travers le globe ne sont rien d'autre qu'une surveillance du Net pour que les grandes entreprises puissent s'assurer que nous utilisions les objets dans leur "juste" fonction et que nous ne n'utilisions pas les objets qu'ils nous vendent à des fins qui pourraient aller à l'encontre de leur économie moribonde. Dans le monde réel (semences, médicaments génériques...) aussi bien que dans le monde virtuel (criminalisation du partage de l'information...).
Jusqu'à présent le hack consistait donc à détourner le concept, pas l'objet lui-même. Maintenant imaginez un monde où des imprimantes 3D seraient capables de reproduire couche à couche un objet scanné. Dès à présent, The Pirate Bay a commencé à mettre à disposition les données d'objets numérisés en 3D (1). Imaginez, à terme, la révolution que cela peut représenter en terme d'auto-organisation de la production. Imaginez comment réagiront les gouvernements et leurs lobbys si le moyen de reproduire un objet du quotidien était à portée de la main. Imaginez les problèmes de propriété intellectuel qui découleront de ces pratiques. L'un des levier de l'économie capitaliste s'en trouverait menacée comme le fait remarquer Adrian Bowyer (2). Si la satisfaction de nos besoin matériel peut s'autonomiser de « l'offre » du patronat, en organisant pourquoi pas des FabLab (3) municipaux pour les besoins communs, un peu à la manière des fours des villages du Moyen-Âge. Des lieux où chacun pourrait venir reproduire un objet mettraient à bas l'industrie. Dans le même ordre d'idée, Jeremy Rifkin (4) applique cette décentralisation de la production à l'énergie, renvoyant le centralisme nucléaire ou des énergies fossiles au statut de formes passéistes... des fossiles d'un autre âge de l'humanité. Son exemple s’appuie sur l'adaptation de nos lieux de vie à des normes écologiques où chaque immeuble doit pourvoir à ses propres besoins énergétique et, à terme, à une forme d'échange d'énergie à la manière dont nous
partageons aujourd'hui l'information.
Adapter en temps réel l'offre à la demande et non cette concurrence faussée par le fric qui domine les société depuis la première révolution industrielle. Un échange, un potlach de l'ère numérique, pair à pair. Une remise en cause de la propriété privé qui régit des biens de la communauté. La propriété c'est le vol : propriété des moyens de productions, propriété industrielle, propriété intellectuelle. Vive l'échange entre pairs, ce socialisme du XXIe siècle comme le définit Michel Bauwens (5). Ce ne sont donc plus seulement les intermédiaires de l'industrie du divertissement – ciné, musique – qui voient leur rôle remis en cause. Avec cet outil formidable d'auto-organisation qu'est l'Internet, c'est une économie qui peut naître. Une économie dans le sens noble du terme, c'est à dire non pas le gaspillage dangereux de l'ère industrielle et de la consommation de masse, l'ère de l'offre avec son flux constant de publicité pour écouler leur came dans les veines de la société. Cette ère de l’obsolescence programmée. Cette économie nouvelle sera une ère de la récupération, de la bidouille, une ère où la consommation tendra à ne plus être de masse, mais au contraire individualisé, une ère de la demande.
Ce changement de paradigme de la consommation tient son pendant dans la production, avec la possibilité de faire appel à la communauté pour travailler sur un projet. A l'image du Chaos Computer Club (6) et de son projet de lancer des satellites pirates pour accéder au réseau sans censure. A l'image aussi de Pirate Bay qui en offrant à la communauté ses scannes 3D espère bien stimuler la participation et développer le concept. A l'image de Wikipedia, qui prouve la validité d'une encyclopédie basé sur un savoir mutualisé en lieu et place d'un savoir spécialisé. A l'image dont "vivent" les logiciels libres, toujours améliorable par la communauté. A l'image du CopyLeft ou des licences Creative Commons... Des modèles où l'échange monétaire laisse la place à une satisfaction plus personnelle. Des modèles où les classes tendent à disparaître. Le prolo ne vend plus sa force de travail. Le patron ne fait plus son beurre en prélevant la différence entre la simple addition des travaux individuels et la démultiplication engendrée par l'effort collectif... privant les prolétaires du beurre qui égaie l'assiette d'épinards.
Pas facile de se reconnaître dans toutes ses images. Parfois certaines facettes semblent même incompatibles. Mais on en revient là, à cette diversité foisonnante de l'expérimentation. Internet est une communauté, le fameux village
global. Ce village s'est construit autour du partage. Mais contrairement à la vie réelle, le partage sur Internet n'est pas division, mais multiplication. Lorsqu'on offre un document à la communauté virtuelle, on n'en est pas dépossédé. Partage des connaissances. Partage du divertissement. Les jeux en réseau évidemment, le
partage de fichiers culturels. Partage de talent. Jetez un œil ou deux sur des sites de photos. Le talent n'est pas l'apanage d'une élite. L'exposition médiatique d'un travail donnait l'illusion de la rareté. Mais quand on voit certaines photo "d'amateurs", elle n'ont souvent rien à envier à celles de professionnels. Internet révèle la multitude des talents. Ce qui ne signifie en rien que par la magie du réseau chacun peut prétendre à posséder tous les talent. Non, mais le net permet l'exposition médiatique qui jusqu'alors était aux mains d'une caste – ah tiens ça me rappelle un certain Gutenberg. Encore un intermédiaire qui saute. Comme dans les Amaps ou dans les Systèmes d'échanges locaux. Comme dans la scène punk qui fut capable de créer son réseau de salles de concerts, ses fanzines... Du producteur au consommateur. C'est tout le système économique qui est à revoir. Passer à une économie de la participation, en faisant l'économie des intermédiaires. Passer "du consumérisme toxique à une économie de la contribution" comme le suggère le philosophe Bernard Stiegler (7). Une économie du Do It Yourself qui existe déjà, en petits îlots épars. Interconnectons les initiatives et une nouvelle économie pourrait apparaître... Une économie qui menace dores et déjà l'économie capitaliste. Interconnectons ces îlots et nous voyons se dessiner un archipel pirate.

