"La plume est la langue de la pensée"
Miguel de Cervantes Saavedra

03/04/2013

Un peu de poésie...

Bon ça fait un bout de temps que j'ai pas écrit ici... la vie, tout ça.
Bref, je reviens poser sur ce blog quelques mots et assez curieusement (pour moi) c'est une forme de "poésie" qui m'envahit ces derniers temps...
Curieux pour moi car je ne suis pas un grand lecteur de poésie et, hormis pendant une adolescence où je me rêvais en poète maudit, je ne me suis plus essayé à cette forme d'écriture enserrée dans de nombreuses contraintes stylistiques!
Bref, c'est grâce à tweeter que c'est venu... permettre le saut de ligne dans les petits message de 140 caractères m'a donné envie de jouer avec les acrostiches. Les vannes étaient ouvertes...
Je vous propose ici quelques-uns de ces écrits postés sur le réseau social ainsi que deux textes plus longs mais non encore aboutis:


commençons avec les acrostiches:

1/

Jouissons,
Ouvrons
Une à une nos
Illusions,
Suçons nos
Seins
Obscènes de
Narcisses
Sans pudeur

Sussurons à nos
Ames
Nues l'un des
Sens

Effeuillons
Nos
Trans
Rock
Avenue des
Voeux
Ephémères

2/
Manège des sens
Anges insensés
Garces encensés
Image d'indécence
Essence des allumés


Ensuite un jeu avec les muses:

ta muse
ça m'use,
l'amuse
ma muse

ma muse
s'amuse;
ta muse
l'âme use

l'âme use
ta muse,
s'amuse
ma muse

sa muse
l'amuse
t'amuse
m'amuse


autour des mots:

quelques mots lancés à l'oreille
quelques traits rêvés à desseins
quelques pensées dès le réveil
quelques gouttes de ta sève sur mes mains



les mots à la volée
du toaster ont sauté
étoiles saupoudrées
dans le noir du café



je t'offre mes mots, tu me tends la main
j'n'ai jamais vu tes yeux, ni toi les miens
qu'importe le croque-mitaine;
partons! direction l'Eden



mes mots, cerfs-volants
emportés par ton souffle;
mes mots, nuages au vent
que jamais rien n'essouffle.
Révèle-toi, fais danser mes mots!



tes mots sont présence,
un sourire à boire
qui épanche l’absence,
ma visiteuse du soir



tes mots sont des bulles d'air
affleurant à ma fenêtre
venus des profondeurs amères
autant de sourires à naître



il n'avait pas sa langue dans sa poche,
un jour qu'il voulait la donner au chat
une langue de pute lui a tiré sa langue de bois... vipère!



Ton esprit tire ses traits,
dessine ses courbes, trace ses arabesques
délie ses harmonies; moi, face à cette fresque,
je compose ton portrait



des petits riens:

Un matin ils ont plié bagages
pour Croatan ils sont partis
les indiens-aux-yeux-gris
répondre à l'appel sauvage            ----> (saez http://youtu.be/wEIKedipzNs)



il y a tant de beautés
dans toutes nos différences
dommages qu'elle soient gâchées
par tant d'indifférence



j'voudrais lire dans tes yeux
les étoiles que tu laisses filer
réciter la pluie de tes cieux
sous les regards des insensés



si du monde tu n'aimes pas la couleur,
ne détournes pas les yeux, sois pas con
trempe ta plume aux sources des pleurs,
peins, hausse le ton!

si du monde tu n'aimes pas les couleurs
ne ferme pas les yeux
plante dans le gris de leur âme, les fleurs
aux langues de feu

si du monde tu n'aimes pas les couleurs
Inutile de te crever les yeux
arrache, épingle sanglant, ton cœur
au fronton de leurs tristes cieux




Deux textes en travaux:




De Marseille à Marseille
Du Mexique au Yemen
Du Paris d'la Commune
Aux déserts des écumes

D'la poésie à la folie
De l'Albatros à l'enfant roi
Des camisoles nues, des semelles de vent
Aux cruautés théâtrales du poète-voyant

D'la fée verte au Peyotl
Des maux d'tête à l'ennui
D'Illuminations en électrochocs
A l'Ombilic des limbes d'un poète maudit

Il faut, à les lire, plus d'une saison en enfer
A l'unité du multiple de deux âmes écorchées
Comme autant de bateaux ivres sur leurs corps échoués
Pour en finir à jamais avec le jugement de Dieu le père

D'Arthur à Artaud
D'Antonin à Rimbaud









C'est la frêle bête à bon dieu
Qui s'cogne à la fenêtre des hommes
Assemblés pour prier les cieux
Elle aimerait au soleil, squattait les chaumes
Le Rouge et le Noir dans les yeux
Et dans les mains des chanteur de psaumes
L'insecte divin fait danser au mieux
Ses oriflammes à la bougie des mômes...

