"La plume est la langue de la pensée"
Miguel de Cervantes Saavedra

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03/04/2013

Un peu de poésie...

Bon ça fait un bout de temps que j'ai pas écrit ici... la vie, tout ça.
Bref, je reviens poser sur ce blog quelques mots et assez curieusement (pour moi) c'est une forme de "poésie" qui m'envahit ces derniers temps...
Curieux pour moi car je ne suis pas un grand lecteur de poésie et, hormis pendant une adolescence où je me rêvais en poète maudit, je ne me suis plus essayé à cette forme d'écriture enserrée dans de nombreuses contraintes stylistiques!
Bref, c'est grâce à tweeter que c'est venu... permettre le saut de ligne dans les petits message de 140 caractères m'a donné envie de jouer avec les acrostiches. Les vannes étaient ouvertes...
Je vous propose ici quelques-uns de ces écrits postés sur le réseau social ainsi que deux textes plus longs mais non encore aboutis:


commençons avec les acrostiches:

1/

Jouissons,
Ouvrons
Une à une nos
Illusions,
Suçons nos
Seins
Obscènes de
Narcisses
Sans pudeur

Sussurons à nos
Ames
Nues l'un des
Sens

Effeuillons
Nos
Trans
Rock
Avenue des
Voeux
Ephémères

2/
Manège des sens
Anges insensés
Garces encensés
Image d'indécence
Essence des allumés


Ensuite un jeu avec les muses:

ta muse
ça m'use,
l'amuse
ma muse

ma muse
s'amuse;
ta muse
l'âme use

l'âme use
ta muse,
s'amuse
ma muse

sa muse
l'amuse
t'amuse
m'amuse


autour des mots:

quelques mots lancés à l'oreille
quelques traits rêvés à desseins
quelques pensées dès le réveil
quelques gouttes de ta sève sur mes mains



les mots à la volée
du toaster ont sauté
étoiles saupoudrées
dans le noir du café



je t'offre mes mots, tu me tends la main
j'n'ai jamais vu tes yeux, ni toi les miens
qu'importe le croque-mitaine;
partons! direction l'Eden



mes mots, cerfs-volants
emportés par ton souffle;
mes mots, nuages au vent
que jamais rien n'essouffle.
Révèle-toi, fais danser mes mots!



tes mots sont présence,
un sourire à boire
qui épanche l’absence,
ma visiteuse du soir



tes mots sont des bulles d'air
affleurant à ma fenêtre
venus des profondeurs amères
autant de sourires à naître



il n'avait pas sa langue dans sa poche,
un jour qu'il voulait la donner au chat
une langue de pute lui a tiré sa langue de bois... vipère!



Ton esprit tire ses traits,
dessine ses courbes, trace ses arabesques
délie ses harmonies; moi, face à cette fresque,
je compose ton portrait



des petits riens:

Un matin ils ont plié bagages
pour Croatan ils sont partis
les indiens-aux-yeux-gris
répondre à l'appel sauvage            ----> (saez http://youtu.be/wEIKedipzNs)



il y a tant de beautés
dans toutes nos différences
dommages qu'elle soient gâchées
par tant d'indifférence



j'voudrais lire dans tes yeux
les étoiles que tu laisses filer
réciter la pluie de tes cieux
sous les regards des insensés



si du monde tu n'aimes pas la couleur,
ne détournes pas les yeux, sois pas con
trempe ta plume aux sources des pleurs,
peins, hausse le ton!

si du monde tu n'aimes pas les couleurs
ne ferme pas les yeux
plante dans le gris de leur âme, les fleurs
aux langues de feu

si du monde tu n'aimes pas les couleurs
Inutile de te crever les yeux
arrache, épingle sanglant, ton cœur
au fronton de leurs tristes cieux




Deux textes en travaux:




De Marseille à Marseille
Du Mexique au Yemen
Du Paris d'la Commune
Aux déserts des écumes

D'la poésie à la folie
De l'Albatros à l'enfant roi
Des camisoles nues, des semelles de vent
Aux cruautés théâtrales du poète-voyant

D'la fée verte au Peyotl
Des maux d'tête à l'ennui
D'Illuminations en électrochocs
A l'Ombilic des limbes d'un poète maudit

Il faut, à les lire, plus d'une saison en enfer
A l'unité du multiple de deux âmes écorchées
Comme autant de bateaux ivres sur leurs corps échoués
Pour en finir à jamais avec le jugement de Dieu le père

D'Arthur à Artaud
D'Antonin à Rimbaud









C'est la frêle bête à bon dieu
Qui s'cogne à la fenêtre des hommes
Assemblés pour prier les cieux
Elle aimerait au soleil, squattait les chaumes
Le Rouge et le Noir dans les yeux
Et dans les mains des chanteur de psaumes
L'insecte divin fait danser au mieux
Ses oriflammes à la bougie des mômes...

C'est la p'tite bête qui monte
Qui s'cogne aux fenêtre du net
Et affole les compteurs qui décomptent
Le moindre visiteur de l'insecte
Des clics et du fric en font un mastodonte
La fée électricité n'en croit pas ses mirettes
En bouc-émissaires les laissés-pour-compte
La bestiole craint... d'un jour ne plus être à la fête.

C'est la vieille bête immonde
Qui s'cogne aux barreaux des fenêtres
La nuit tombe une fois de plu' sur le monde
Quand le brouillard se lève sur les lettres
Si la bête à bon dos, la bêtise est au monde
Nichée dans le regard de tous les êtres
Humains, toujours pas de monstre dans l'E-monde
Mais dans la choléosphère bien trop de dieux, toujours trop de maîtres!

07/04/2012

Hacker ouvert

Il y a quelques jours, w0rmer, hacktivistes Anonymous et militant du mouvement Occupy a été arrêté par le FBI. Deux textes circulent depuis quelques jours, signée w0rmer. Dans l'un d'entre eux il relate son arrestation, dans l'autre il explique ses motivations. C'est ce dernier texte que je publie ci-dessous.
Voici également les liens vers les textes en anglais - http://pastebin.com/jjMRFDH6 et http://pastebin.com/P09ZaDaD - et en espagnol - http://pastebin.com/5dHMMYAG.

Traduction en cours du texte sur l'arrestation: :


Aujourd'hui w0rmer se marie, alors en mettant de côté ses ennuis avec la loi, souhaitons-lui tout le bonheur du monde.
#
 





Motivations d'un hacktiviste
par  Higinio Ochoa/W0rmer


J'écris ceci parce que , quelque part, à un moment donné, quelqu'un va essayer de comprendre pourquoi j'ai franchi la ligne du grey pour le black hat. Beaucoup je suis sûr seront d'accord avec moi si je dis que savoir pourquoi quelqu'un fait quelque chose est plus important que l'action elle -même. Alors s'il vous plaît avant de me juger, laissez moi exprimer mes raisons.