Un archipel pirate car ne nous voilons pas la face, cette dénomination de pirate est à rapprocher de certaines tentatives utopiques des prolétaires des océans qui s'étaient extrait de l'esclavage de leur temps. Mais s'ils sont restés dans l'Histoire comme des pirates, c'est parce que l'Histoire a été écrite par leurs vainqueurs. Renversons l'ordre établi et nous passerons du statut de pirate à celui de résistants, de pionniers. La plupart des frères de la côte ne faisaient pas de politique au sens partisan en usage à l'âge d'or de la piraterie. Comme aujourd'hui les Anonymous ne font pas de politique. Ils défendent les droits sur l'océan numérique, créant autant de TAZ (8) sur le réseau, autant d'associations libres et éphémères nécessaires à une opération.
De la même manière, le mouvement des indignés a mis en avant sa non appartenance à la politique partisane. C'est un retour de boomerang du monde virtuel vers la vie réelle. On ne cherche pas à se mettre d'accord ici et maintenant sur les solutions qu'apportent socialistes ou libéraux, progressistes ou conservateurs... des catégories que chacun de nous peut endosser et échanger au grès des sujets abordés. Anonymous, comme les Occupy ou les internautes tunisiens remettent en cause une fois de plus l'intermédiaire : l'homme et la femme politique. On réagit ensuite au besoins spécifiques de chaque situation. Car l'internaute accède à une masse d'information qui lui permet de se saisir des problématiques de la cité, de la Res Publica sans à priori idéologique mais par la bidouille, la pratique, l'expérimentation et le partage dans un cadre horizontal et non autoritaire.
En cela, cette (r)évolution pourrait être bien plus puissante qu'une révolution partisane. Elle n'est pas le fruit du passé, elle est la graine du rhizome de demain. Cette révolution ne cherche pas à prendre le pouvoir. Elle ne cherche même pas consciemment à détruire le pouvoir. Pourtant, en élargissant la base de la pyramide sociétale, elle fera tomber le sommet. Cette révolution ne cherche pas non plus à esquiver le débat, au contraire, elle veut le créer dans des conditions démocratiques réelles. On change le système d'exploitation et les logiciels, on passe en libre. On change d'échelle. On se dirige vers une démocratie globale et décentralisée. Mais nos données personnelles sont préservées. Nous gardons nos opinions, nos favoris. Simplement, n'attendez plus d'ordres d'un chef ni l'obéissance d'employés. C'est une démocratie de citoyens anonymes qui apprennent à se connaître. Mais des anonymes qui savent qu'ils ne veulent pas qu'on touche à la liberté qu'offre internet. Une liberté où la transparence des débats, des enjeux doit être la règle, comme le site Wikileaks l'a initié au grand damne des adeptes des secrets d’États ou industriels. En cela, le rapprochement de ces derniers jours entre le site de Julian Assange et de la nébuleuse Anonymous (9) est porteur de grandes terreurs pour les puissants dans les années à venir. Les citoyens anonymes ont appris à cohabiter au-delà des apparences. Dans un monde de transparence, les apparences s'effacent devant les faits. Dans cette Do-ocracie qui s'intéresse à la couleur de peau du gars, ou de la fille avec qui on butte des aliens dans un jeu en réseau ? Qui s'intéresse à la couleur politique du blogueur de Marmiton.org ? Quelle importance ont le sexe ou les préférences sexuelles de celles et ceux avec qui on participe à une attaque en déni de service ? Internet n'est pas le monde. Pas plus qu'il n'en serait un simple outil. Il est une extension du monde réel. Ce territoire s'est construit sur certaines bases : liberté d'expression et d'accès à l'information, neutralité du réseau, décentralisation et participation. Ajoutons-y le respect de la diversité et de la vie privée.
Si Internet est une extension du monde, il n'en est donc pas déconnecté et les deux mondes interagissent. Voilà peut-être une réponse à la morosité des milieux militants ces dernières années. Une explication plausible à l'abstention, au désintérêt apparent des jeunes pour la politique. Ils redéfinissaient - à leur propre insu - La Politique. Ces gamins bidouilleurs ne se forgeaient pas seulement une Histoire commune – avec des figures et des évènements de portée mondiale – mais ils se sont construit un présent commun. Un présent où la libre association est la règle. Un présent débarrassé de frontières, un monde où de chez soi on peut partager avec le monde entier. Un lieux où il n'y a plus ni peuples ni dirigeants, mais une multitude en interconnexion. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas de règle ou de cultures. Forums, commentaires de bas d'articles, salon de chat de jeux en réseau suivent des codes de bonnes conduites. En ce domaine aussi le réseau est moins un continent virtuel qu'un archipel numérique. Un monde, comme dirait les zapatistes, qui contiendrait tous les mondes.
La mutation due au succès récent d'Anonymous pose ainsi un problème éthique, comme on l'a vu avec l'attaque du site de l'Expresse. Anonymous ne s'attaque pas à la presse et l'a rappelé après que le site ait été mis hors service, suite à la provocation de son directeur à l'écharpe aussi rouge que la muleta d'un toréador. Les valeurs primordiales du vivre ensemble sur Internet doivent être transmises. L'absence de hiérarchie – l'anarchie - n'est pas l'absence de règles communes. Mais des règles discutées et acceptées par toutes et tous, pas des lois édictées par des intermédiaires plus ou moins démocratiques. Si on peut se mettre d'accord là-dessus, on aura franchi un cap. Après, que le débat démocratique de chaque communauté – virtuelles ou réelles – ait lieu. Chacun défendra ses positions, mais au moins le débat ne sera-t-il plus faussé.
Bien sûr, le village global possède les défauts de tous villages. Tout le monde se connaît et il est bien difficile de passer inaperçu lorsqu'on va acheter ses premières capotes dans la pharmacie où votre mère supérieure cherche l’onguent pour soigner ses varices, ou des longues OCB chez le buraliste où votre grand frère - Big Brother - achète son quotidien préféré. Mais la "petitesse" du village - Internet aboli les distances - facilite aussi les solidarités. Et si l'anonymat peut être une réponse aux inconvénients, elle n'entrave en rien la solidarité. L'anonymat n'est ici qu'un masque protégeant la vie privée, tandis que pour nos intermédiaires en sursis le masque est celui des apparences, un miroir aux alouettes. Nous, nous savons ce qui se cache derrière le masque de notre anonymat...