C'est la p'tite bête qui monte
Qui s'cogne aux fenêtre du net
Et affole les compteurs qui décomptent
Le moindre visiteur de l'insecte
Des clics et du fric en font un mastodonte
La fée électricité n'en croit pas ses mirettes
En bouc-émissaires les laissés-pour-compte
La bestiole craint... d'un jour ne plus être à la fête.

C'est la vieille bête immonde
Qui s'cogne aux barreaux des fenêtres
La nuit tombe une fois de plu' sur le monde
Quand le brouillard se lève sur les lettres
Si la bête à bon dos, la bêtise est au monde
Nichée dans le regard de tous les êtres
Humains, toujours pas de monstre dans l'E-monde
Mais dans la choléosphère bien trop de dieux, toujours trop de maîtres!

09/10/2012

La chambre de Schrödinger

Un court-métrage de Stéphane Drouot, volet gauche d'un triptyque quantique sur la raison d'être, assez angoissant et qui (se) pose autant de question que l'expérience de pensée du chat de Schrödinger. Expérience qui illustre la contre-intuitivité de la physique quantique où le chat n’est pas mort.











30/09/2012

Gloomy Monday of the Summer

Cet été Angelina (sur twitter: ), sur son blog (fermé depuis) Mes Petites fables, a donné l'opportunité à quelques-uns de ses amis manieurs de plumes de présenter une chanson... J'ai répondu à l'appel et c'est sur La Chaleur de Noir Désir que j'ai jeté mon dévolu et mes mots.



La chaleur de Noir Désir
Une de mes chanson préférée du groupe phare du rock français des années 90. Noir Dez c'est cet étrange mixture qui a si souvent réussi à Cantat et sa bande, l'énergie d'un désir chamanique du rock et la noirceur de textes empruntant à la tradition de la chanson française.

La chaleur est un morceau à la structure particulière, pas de couplet / refrain, une chanson qui ne tourne pas en boucle dans la tête encore et encore, une chanson qui traverse l'esprit en ligne droite comme une voiture lancée sur la route poussiéreuse d'un désert où prêche Lautréamont, croisant ça et là quelques squelettes blanchis de bêtes à cornes tapis sous le sable pour se protéger de la lumière aveuglante d'un soleil auquel seul le vol majestueux des  charognards fait de l'ombre...