J'espère inspirer d'autres personnes à se faire connaître et à faire savoir au Monde pourquoi ILS se battent. Comme la plupart en Amérique, j'étais perdu dans une apathie lorsqu'en 2000, les États-Unis ont adopté le Millenium Act. Complètement inconscient de la pente glissante que cette loi créait, je suis resté assis. Un peu plus tard, j'ai ris à l'idée que l'Amérique laisserait le gouvernement fédéral avoir ce contrôle sur nos communications, sans contrôle. Je savais qu'un jour mes compétences seraient utiles. A partir de ce jour, je me suis entrainé et j'ai perfectionné mes compétences, pour une guerre que j'ai vu arriver beaucoup plus tôt que je ne le prévoyais.
Puis rapidement un jour, Wikileaks a publié le "cable gate" et Bradly Manning fut montré du doigt comme un criminel. J'ai regardé les Américains l'appeler traître même après avoir vu les vidéos divulguées de nos troupes tuant les "ennemis" comme dans un jeu vidéo. Cet acte m'a scandalisé et je savais que mon heure était venue. J'ai créé un compte twitter et j'ai diffusé toutes les informations absorbées que j'ai pu, en retweetant et postant sur Facebook ce que je percevais comme une attaque directe des valeurs de l'Amérique. J'ai regardé, impuissant, le gouvernement fédéral des États-Unis perdre toute crainte de son peuple et maintenir en détention pendant des mois sans procès, un américain dont le seul crime était d'essayer d'informer le monde des atrocités et des affaires secrètes que notre gouvernement faisait en notre nom. J'ai regardé de loin les raids /b/ ralentir et les opérations anonymous augmenter. Puis c'est arrivé.
Visa & Mastercard ont cessé de traiter les opérations financières pour wikileaks. Cela s'est il vraiment produit? Quelque part en chemin le gouvernement fédéral est il devenu si énorme qu'ils pouvaient empêcher wikileaks de se défendre et de collecter des fonds pour le faire? Est ce que mon gouvernement a réellement pensé qu'ils étaient intouchables et que le Monde resterait silencieux? Ils l'ont pensé et ils l'ont fait.
Bien que j'ai refusé de charger mon laser pour aider à faire tomber ces services, j'ai contribué à la formation des autres et activement fait la promotion de l'opération Payback. Les uns après les autres les sites ralentissaient puis tombaient. Cela m'a prouvé qu'Anonymous était exactement ce que j'attendais,soutenant mes compatriotes américains, ce jour-là la voix du monde a été entendue et bien que cette voix soit silencieuse, ce fut assourdissant. A partir de ce point sur je savais que je ne serais jamais plus le même et que l'action devait être lancée.
Un peu plus tard l'opération rébellion des états de l'Empire commençait et le mouvement occupy renaissait. Après des mois de promotion et avec la tempête médiatique, je savais qu'il était temps pour moi de descendre dans les rues. J'ai déménagé dans ma ville natale et j'ai contribué à créer une "Occupation" là bas. Ce mouvement était populaire et très peu de gens pouvaient partager ouvertement nos opinions sans crainte de perdre leur emploi. Ces emplois n'étaient pas glamour mais où j'étais je n'avais aucun travail à faire, pas de travail du tout. Manifestation après manifestation j'ai vu la qualité du mouvement qui se créait et j'ai prêté mes compétences pour accroître la voix de ce petit camp occupy. Nous avons fait face à toutes les tentatives des politiciens locaux aux agitateurs infiltrés locaux et fédéraux. Comme l'occupation locale tirait à sa fin, j'ai fait mes valises et me suis dirigé vers Occupy Fortworth où le harcèlement policier en venait vite aux mains. Ici mes actions ont aidé à décrocher de la violence. Mon occupation locale avait provoqué très peu de résistance de la police car notre Etat était à un tel niveau de pauvreté que même le maintien de l'ordre souffrait. Rapport après rapport concernant les abus de la police à travers le pays,les Anonymous se révélaient être les seuls protecteurs du peuple et de leurs droits. Cette guerre non conventionnelle avait besoin de représailles non conventionnelles et les dox (dossiers) sont apparus très vite. Je n'étais sur le site que depuis 5-10 minutes à occupy Fortworth, Quand j'ai vu et enregistré une vidéo pour la première fois un passage à tabac non provoqué d'un occupant avec rien de plus que le drapeau américain. C'était ainsi, je ne pouvais plus rester les bras croisés et permettre que cela continue. Mon gouvernement avait déclaré la guerre à son peuple et mon apathie était maintenant effacée. J'ai tendu la main à Anonymous et ils l'ont prise, de moi-même j'ai prêté serment d'arrêter de jouer selon "leurs" règles, et j'ai rejoins ce mouvement fer de lance.
Je suis retourné chez moi auprès d'occupy, pour les aider à s'organiser avec tout le savoir et les ressources dont ils avaient besoin pour diffuser en direction d'une audience mondiale, et ensuite exposer la défense des droits que nous avions abandonnés et retourner la pareille à Anonymous en protégeant Occupy partout à travers la nation. Avec à la fois ma connaissance et mes capacités. Je ne suis pas alimentée par une intention malveillante, mais par une obligation morale de protéger ceux qui souhaitent protéger les autres, et leurs droits. Pour beaucoup d'opérations auxquelles j'ai participé, je l'ai fait à cause de la défaillance du système judiciaire, pour ancrer une simple once de responsabilité chez les personnes commettant ces crimes contre l'humanité. Moi et beaucoup d'autres nous avons regardé les manifestants maltraités, les enfants assassinés, et les guerres menées à la fois par notre gouvernement et les agences de presse ignorant ces atrocités en cours. Chaque fois que je me suis connecté je savais que mes ennemis me regardait, mais que rien de ce qu'ils pouvaient me faire, ne serait pire pour moi que de ne pas m'opposer à eux. Je ne me bats pas uniquement contre un gouvernement mondial oppressif, contre la police hors de tout contrôle ou contre les politiciens corrompus, je me bats pour ceux qui en sont incapables ou qui ont abandonné leur droit de le faire. J'ai choisi de me dresser contre un monde qui n'a cessé de mentir, tellement en fait que c'est devenu une habitude; il est accepté que pour être en sécurité nos élus doivent élaborer des accords secrets d'arrière cours, nous mentir en face et mener des guerres en notre nom. Toutes les opérations auxquelles j'ai pris part se jouaient sur plusieurs tableaux premièrement, pour traduire en justice ceux qui sont considérés intouchables et deuxièmement, lentement éduquer ceux qui sont prêts à comprendre qu'il y a un vaste monde réel appelant à un changement qui ne fera que continuer à croître avec le déclin de l'apathie du monde. Vous n'avez pas besoin d'être un hacker pour être un anonymous, chaque individu doit trouver et définir son propre niveau de participation. J'ai choisi cette route. Je l'ai fait à cause de ma connaissance sur les systèmes informatiques et parce que je vois une urgence à faire savoir aux Américains que chaque élément d'information que nous fournissons à notre gouvernement et aux corporations bien qu'ils déclarent les garder confidentiels et en sécurité, c'est en fait tout le contraire. Quotidiennement, des individus formés reçoivent le pouvoir de sécuriser nos infrastructures,ils sont payés des milliers de dollars et on leur fournit des équipes de soi disant professionnels formés pour garder ces systèmes et ces informations confidentielles. Pourtant, quotidiennement, des failles dans ce système sont mises à jour par des personnes formées par elles même et au lieu d'améliorer ces systèmes, nous sommes pourchassés et arrêtés. C'est le moment et l'ère du pic de la collecte d'informations, l'information est le pouvoir. Il est temps pour les gouvernements du monde d'admettre face au peuple qu'ils gouvernent que les informations collectées ne sont ni sécurisées ni protégées. Quelque chose doit être fait. Maintes et maintes fois anonymous a montré que des millions d'informations personnelles étaient laissées sans sécurité et complètement accessible à une exposition publique. Mon opinion personnelle est que la seule réaction de ces instances dirigeantes fut la désinformation et les messages alarmistes. S'il y a un moment pour se dresser contre ces erreurs et ces fausses informations, c'est maintenant!
La révolution ne sera pas télévisée, Ce ne sera simplement pas autorisé. Je me suis battu au quotidien contre la nature humaine, les personnes au pouvoir ne céderont pas le pouvoir que nous leur avons donné aveuglément, nous devons le leur reprendre! Comme je n'ai plus le droit à la parole au sujet de mon avenir, je ne peux que supposer que le gouvernement fédéral effrayé va essayer de son mieux de me refuser l'accès au seul outil pour lequel j'ai des connaissances : l'ordinateur. Ma vivante machine me sera enlevée, comme je suis sûr que mon gouvernement craint, non seulement le bien que je suis capable de faire ressortir avec elle, mais aussi les vérités que je pourrais révéler. Pour moi, cela prouve que, pour la première fois depuis des centaines d'années, notre gouvernement craint enfin de ses habitants, c'est quelque chose dont nos pères fondateurs seraient sûrement fiers. Après tout c'est l'idéal pour lequel ils se sont battus. Je félicite ceux qui se battent encore activement et je tiens à vous remercier de m'avoir donné l'opportunité non seulement de combattre à vos côtés, mais aussi l'opportunité que ma voix soit entendue. Ne craignez pas les changements que nous apportons, les menaces lancées contre nous comme celles des incultes à notre cause, ou de ceux qui sont menacés par le pouvoir que nous exerçons. Ne vous éloignez pas du bon combat que nous portons et ne compromettez jamais vos idéaux personnels pour devenir l'un de ces moutons. Instruisez-vous et ceux qui vous entourent sur les véritables injustices qui se passent dans le Monde. Ne vous arrêtez jamais d'apprendre mais n'oubliez jamais de transmettre ce savoir de sorte que le temps viendra où le monde regardera nos actions comme moi et plus encore.
Merci à vous, et sentez vous obligé de vous joindre à ce combat pas seulement pour les droits civils mais aussi pour les droits de l'homme.