Si le cerveau est une interface entre l'être et l'avoir - c'est à dire entre le monde intérieur et le monde extérieur - avec Internet, le cerveau est aussi devenu l'interface être/savoir. Heureusement pour nous, les intermédiaires ne nous vendent pas (encore) nos cerveaux, il n'est pas encore interdit de le hacker, de détourner notre cerveau du droit chemin, de la fonction que nos dirigeants nous aimeraient lui voir attribuer... un réceptacle vendu à la pub. De cette bataille du net, par effet de miroir entre les facettes de nos cerveaux, dépendront les interconnexions entre l'être, l'avoir et le savoir... entre nos mondes intimes, les mondes virtuels et le monde réel. C'est aussi là que réside l'importance des batailles à venir autour de la manière dont se développera l'Internet dans les prochaines années, entre modèle marchand et modèle coopératif. Entre un réseau propriétaire et un réseau libre.
Les intermédiaires capitalistes ont fini par confondre leur image avec la réalité. Ils ont oubliés qu'ils n'ont été qu'une réponse à un moment donné de l'histoire du
développement de l'humanité. Ils ont fini par confondre l'être et l'avoir en oubliant le savoir. Face à un miroir devenu une fenêtre ouverte sur la transparence, leur masque de rigueur n'est plus que triste figure.