L'intérieur de la voiture s'était transformé en four et le moleskine de ce vieux taxi mordait les cuisses de Maria comme l'aurait fait un gril. Sa robe était déchirée et maculée de sang. Elle pleurait. Ses cheveux noirs n'étaient que le champ d'une bataille, perdue ou gagnée elle n'aurait su le dire. Ça faisait des heures qu'elle roulait, qu'elle fuyait et fumait.
Tout avait pourtant bien commencé. Son petit copain était arrivé avec seulement une demi-heure de retard. Comme promis il avait le vieux taxi de son grand-père. Comme promis ils s'éclipsaient pour un week-end chamanique. Un week-end au pays du peyotl, le cactus magique des peuples du nord du Mexique. El viejo, le vieux Pedro les accompagnait. Il avait déjà fait le voyage, souvent. Il serait leur guide. Tous trois avaient avalé du bitume avant que leurs langues ne se chargent de poussière du désert. L'autoradio crachait tant qu'il pouvait des accords âpres comme la lave du Popocatepetl... En route pour la joie.
A un moment ils se sont arrêtés, Pedro avait dit qu'ils étaient arrivés. Ils avaient bu avant de partir trouver le cactus mystique, ou se laisser trouver par lui. Chacun marchait de son côté pour entendre l'esprit de la plante l'appeler. Avec le soir le vent s'était levé, chacun avait de quoi se payer un petit voyage au pays des couleurs criardes comme des néons malicieux. Pedro leur fit offrir de la poudre de peyotl à la terre-mère avant qu'à leur tour ils goûtent les cactées sacrés des huicholes. Maria vomit plusieurs fois tant l'amertume du lophophora était forte. Ils étaient excités, dansaient sur l'éruption sonore qui dégoulinaient en flots de couleurs de la voiture, dansaient sous la voûte étoilée. Comme la musique mourut d'un larsen aiguisé comme une lame, le trio s'enfonça dans un monde de gestes lents et décomposés, passés entre les lentilles d'un kaléidoscope hallucinant. Maria se voyait, prostrée sur le sable encore chaud du désert, roulée en boule sous la couverture froide de la nuit. Les visages de ses deux compagnons s'étiraient comme torturés par des remords immémoriaux. Les étoiles battaient comme le cœur de l'univers et chaque battement se propageait dans toutes les dimensions, comme des bulles de rage muette à travers la nuit éternelle des galaxies. Une de ces bulles allait exploser sous les coups répétés de la réalité.
Ils étaient en phase de descente lorsqu'ils entendirent un coup de feu retentir. Le soleil commençait à peine à réchauffer le sable. Maria avait soif mais ses bras, ses mains ne lui obéissaient que pesamment. Elle était aussi malhabile qu'un enfant découvrant la motricité. Le coup de feu déchira son âme. Pedro venait de s'effondrer devant les yeux de Maria. Une fleur rouge sang éclose sur le front. Elle sentit ses lèvres sèches se décoller, s'ouvrir avec lenteur sans que sa gorge ne se desserre. Un homme approchait, une ombre dans le soleil naissant, avec son chapeau de cow-boy. Maria vit son copain tenter de se lever et s'étaler encore incapable de porter son propre poids. L'homme était à quelques pas. Il s'arrêta. Il portait des santiags. Maria parvint à relever un peu la tête. Elle le vit mettre en joue son homme et l'abattre sans ciller. Elle ne pouvait toujours pas crier. L'homme se tourna vers elle, s’accroupit la regarda longuement. Il la retourna d'un coup de botte et la viola. Puis il recommença. Lorsqu'il eut terminé, il se fit un café. Maria était allongée là, atone, juste derrière lui. Elle sentait monter depuis son ventre un cri. Mais sa voix n'était toujours pas là. Alors ce cri se propagea dans son bras. Depuis de longues minutes les yeux de Maria fixaient la machette de Pedro... « Elle se lève et prend son arme si blanche. C'est pour crever le corps de ce fils de pute si blanc... Pendant qu'il en est encore temps ! »



Mon Gloomy Monday a été publié le 13 août sur le blog d'Angelina, puis repris sur le site de Bakchich où elle sévit également.



24/09/2012

La Haute-Vienne à l'ère biométrique

Un article écrit pour le journal L'Echo du 12 septembre 2012




Le 3 septembre, la Haute-Vienne était le premier département à mettre en œuvre l'enregistrement sur une puce électronique, des empreintes digitales des étrangers demandant un titre de séjour.

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23/08/2012

Mexique : de la cagoule de Marcos au masque d'Anonymous



Le 1er juillet dernier, le candidat du PRI, Parti Révolutionnaire Institutionnel, de centre gauche, Enrique Pena Nieto a été élu président du Mexique. Des soupçons de fraude pèsent une fois de plus sur l'élection présidentielle mexicaine. Le candidat du Parti de la Révolution Démocratique (PRD, gauche), Andres Manuel Lopez Obrador dit AMLO a d'ailleurs annoncé déposer un recours contre l'élection de son rivale. En 2006 AMLO avait déjà perdu l'élection présidentielle face à Felipe Calderon (PAN, droite chrétienne). AMLO et ses partisans avaient alors refuser de reconnaître Calderon comme leur président, bloquant pendant plus d'un mois le centre de la capitale mexicaine. A l'époque, de vives critiques s'étaient faites entendre contre Marcos et les zapatistes, accusés d'avoir fait perdre le candidat de la gauche, en ne lui épargnant aucune critiques et en refusant d'appeler à voter pour lui. Lors de l'élection de 2006, l'EZLN avait organisé l'Autre Campagne qui tentait de construire à la base un programme de lutte, utilisant le temps électoral pour tenter de créer à l'échelle du pays des liens entre les luttes, tout en refusant de jouer le jeu électoral.
En 2012, Marcos s'est fait plus discret au sujet du scrutin présidentiel. Il faut dire que la situation mexicaine a, entre temps, basculé dans l'horreur. Mais d'autres masques donnent à la révolte un nouveau visage, celui des Anonymous.