I am anonymous. je suis anonymous
I do not forgive. Je ne pardonne pas
I do not forget. je n'oublie pas





23/03/2012

Au Mexicque Anonymous défend un Etat laïc

Le Pape est en voyage au Mexique. La venue de Benoît XVI provoque une série de protestations de la part d'Anonymous. Ce jour @IberoAnon annonçait avoir touché plus de 80 sites de puis le début de #OpFariseo. Parmi lesquels, lundi la page de l'Archevêché du Mexique ou ce soir d'une organisation catholique mexicaine. Jeudi c'était la page du gouvernement de l'Etat du Guanajuato qui a été mise hors-service quelques heures.
Des infos en espagnol sur le blog Anonymous Iberoamerica.
L'hebdo Proceso rendait compte de cette attaque contre le site du gouvernement du Guanajuato. Voici une traduction de l'article dont vous pouvez lire la version originale sur le site de Proceso ici.
Article publié le 22 mars


Anonymous fait tomber le portail du gouvernement du Guanajuato pour la venue du Pape.


Le groupe d'hacktivistes Anonymous a fait tomber la page du gouvernement de (l'Etat) du Guanajuato, manière de protester contre la venue du Pape Benoît XVI.
L'attaque a eu lieu vers 10h, au travers de l'opération nommée "Fariseo", toute fois 20 minutes plus tard, l'administration avait rétabli le service sur son portail.
Pendant l'attaque, le collectif de hackers a "affiché" sur le site web du gouvernement de Guanajuato un message dans lequel il défendait l'état laïc.
« Anonymous s'oppose à cela (la venue de Benoît XVI) parce que nous pensons que le Mexique, avant d'être toujours fidèle devrait être le Mexique toujours laïc. »
« Nous respectons la foi mais nous ne respectons pas l'imposition, c'est pour cela que nous avons laissé cette phrase, comme allusion à un État laïc, invitant l’Église à ne pas se mêler des affaires de l'État, respectant les idées et croyances éloignées des siennes. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est Dieu », expliquait le message.
Anonymous a lancé une série de protestations numériques contre la venue du Pape, avec comme argument que le gouvernement fédéral ternit l’État Laïc et également en opposition à l'activisme politique de Benoît XVI.
Anonymous voit dans la venue du Pape un appui au PAN à quelques jours de l'ouverture de la compagne présidentielle.
"Non à la visite du pape http://www.guanajuato.gob.mx Hacked #OpFariseo”, ont publié les hacktivistes sur le compte Twitter @MexicanH vers 10h.
De plus, en lien avec les Anonymous d'Italie, les hackers mexicains ont essayé de mettre une nouvelle fois hors-service le site web du Vatican.
"TANGO DOWN #OPITALY & #OPMEXICO http://www.vatican.va", ont-ils publié par @OperationItaly.
Ils ont également mené des actions pour faire tomber le portail http://sedetur.vamosaguanajuato.com, mais n'ont réussi que de manière intermittente.
Le gouverneur Juan Manuel Oliva s'est abstenu de commenter la cyberattaque. 








18/03/2012

Vive la sociale!!!