Bas les masques !



1 : Sur les imprimantes 3D et l'émergence d'objets « open-source », lire http://owni.fr/2010/08/20/vers-des-objets-open-source/
2 : Ingénieur, mathématicien et inventeur de la RepRap. Lire par exemple: http://owni.fr/2011/09/15/imprimer-le-reel-a-portee-de-main/
3 : Fabrication Laboratory, sorte de mini-usine collaborative. Lire par exemple : http://owni.fr/2012/02/23/fab-lab-la-pharmacopee-anti-crise/
5: Théoriciens des systèmes pair-à-pair, à l'origine de la Fondation pour les alternatives peer-to-peer. Lire l'article que Rue89 lui consacre : http://blogs.rue89.com/greensiders/2012/01/16/bauwens-le-peer-peer-est-le-socialisme-du-xxie-siecle-226170
6 : Au sujet du projet de satellites pirates lire par exemple, le billet sur mon blog : http://portapluma.blogspot.com/2012/01/satellite-pirate.html
8 : TAZ de Hakim Bey peut être consulté en ligne ici : http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
Si ces sujets vous intéresse vous pourrez trouver des réflexions intéressantes sur les sites suivants: owni.fr, reflets.info, sur framablog.org, sur le site de la Quadrature du net, le blog de Bluetouff...
Vous pouvez également chercher par vous-même, le Do It Yourself étant un bon début pour vous plonger dans ces réflexions ;-)




Photos: Anonymact, samedi 10 mars 2012 @el_portaplumas
Dessin: emprunté sur la toile

24/02/2012

Defacement de la dette grecque

Le soir du 12 février, alors que des milliers de Grecs descendaient dans la rue pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité que votaient le parlement, sur le net des attaques contre les sites de la police, du parlement ou du gouvernement grec (dont celui du ministère de la justice ci-dessous). Plusieurs Anonymous grecs ont d'ailleurs été arrêtés depuis.
Anonymous lance une nouvelle mise en garde au gouvernement du pays et au FMI et annonce qu'ils pourraient effacer une partie de la dette pour soulager le peuple. Comment? Ils ne le disent pas, alors s'agira-t-il vraiment d'effacer la dette ou de la "defacer"?
 Solidarité avec le peuple de Grèce


Traduction du message des Anonymous au peuple grec publié sur AgoraVox:





"Citoyens de la Grèce

Nous sommes Anonymous.
Nous regardons tous les jours votre gouvernement qui abolit la Constitution et les institutions du pays.
Nous les voyons qui vous conduisent de plus en plus à la pauvreté.
Nous les voyons passer des lois qui vous privent de tout droit à la dignité.
Nous les voyons et livrer le pays au FMI et les banquiers.
Nous savons que les soupes populaires dans les écoles, pour les personnes qui perdent leur emploi et maintenant attendent dans les files d'attente pour une assiette de nourriture.
Nous savons que votre pays a voté ACTA dans un but de garder le silence entre autres du peuple grecs.
Nous savons tout ...


La République en Grèce est décédée.
Elle est morte dans un gouvernement qui n'a pas été élu par le peuple.
Et pour cette raison, le temps pour la discussion est venu puis parti.
Pas de négociation avec quoi que ce soit, aucun de ceux qui l'ont assassinée.
Vous pouvez nous chasser comme vous le souhaitez, vous pouvez même capturer certains d'entre nous, pour essayer de nous faire taire...
Mais pour tout le monde qui se permettra d'en saisir... 3 autres vont surgir. Il y en aura 5 ou 10 ou 100.
Maintenant, les Grecs sont tous anonymes.
Nous sommes des millions contre vous et les 300 dans cette guerre de gaz lacrymogènes ne vous aideront pas.


Gouvernement occupant de la Grèce
Ces jours-ci est voté un projet de loi qui sera le dernier clou dans le cercueil du grec.
Un projet de loi pour revenir au pays à un régime totalitaire.
Pour amener le pays et ses habitants dans la pauvreté absolue.
Nous n'allons pas permettre une autre misère au peuple grec.
Nous exigeons votre démission immédiatement et des élections.
Nous ne payerons pas un centime à vos amis usuriers.
Nous exigeons le retrait immédiat du FMI de la Grèce.
Le ministère de la Justice était seulement un petit échantillon de ce que nous sommes capables de faire.
Même si vous n'avez pas vu la colère d'Anonymous.
Pour chaque article d'un projet de loi qui ferait honte au vote, nous allons arrêter le système et supprimer une dette à l'intérieur du pays pour les citoyens grecs.
Les dettes qui obligent à payer des facistes.
Mais l'Internet est notre domaine. Et j'aime cette guerre.
Nous sommes nombreux et nous allons être bref.