Poème de Victor Hugo en hommage à Louise Michel et à la Commune de Paris (18 mars 1871)




Ayant vu le massacre immense, le combat
Le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat,
La pitié formidable était dans tes paroles.
Tu faisais ce que font les grandes âmes folles
Et, lasse de lutter, de rêver de souffrir,
Tu disais : « j’ai tué ! » car tu voulais mourir.
Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine.
Judith la sombre juive, Aria la romaine
Eussent battu des mains pendant que tu parlais.
Tu disais aux greniers : « J’ai brûlé les palais ! »
Tu glorifiait ceux qu’on écrase et qu’on foule.
Tu criais : « J’ai tué ! Qu’on me tue ! - Et la foule
Écoutait cette femme altière s’accuser.
Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ;
Ton œil fixe pesait sur les juges livides ;
Et tu songeais pareille aux graves Euménides.
La pâle mort était debout derrière toi.
Toute la vaste salle était pleine d’effroi.
Car le peuple saignant hait la guerre civile.
Dehors on entendait la rumeur de la ville.
Cette femme écoutait la vie aux bruits confus
D’en haut, dans l’attitude austère du refus.
Elle n’avait pas l’air de comprendre autre chose
Qu’un pilori dressé pour une apothéose ;
Et, trouvant l’affront noble et le supplice beau
Sinistre, elle hâtait le pas vers le tombeau
Les juges murmuraient : » Qu’elle meure !
C’est juste Elle est infâme -
A moins qu’elle ne soit Auguste
« Disait leur conscience. Et les jugent, pensifs
Devant oui, devant non, comme entre deux récifs
Hésitaient, regardant la sévère coupable.
Et ceux qui, comme moi, te savent incapable
De tout ce qui n’est pas héroïsme et vertu,
Qui savent que si l’on te disait : »
D’où viens tu ? « Tu répondrais : »
Je viens de la nuit ou l’on souffre ;
Oui, je sors du devoir dont vous faites un gouffre !
Ceux qui savent tes vers mystérieux et doux,
Tes jours, tes nuits, tes soins, tes pleurs donnés à tous,
Ton oubli de toi-même à secourir les autres,
Ta parole semblable aux flammes des apôtres ;
Ceux qui savent le toit sans feu, sans air, sans pain
Le lit de sangle avec la table de sapin
Ta bonté, ta fierté de femme populaire.
L’âpre attendrissement qui dors sous ta colère
Ton long regard de haine à tous les inhumains
Et les pieds des enfants réchauffés dans tes mains ;
Ceux-là, femme, devant ta majesté farouche
Méditaient, et malgré l’amer pli de ta bouche
Malgré le maudisseur qui, s’acharnant sur toi
Te jetai tout les cris indignés de la loi
Malgré ta voix fatale et haute qui t’accuse
Voyaient resplendir l’ange à travers la méduse.
Tu fus haute, et semblas étrange en ces débats ;
Car, chétifs comme tous les vivants d’ici-bas,
Rien ne les trouble plus que deux âmes mêlées
Que le divin chaos des choses étoilées
Aperçu tout au fond d’un grand cœur inclément
Et qu’un rayonnement vu dans un flamboiement. 




Merci à @NetLibertaire d'avoir twitté cet hommage à la grande Louise Michel. 



Pour se replonger dans cet épisode révolutionnaire du peuple de France on peut visiter le site des archives de la radio télévision suisse. Pour le centième anniversaire de la semaine sanglante (1971), Henri Guillemin présentait en 13 épisodes (presque 30 minutes chacun) cette page rouge de l'histoire du peuple.
De quoi se programmer quelques soirées télé intelligente...
                       ====> VERS LA COMMUNE DE PARIS <====

12/03/2012

L' archipel pirate 2.0

Voici le texte que j'ai distribué lors de l'Anonymact.Vous pouvez le télécharger en PDF en cliquant ---> ici!


On a tous en mémoire cette image du jeune chinois face au tank sur la place Tian'anmen.Ou des photos du mur de Berlin, du premier pas de l'humanité sur la Lune. Si ces images ont façonné un imaginaire collectif, elles étaient pourtant encore porteuses d'une caractéristique du passé, elles nous étaient mise à disposition par des journaux, des gouvernements... souvent dans un but de propagande ou de marketing. Aujourd'hui, le porte-voix a changé de sens. Il ne porte plus la parole d'en haut vers le bas. L'Histoire ne reflète plus l'éclat des puissants, elle conte la vie de la multitude. Le mégaphone ne porte plus même la voix du bas vers le haut, mais horizontalement. Il est aujourd'hui possible de suivre en direct une manifestation à l'autre bout du monde, d'en partager les images sans passer par un quelconque intermédiaire plus ou moins indépendant. C'est l'émergence, non plus d'un imaginaire collectif, mais bien d'une conscience collective qui est ici à l’œuvre.


L'utilisation des réseaux sociaux comme outil de mobilisation est un bon exemple de hack réussi. Dans sons sens premier, le hack est le détournement de la fonction de l'objet qu'on nous vend. Ni Facebook, ni Twitter n'ont été créés pour fomenter les révolutions arabes, pour permettre aux indignés d'occuper le haut du pavé ou pour faciliter l'organisation d'#Op anonymes.
Pourtant, le rôle des réseaux sociaux a été déterminant et le sera à n'en pas douter de plus en plus. Le problème relève dès lors du droit d'auteur. C'est à dire qu'en nous vendant des objets, les entreprises nous vendent une fonction, un concept. Car si on veut l'appareil qui fait ce qu'on fait faire à l'objet inapproprié, il existe et si par mésaventure il n'existait pas encore, les pourvoyeurs de nos désirs se feraient un plaisir de nous en pondre un. ACTA et toutes les lois similaires à travers le globe ne sont rien d'autre qu'une surveillance du Net pour que les grandes entreprises puissent s'assurer que nous utilisions les objets dans leur "juste" fonction et que nous ne n'utilisions pas les objets qu'ils nous vendent à des fins qui pourraient aller à l'encontre de leur économie moribonde. Dans le monde réel (semences, médicaments génériques...) aussi bien que dans le monde virtuel (criminalisation du partage de l'information...).
Jusqu'à présent le hack consistait donc à détourner le concept, pas l'objet lui-même. Maintenant imaginez un monde où des imprimantes 3D seraient capables de reproduire couche à couche un objet scanné. Dès à présent, The Pirate Bay a commencé à mettre à disposition les données d'objets numérisés en 3D (1). Imaginez, à terme, la révolution que cela peut représenter en terme d'auto-organisation de la production. Imaginez comment réagiront les gouvernements et leurs lobbys si le moyen de reproduire un objet du quotidien était à portée de la main. Imaginez les problèmes de propriété intellectuel qui découleront de ces pratiques. L'un des levier de l'économie capitaliste s'en trouverait menacée comme le fait remarquer Adrian Bowyer (2). Si la satisfaction de nos besoin matériel peut s'autonomiser de « l'offre » du patronat, en organisant pourquoi pas des FabLab (3) municipaux pour les besoins communs, un peu à la manière des fours des villages du Moyen-Âge. Des lieux où chacun pourrait venir reproduire un objet mettraient à bas l'industrie. Dans le même ordre d'idée, Jeremy Rifkin (4) applique cette décentralisation de la production à l'énergie, renvoyant le centralisme nucléaire ou des énergies fossiles au statut de formes passéistes... des fossiles d'un autre âge de l'humanité. Son exemple s’appuie sur l'adaptation de nos lieux de vie à des normes écologiques où chaque immeuble doit pourvoir à ses propres besoins énergétique et, à terme, à une forme d'échange d'énergie à la manière dont nous
partageons aujourd'hui l'information.
Adapter en temps réel l'offre à la demande et non cette concurrence faussée par le fric qui domine les société depuis la première révolution industrielle. Un échange, un potlach de l'ère numérique, pair à pair. Une remise en cause de la propriété privé qui régit des biens de la communauté. La propriété c'est le vol : propriété des moyens de productions, propriété industrielle, propriété intellectuelle. Vive l'échange entre pairs, ce socialisme du XXIe siècle comme le définit Michel Bauwens (5). Ce ne sont donc plus seulement les intermédiaires de l'industrie du divertissement – ciné, musique – qui voient leur rôle remis en cause. Avec cet outil formidable d'auto-organisation qu'est l'Internet, c'est une économie qui peut naître. Une économie dans le sens noble du terme, c'est à dire non pas le gaspillage dangereux de l'ère industrielle et de la consommation de masse, l'ère de l'offre avec son flux constant de publicité pour écouler leur came dans les veines de la société. Cette ère de l’obsolescence programmée. Cette économie nouvelle sera une ère de la récupération, de la bidouille, une ère où la consommation tendra à ne plus être de masse, mais au contraire individualisé, une ère de la demande.
Ce changement de paradigme de la consommation tient son pendant dans la production, avec la possibilité de faire appel à la communauté pour travailler sur un projet. A l'image du Chaos Computer Club (6) et de son projet de lancer des satellites pirates pour accéder au réseau sans censure. A l'image aussi de Pirate Bay qui en offrant à la communauté ses scannes 3D espère bien stimuler la participation et développer le concept. A l'image de Wikipedia, qui prouve la validité d'une encyclopédie basé sur un savoir mutualisé en lieu et place d'un savoir spécialisé. A l'image dont "vivent" les logiciels libres, toujours améliorable par la communauté. A l'image du CopyLeft ou des licences Creative Commons... Des modèles où l'échange monétaire laisse la place à une satisfaction plus personnelle. Des modèles où les classes tendent à disparaître. Le prolo ne vend plus sa force de travail. Le patron ne fait plus son beurre en prélevant la différence entre la simple addition des travaux individuels et la démultiplication engendrée par l'effort collectif... privant les prolétaires du beurre qui égaie l'assiette d'épinards.
Pas facile de se reconnaître dans toutes ses images. Parfois certaines facettes semblent même incompatibles. Mais on en revient là, à cette diversité foisonnante de l'expérimentation. Internet est une communauté, le fameux village
global. Ce village s'est construit autour du partage. Mais contrairement à la vie réelle, le partage sur Internet n'est pas division, mais multiplication. Lorsqu'on offre un document à la communauté virtuelle, on n'en est pas dépossédé. Partage des connaissances. Partage du divertissement. Les jeux en réseau évidemment, le
partage de fichiers culturels. Partage de talent. Jetez un œil ou deux sur des sites de photos. Le talent n'est pas l'apanage d'une élite. L'exposition médiatique d'un travail donnait l'illusion de la rareté. Mais quand on voit certaines photo "d'amateurs", elle n'ont souvent rien à envier à celles de professionnels. Internet révèle la multitude des talents. Ce qui ne signifie en rien que par la magie du réseau chacun peut prétendre à posséder tous les talent. Non, mais le net permet l'exposition médiatique qui jusqu'alors était aux mains d'une caste – ah tiens ça me rappelle un certain Gutenberg. Encore un intermédiaire qui saute. Comme dans les Amaps ou dans les Systèmes d'échanges locaux. Comme dans la scène punk qui fut capable de créer son réseau de salles de concerts, ses fanzines... Du producteur au consommateur. C'est tout le système économique qui est à revoir. Passer à une économie de la participation, en faisant l'économie des intermédiaires. Passer "du consumérisme toxique à une économie de la contribution" comme le suggère le philosophe Bernard Stiegler (7). Une économie du Do It Yourself qui existe déjà, en petits îlots épars. Interconnectons les initiatives et une nouvelle économie pourrait apparaître... Une économie qui menace dores et déjà l'économie capitaliste. Interconnectons ces îlots et nous voyons se dessiner un archipel pirate.