Citoyens de Grèce, Anonymous se bat désormais à vos côtés...

Gouvernement de Grèce, laissez nous attendre...


E X P E C T U S !

J U S T I C E I S C O M I N G !"






20/02/2012

Les Anonymous descendent dans la rue



Un article que j'ai écrit pour le quotidien régional L'écho (Édition Haute-Vienne) sur la manifestation contre ACTA qui a eu lieu à Limoges le samedi 11 février.

Pour lire l'article en Pdf, cliquez ici.


Samedi 25 février nouvelle mobilisation contre l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon. Cherchez les pages FaceBook de mobilisation "Stop Acta" de votre ville .
Et pour rappel une vidéo publiée par les Anonymous contre ACTA.

13/02/2012

Sortons du capitalisme


Parce que le capitalisme n'est plus adapté au monde qu'il a enfanté, un monde horizontal, décentralisé, un monde d'enfants et d'adultes conscients... Parce que toutes nos alternatives - coopératives, système d'échanges locaux, économie participative, potlach numérique etc - peuvent remplacer avantageusement pour l'humanité le vieux monde... Parce qu'il ne tient qu'à nous de prendre en mains nos vies. Parce que nous sommes tous Anonymous...




Parce que le capitalisme semble se trouver dans une situation où la crise devient son nouveau mode de gestion, comme l'annonçait Naomi Klein dans son essai La stratégie du choc.
Parce qu'ACTA est une tentative désespéré pour maîtriser la liberté sur le net.
Parce que les effets de cette crise ne s'arrêteront pas à la Grèce mais que tour à tour, tous les peuples seront soumis à de telles mesures de réduction de la qualité de nos vies et finalement de nos libertés.
Les Grecs relèvent la tête et brandissent le drapeau de la révolution... Nous devrons nous aussi saisir l’étendard que nos camarades grecs ont le courage de jeter à la face de leur gouvernants et des nôtres.
Solidarité avec le peuple grec.
Vive la liberté!

Nous sommes tous grecs






Hier le parlement grec a voté un énième plan d'austérité, pardon "plan de sauvetage" de la Grèce. Pendant ce temps, les rues d'Athènes étaient en feu, le peuple en ébullition. Plusieurs bâtiments ont brûlé et les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre se sont soldés par des dizaines de blessés. Les Grecs ont bien compris que le "sauvetage" en question dans le plan d'austérité concocté par l'UE et le FMI et adopté par le parlement, est bien ce qu'il dit être: un plan de sauvetage de la Grèce et non des Grecs! Les parlementaires, le gouvernement, le clergé orthodoxe et les armateurs ne sont, eux, pas touché par le serrage de ceinture... peut-être portent-ils des bretelles? Il s'agit bien pour la classe possédante de préserver ce qu'ils ont... Qu'ils ne s'étonnent pas si les Grecs qui n'ont plus rien à perdre refusent avec toute la violence du désespoir d'être sauvé par un capitaine, qui à l'image de celui du Costa Concordia, a depuis longtemps quitté le navire...

 dessin d'el-paso


Solidarité avec le peuple révolté de Grèce!!!

Anonymous, comme ils affirment leur solidarité dans cette vidéo, ont revendiqué des attaques en déni de service (Ddos) contre des sites de la police grecque, du premier ministre et du gouvernement.


11/02/2012

Anonymous lève le voile sur ACTA

Une nouvelle vidéo des Anonymous, trouvée sur RezoCitoyen, pour comprendre les implications de l'ACTA contre lequel des manifestations sont organisées aujourd'hui, samedi 11 février.




Le traité ACTA expliqué par Anonymous.
ACTA créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l’Internet (FAI) à surveiller et à censurer les communications en ligne. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d’expression en ligne. Au nom du droit des marques et des brevets, il pourrait également freiner l’accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.
ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par 39 pays, dont les 27 de l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc...
ACTA, véritable feuille de route pour des projets comme SOPA et PIPA, créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l’Internet (FAI) à surveiller et à censurer les communications en ligne. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d’expression en ligne. Au nom du droit des marques et des brevets, il pourrait également freiner l’accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.
Négocié en secret par les multinationales plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.