Un archipel pirate car ne nous voilons pas la face, cette dénomination de pirate est à rapprocher de certaines tentatives utopiques des prolétaires des océans qui s'étaient extrait de l'esclavage de leur temps. Mais s'ils sont restés dans l'Histoire comme des pirates, c'est parce que l'Histoire a été écrite par leurs vainqueurs. Renversons l'ordre établi et nous passerons du statut de pirate à celui de résistants, de pionniers. La plupart des frères de la côte ne faisaient pas de politique au sens partisan en usage à l'âge d'or de la piraterie. Comme aujourd'hui les Anonymous ne font pas de politique. Ils défendent les droits sur l'océan numérique, créant autant de TAZ (8) sur le réseau, autant d'associations libres et éphémères nécessaires à une opération.
De la même manière, le mouvement des indignés a mis en avant sa non appartenance à la politique partisane. C'est un retour de boomerang du monde virtuel vers la vie réelle. On ne cherche pas à se mettre d'accord ici et maintenant sur les solutions qu'apportent socialistes ou libéraux, progressistes ou conservateurs... des catégories que chacun de nous peut endosser et échanger au grès des sujets abordés. Anonymous, comme les Occupy ou les internautes tunisiens remettent en cause une fois de plus l'intermédiaire : l'homme et la femme politique. On réagit ensuite au besoins spécifiques de chaque situation. Car l'internaute accède à une masse d'information qui lui permet de se saisir des problématiques de la cité, de la Res Publica sans à priori idéologique mais par la bidouille, la pratique, l'expérimentation et le partage dans un cadre horizontal et non autoritaire.
En cela, cette (r)évolution pourrait être bien plus puissante qu'une révolution partisane. Elle n'est pas le fruit du passé, elle est la graine du rhizome de demain. Cette révolution ne cherche pas à prendre le pouvoir. Elle ne cherche même pas consciemment à détruire le pouvoir. Pourtant, en élargissant la base de la pyramide sociétale, elle fera tomber le sommet. Cette révolution ne cherche pas non plus à esquiver le débat, au contraire, elle veut le créer dans des conditions démocratiques réelles. On change le système d'exploitation et les logiciels, on passe en libre. On change d'échelle. On se dirige vers une démocratie globale et décentralisée. Mais nos données personnelles sont préservées. Nous gardons nos opinions, nos favoris. Simplement, n'attendez plus d'ordres d'un chef ni l'obéissance d'employés. C'est une démocratie de citoyens anonymes qui apprennent à se connaître. Mais des anonymes qui savent qu'ils ne veulent pas qu'on touche à la liberté qu'offre internet. Une liberté où la transparence des débats, des enjeux doit être la règle, comme le site Wikileaks l'a initié au grand damne des adeptes des secrets d’États ou industriels. En cela, le rapprochement de ces derniers jours entre le site de Julian Assange et de la nébuleuse Anonymous (9) est porteur de grandes terreurs pour les puissants dans les années à venir. Les citoyens anonymes ont appris à cohabiter au-delà des apparences. Dans un monde de transparence, les apparences s'effacent devant les faits. Dans cette Do-ocracie qui s'intéresse à la couleur de peau du gars, ou de la fille avec qui on butte des aliens dans un jeu en réseau ? Qui s'intéresse à la couleur politique du blogueur de Marmiton.org ? Quelle importance ont le sexe ou les préférences sexuelles de celles et ceux avec qui on participe à une attaque en déni de service ? Internet n'est pas le monde. Pas plus qu'il n'en serait un simple outil. Il est une extension du monde réel. Ce territoire s'est construit sur certaines bases : liberté d'expression et d'accès à l'information, neutralité du réseau, décentralisation et participation. Ajoutons-y le respect de la diversité et de la vie privée.
Si Internet est une extension du monde, il n'en est donc pas déconnecté et les deux mondes interagissent. Voilà peut-être une réponse à la morosité des milieux militants ces dernières années. Une explication plausible à l'abstention, au désintérêt apparent des jeunes pour la politique. Ils redéfinissaient - à leur propre insu - La Politique. Ces gamins bidouilleurs ne se forgeaient pas seulement une Histoire commune – avec des figures et des évènements de portée mondiale – mais ils se sont construit un présent commun. Un présent où la libre association est la règle. Un présent débarrassé de frontières, un monde où de chez soi on peut partager avec le monde entier. Un lieux où il n'y a plus ni peuples ni dirigeants, mais une multitude en interconnexion. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas de règle ou de cultures. Forums, commentaires de bas d'articles, salon de chat de jeux en réseau suivent des codes de bonnes conduites. En ce domaine aussi le réseau est moins un continent virtuel qu'un archipel numérique. Un monde, comme dirait les zapatistes, qui contiendrait tous les mondes.
La mutation due au succès récent d'Anonymous pose ainsi un problème éthique, comme on l'a vu avec l'attaque du site de l'Expresse. Anonymous ne s'attaque pas à la presse et l'a rappelé après que le site ait été mis hors service, suite à la provocation de son directeur à l'écharpe aussi rouge que la muleta d'un toréador. Les valeurs primordiales du vivre ensemble sur Internet doivent être transmises. L'absence de hiérarchie – l'anarchie - n'est pas l'absence de règles communes. Mais des règles discutées et acceptées par toutes et tous, pas des lois édictées par des intermédiaires plus ou moins démocratiques. Si on peut se mettre d'accord là-dessus, on aura franchi un cap. Après, que le débat démocratique de chaque communauté – virtuelles ou réelles – ait lieu. Chacun défendra ses positions, mais au moins le débat ne sera-t-il plus faussé.
Bien sûr, le village global possède les défauts de tous villages. Tout le monde se connaît et il est bien difficile de passer inaperçu lorsqu'on va acheter ses premières capotes dans la pharmacie où votre mère supérieure cherche l’onguent pour soigner ses varices, ou des longues OCB chez le buraliste où votre grand frère - Big Brother - achète son quotidien préféré. Mais la "petitesse" du village - Internet aboli les distances - facilite aussi les solidarités. Et si l'anonymat peut être une réponse aux inconvénients, elle n'entrave en rien la solidarité. L'anonymat n'est ici qu'un masque protégeant la vie privée, tandis que pour nos intermédiaires en sursis le masque est celui des apparences, un miroir aux alouettes. Nous, nous savons ce qui se cache derrière le masque de notre anonymat...

Si le cerveau est une interface entre l'être et l'avoir - c'est à dire entre le monde intérieur et le monde extérieur - avec Internet, le cerveau est aussi devenu l'interface être/savoir. Heureusement pour nous, les intermédiaires ne nous vendent pas (encore) nos cerveaux, il n'est pas encore interdit de le hacker, de détourner notre cerveau du droit chemin, de la fonction que nos dirigeants nous aimeraient lui voir attribuer... un réceptacle vendu à la pub. De cette bataille du net, par effet de miroir entre les facettes de nos cerveaux, dépendront les interconnexions entre l'être, l'avoir et le savoir... entre nos mondes intimes, les mondes virtuels et le monde réel. C'est aussi là que réside l'importance des batailles à venir autour de la manière dont se développera l'Internet dans les prochaines années, entre modèle marchand et modèle coopératif. Entre un réseau propriétaire et un réseau libre.
Les intermédiaires capitalistes ont fini par confondre leur image avec la réalité. Ils ont oubliés qu'ils n'ont été qu'une réponse à un moment donné de l'histoire du
développement de l'humanité. Ils ont fini par confondre l'être et l'avoir en oubliant le savoir. Face à un miroir devenu une fenêtre ouverte sur la transparence, leur masque de rigueur n'est plus que triste figure.

Bas les masques !



1 : Sur les imprimantes 3D et l'émergence d'objets « open-source », lire http://owni.fr/2010/08/20/vers-des-objets-open-source/
2 : Ingénieur, mathématicien et inventeur de la RepRap. Lire par exemple: http://owni.fr/2011/09/15/imprimer-le-reel-a-portee-de-main/
3 : Fabrication Laboratory, sorte de mini-usine collaborative. Lire par exemple : http://owni.fr/2012/02/23/fab-lab-la-pharmacopee-anti-crise/
5: Théoriciens des systèmes pair-à-pair, à l'origine de la Fondation pour les alternatives peer-to-peer. Lire l'article que Rue89 lui consacre : http://blogs.rue89.com/greensiders/2012/01/16/bauwens-le-peer-peer-est-le-socialisme-du-xxie-siecle-226170
6 : Au sujet du projet de satellites pirates lire par exemple, le billet sur mon blog : http://portapluma.blogspot.com/2012/01/satellite-pirate.html
8 : TAZ de Hakim Bey peut être consulté en ligne ici : http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
Si ces sujets vous intéresse vous pourrez trouver des réflexions intéressantes sur les sites suivants: owni.fr, reflets.info, sur framablog.org, sur le site de la Quadrature du net, le blog de Bluetouff...
Vous pouvez également chercher par vous-même, le Do It Yourself étant un bon début pour vous plonger dans ces réflexions ;-)




Photos: Anonymact, samedi 10 mars 2012 @el_portaplumas
Dessin: emprunté sur la toile

19/02/2012

Tout ça n'empêche pas Nicolas...

... Qu' la Commune n'est pas morte !



Et si on montrait à notre Nicolas actuel que l'esprit de la Commune vit encore.
Pour se replonger dans cet épisode révolutionnaire du peuple de France on peut visiter le site des archives de la radio télévision suisse. Pour le centième anniversaire de la semaine sanglante (1971), Henri Guillemin présentait en 13 épisodes (presque 30 minutes chacun) cette page rouge de l'histoire du peuple.
De quoi se programmer quelques soirées télé intelligente...

                       ====> VERS LA COMMUNE DE PARIS <====



merci à @__Radiopirate__ qui a twitter ce lien.

17/02/2012

Un revenu de base pour libérer l'humain

Voici un film-essai sur le "revenu de base", c'est à dire découpler revenu et travail afin de libérer les individus. En ces temps de crise économique, l'idée d'un revenu universel de base peut paraître saugrenu et pourtant il rentre dans les solutions qui permettront à l'humanité de sortir du capitalisme et de construire une société plus libre.
Il existe en France un appel pour un revenu de vie qui s'apparente à ce qui est développé dans le film. Vous pouvez vous renseigner ici.


Merci à @ravachol2012 pour avoir signalé cette vidéo dans son commentaire à mon post "sortons du capitalisme"

Bon visionnage... bonne réflexion.




« Un revenu, c'est comme l'air sous les ailes de l'oiseau ! ». C'est ainsi que commence le film. Est-ce que ce revenu devrait être inconditionnel pour chacun ? Est-ce possible, un droit civique économique ?

Le film est captivant, il fait réfléchir, il touche et met le doigt sur ce qui est raisonnable. Il permet de voir la situation de la société et le devoir de l'argent sous un jour nouveau. Un thème d'une actualité brûlante...




07/02/2012

A Claude Guéant

Voici une vidéo de René Vautier sur le thème de la civilisation.

Si on en croit la conclusion de cette vidéo, on ne peut que supposer Monsieur le ministre que vous avez été bon élève à l'école de la République... farcissant votre tête de dates - 1515? - comme autant de gloires isolés dont jamais vous ne comprendrez le contexte et la dynamique qui va avec tant votre tête si pleine est mal faite. Dommage que vous n'ayez pas plus fait l'école buissonnière pour, au détour d'un chemin de traverse tomber - et vous blesser peut-être - sur d'autres visions du monde ou tout simplement lire les témoignages exhumés par Vautier dans ce monologue. Vous auriez peut-être tirés quelque enseignement de votre rencontre à l'autre.  Il n'est jamais trop tard, Monsieur le Ministre.
Bon visionnage




Merci à Net Libertaire pour avoir twitter ce document.

26/01/2012

L'ACTA acté par l'UE...

La Quadrature du Net nous l'apprend, l'Union Européenne a donc officiellement signé l'ACTA. Mais le chemin est encore long avant son adoption au Parlement Européen et tous ceux et toutes celles qui à travers le monde s'oppose à ce traité de contrôle global du Net ont encore les moyens de se faire entendre, de manifester leur opposition. Sur Twitter, vous pouvez rechercher les tags suivants: #ACTAgainstACTA, #ACTA, #Censorship, #OPDownWithActa.
Voici le texte publié sur le site de la Quadrature:


Paris, 26 janvier 2011 – Aujourd'hui à Tokyo, l'Union européenne et 22 de ses États Membres, dont la France, ont officiellement signé ACTA1, l'accord commercial anti-contrefaçon. Le mouvement citoyen mondial contre les lois américaines anti-partage SOPA et PIPA doit désormais vaincre leur équivalent global ACTA au Parlement européen.
Quelques jours après les manifestations en ligne contre les projets de loi anti-partage SOPA et PIPA aux États-Unis, la cérémonie de signature de l'ACTA est le symbole du contournement de la démocratie visant à imposer des politiques qui nuiront à la liberté de communication et à l'innovation de par le monde. Cette signature hautement symbolique n'est toutefois pas la fin du combat.
Chaque citoyen souhaitant agir pour vaincre ACTA a maintenant l'occasion de participer en vue de le faire rejeter. Chaque étape de la procédure qui conduira au vote final au Parlement européen (au plus tôt en juin) sera l'occasion de se faire entendre. (Voir ci-dessous).
« Ces derniers jours, on assiste à des manifestations2 très encourageantes de la part de citoyens polonais ou du reste de l'Europe, qui s'inquiètent des conséquences d'ACTA sur la liberté d'expression, l'accès aux médicaments, ainsi que le partage de la culture et de la connaissance. Cet important mouvement va prendre de l'ampleur. Les citoyens européens doivent reconquérir la démocratie face à l'influence néfaste d'intérêts industriels sur la politique globale3. Lors de chacun des débats et des votes sur ACTA au sein des commissions du Parlement européen, les citoyens doivent alerter leur élus. », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.

La procédure ACTA au Parlement européen

  • La commission Commerce International (INTA) du Parlement européen est la principale commission travaillant sur ACTA.
  • Les commissions Affaires Juridiques (DEVE), Libertés Publiques (LIBE) et Industrie (ITRE) seront les premières à voter sur leurs rapports pour avis.
  • Ces derniers seront envoyés à INTA pour influencer son rapport final, qui sera ensuite transmis à l'ensemble du Parlement européen pour lui recommander de voter pour ou contre la ratification d'ACTA.
  • The vote final du Parlement européen en session plénière aura lieu au plus tôt en juin.
Voir la fiche de procédure d'ACTA : http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=5924982.
Pour agir contre ACTA, rendez vous sur notre page de campagne dédiée.

22/01/2012

Descendons dans la rue, avant que tout soit perdu

Depuis la fermeture de Megaupload, la riposte s'organise. Les sites de la justice américaine (#justice.gov), celui du #FBI, des sociétés du business des droits d'auteur (ciné et musique), l'intégralité du catalogue de Sony mise à disposition gratuitement l'espace d'une zone autonome temporaire virtuelle, mais aussi en France le site de l'hadopi, celui de vivendi et même celui de l'Elysée... et bien d'autres encore, aux USA et en France, mais aussi en Pologne, en Colombie... un peu partout s'organise la révolte. Anonymous proclamait lors de la première journée d'attaque, avoir réuni plus de 5600 participants. Le salon IRC de la branche francophone a connu ce week-end une fréquentation inhabituellement forte.
Alors bien sûr Megaupload n'est certainement pas le symbole parfait pour déclencher une "guérilla" numérique. Ce serait même plutôt le contraire. Et pourtant, la réaction de la loi fait frémir. Cette réaction effraie parce qu'elle augure d'une nouvelle gestion du réseau. Une gestion qui se voudrait civilisatrice, mais qui n'est que l'aveuglement d'un mode de pensée trop ancien, incapable de voir qu'à travers ce qu'on fait du Net dépendra peut-être ce que nous feront du monde demain. Ils sont les puissants d'un monde ancien qu'ils voient se fissurer de partout. C'est un mouvement qu'en tant que révolutionnaire personne ne peut rejeter. Que ceux qui défendent une révolution ancrée dans le passé - si glorieux soit-il - ouvrent les yeux et voient qu'aucune révolution ne se fait les yeux tournés vers le passé. Il suffit de voir comment cette riposte décentralisée, mondiale, se met en place. Il suffit de suivre sur Twitter les annonces de sites "descendus" et les nouvelles cibles désignées. Il suffit de se connecter un moment sur le chat IRC d'Anonymous pour suivre en direct les attaques, l'arrivée de nouveaux anonymes montant au front. L'outil internet permet de concrétiser une forme d'organisation libertaire. Parallèlement à cette lutte sur le continent virtuel, une économie participative s'y est développée, offrant un prolongement, une articulation à venir, pour les systèmes alternatif: Scoop, SEL, troc, monnaies sociales... La révolution se nourrit de l'Histoire, mais n'y cherche pas son avenir.  C'est par le saut dans l'inconnu que les révolutions avancent. C'est en cela qu'elle renversent l'ordre établi.
Parce que la victoire sur la carte virtuelle et sur le terrain réel ne peuvent plus être dissociée Anonymous lance un nouvel appel à descendre dans la rue.

Suivez-moi sur twitter: @el_portaplumas
Plus d'infos ici. Le vidéo-tract est reproduit ci-dessous:



Voici la vidéo de l'appel anglais (sous-titres français):

17/01/2012

Sopa à la grimace








STOP SOPA
 THE ESSENTIALS:
  • Summary and bill text of SOPA - H.R. 3261: link
  • Summary and bill text of PIPA - S.968: link
  • Congressmen who support SOPA and how much money in donations they received to support it: link
 IN DEPTH:
  • Companies that support SOPA - link
  • Companies that oppose SOPA & PIPA - link
  • Video: What is PIPA and how will it affect you? link
  • SOPA 101: An Infographic - link
  • Tech Law & Policy: House takes Senate’s bad Internet censorship bill, tries making it worse - Analysis of SOPA & PIPA - link
  • First Amendment Legal Analysis and Implications of SOPA - link
  • Stanford Law Professors React to SOPA and PIPA - link
  • Infographic: What SOPA Means for Business and Innovation - link
  • FAQ: How SOPA Would Affect You - link
GET INVOLVED:
  • Take Action Checklist to Stop Censorship - link
  • Join @YourAnonNews and @AnonymousIRC and pledge not to tweet between 8AM-8PM EST (1300-0100 UTC) on 18 January [check your local timezone here - Use hashtags #SOPAblackout and #J18
  • Add the following banners to your Twitter pic: “CENSORED” - link | “STOP SOPA” - link
  • How to contact Facebook and Google to support the January 18 SOPA blackout - link
  • Contact your local Representative with info and a widget to find them by EFF and Wired for Change - link
  • Plugin for WordPress to protest with a blackout: link
  • Click “attend” on the FaceBook event page - link




07/01/2012

#OpArcelor-Mittal






Le 1er janvier dernier, pour fêter la nouvelle année, Anonymous Belgique avait menacé le géant de l'acier. Moins d'une semaine plus tard, les hacktivistes ont donc tenu parole, en représailles aux suppressions d'emploi annoncés par Arcelor en Belgique:





Voici le communiqué de presse, trouvé sur le site Rezocitoyen:


Mise à jour du 6 janvier : Le site internet du groupe ArcelorMittal hacké (voir capture d’écran).
Bonjour, Anonymous a accompli sa tâche en s’attaquant au site de ArcelorMittal et ce fût une réussite, comme vous pouvez le voir ! lulz ! (voir image) Nous nous battrons avec toute l’énergie, et tous les moyens informatiques dont nous disposons pour soutenir les oubliés de ce monde et les défendre contre leurs tortionnaires qui opèrent d’une façon sournoise qui nous est insupportable...
Et ainsi nous continuerons sans relâche de châtier les organisations qui mettent à mal le bien-être des personnes innocentes qui aspirent en un monde meilleur pour leur famille et leur entourage.
Ce message vous est adressé pour tout d’abord vous dévoiler le fruit de l’opération qui est un grand succès et également nous excuser envers les différents journalistes de toutes rédactions confondues pour notre manque de coopération, mais cela était nécessaire pour la continuité et la fluidité de l’opération et ainsi éviter des fuites qui auraient pu éventuellement nous nuire.

Message d’Anonymous Belgique à ArcelorMittal.
ArcelorMittal S.A est une société mondiale dans le domaine de la sidérurgie dont le siège social réside au Luxembourg, avenue de la Liberté. Il s’agit là, de la plus importante entreprise mondiale sidérurgique et leader du marché dans l’acier pour une utilisation dans divers domaines tel que le domaine automobile, la construction, l’électroménager et l’emballage. Il dispose d’importantes ressources propres de matières premières et d’excellents réseaux de distribution étendus.
La société tel quel fut fondée le 26 juillet 2006 par la fusion d’Arcelor et de Mittal Steel. Il se classe dès lors 99e du classement Fortune Global 500 en 2010. En 2008, Mr Mittal ouvrit à nouveau la ligne à chaud de l’usine Cockeril en Belgique répondant ainsi à la demande accrue du marché de l’acier et assurant à de nombreux travailleurs Belge un investissement sur le long-terme.
Il y a de cela quelques semaines, ArcelorMittal annonça que cette même usine serait fermée et que 600 travailleurs perdraient ainsi leur emploi. Il est néanmoins estimé que plus de 4000 travailleurs seraient impactés indirectement par cette décision. Cette décision fut prise outrepassant la promesse officielle d’il y a 3 ans que cela ne se produirait pas.
En 2010, ArcelorMittal accusa un bénéfice net de 2,9 milliards de dollars avec un chiffre d’affaire de 78 milliards de dollars. Ceci démontre une fois encore l’exemple parfait d’une multinationale prête à mentir sur l’autel du profit , pour elle même et pour ses actionnaires
La stratégie d’ArcelorMittal fut officiellement condamnée par le Parlement Européen ainsi que le Gouvernement Belge. Aucune solution juridique ne fut trouvée contre cette gigantesque multinationale.
Nous, AnonOps Belgique, estimons et qualifions cette situation d’injuste et d’inacceptable. AnonOps Belgique condamne la stratégie d’ArcelorMittal et utilisera tous les moyens a sa disposition en faveur des milliers qui risquent de perdre leur emploi.
ArcelorMittal par ses méfaits s’est donc officiellement auto-désigné comme cible d’AnonOps Belgique !!!
  • Nous sommes Anonymous,
  • Nous sommes Légion,
  • Nous n’oublions pas,
  • Nous ne pardonnons pas,
  • Redoutez-nous.
Les Inrocks et le site espagnol lne rend compte de cette attaque.