Petit retour en arrière pour mieux éclairer le présent :
1994, l'EZLN fait la Une des journaux du monde entier en prenant des villes du Chiapas le 1er janvier. La date se voulait symbolique puisqu'il s'agissait de l'entrée en vigueur de l'ALENA, accord portant sur une zone de libre échange réunissant le Canada, les USA et le Mexique. Très vite l'armée zapatiste se rend à l'évidence, militairement ils ne tiendront pas. Mais ils ont un atout sous leurs cagoules : le sous-commandant insurgé Marcos, un universitaire parti au Chiapas amener la révolution marxiste aux indiens. Mais les peuples du Chiapas ne sont pas nés de la dernière pluie. Marcos et d'autres révolutionnaire doivent apprendre à connaître ces peuples avant de pouvoir les mener à la lutte. L'idéologie de celui qui allait devenir le porte-parole de l'EZLN s'en verra modifiée par les tendances libertaires des modes de vie indigènes. De la même manière les indigènes commenceront une remise en cause de certaines de leurs pratiques, notamment sur la place et le rôle des femmes dans la vie des communautés.
Marcos devient, grâce à son talent littéraire, une nouvelle icône révolutionnaire mondiale. L'EZLN parvient grâce à une utilisation habile des armes de la communication et grâce au développement d'Internet a gagner la sympathie de l'opinion public mondiale. L'EZLN organise par exemple en 1996 les rencontres intergalactiques qui réunissent des milliers de militants du monde entier. Ces rencontres peuvent être perçues, avec le recul, comme les prémices du mouvement altermondialiste qui éclatera au grand jour lors du sommet de Seattle, en 1999.
L'année suivante, en 2000, le Mexique connaît pour la première fois depuis sa révolution l'alternance politique. Après 71 ans de règne sans partage, le PRI cède le pouvoir. Le Parti d'Action Nationale et Vincente Fox offrent aux mexicains l'illusion démocratique. Mais en 2006 les vents semblent porter AMLO vers la victoire. Les places des villes où il tient meeting sont noires de monde et beaucoup pensent possible sa victoire. Le charismatique maire de Mexico est perçu comme le candidat des pauvres. Le PAN conserva toute fois la présidence grâce à la victoire de Calderon. Les résultats du vote qui donnèrent quelques milliers de voix d'avance au candidat du PAN jettent le doute sur les résultats. Certains observateurs de la vie politique mexicaine voient d'ailleurs dans la présidence autoritaire de Calderon un façon de gagner la légitimité qu'il n'avait pas su gagner avec son élection.

Le pouvoir fort de Calderon,
une façon de gagner la légitimité qu'il n'a pas tirée des urnes.

Pendant la mandature de Calderon, AMLO a continuer à construire son mouvement. Les partisans d'AMLO se sont organisés en comités de quartier, ils ont lancé un journal appelé Regeneracion, en hommage à la publication anarchiste de Ricardo Flores Magon. D'une certaine manière on pourrait presque dire qu'AMLO reprenait certains éléments de l'Autre Campagne zapatiste. Pourtant certains de ses partisans se sont détournés de sa candidature, jugeant qu'il délaissait les couches populaires. Et surtout l'irruption sanglante des cartels de la drogue dans le quotidien des mexicains a bouleversé la donne.
Le PRI au pouvoir fut un parti autoritaire, corrompu. Mais son autoritarisme avait permis de contenir les velléités des narcos. La corruption a ceci de troublant qu'il devient vite très difficile de discerner le corrupteur du corrompu. Beaucoup estiment aujourd'hui que sous couvert de sa guerre à la drogue, Calderon a tenté de reprendre la méthode du PRI, favorisant un cartel afin d'éviter toute violence entre rivaux. Pourtant en n'apportant aux problèmes posés par les cartels qu'une simple réponse militaire, Calderon a fait voler en éclat ce qui pouvait subsister de coexistence pacifique entre les barons de la drogue. Si Fox avait su utiliser les vieilles méthodes du PRI pour arriver au pouvoir, au moins avait-il laissé de côté les aspects autoritaires les plus saillants. Calderon a lui un caractère plus martial. Il aurait voulu être à la tête d'une police militarisée unique pour l'ensemble des états mexicains. Mais il sera finalement amener à sortir l'armée des casernes face à l'incurie et la corruption des services de police locaux comme fédéraux. Malgré un déni de la gravité de la situation, le Mexique est réellement entrée dans une guerre où les territoires passent sous contrôle des uns et des autres. En 2010 certains spécialistes des narcos estimaient que près de 75% du pays était contrôlé par les cartels.
La guerre se joue à tous les niveaux : entre cartels, entre cartels et flics, entre cartels et armée, entre flics locaux et fédéraux. Les narcos ont infiltré le pouvoir politique, la police et aujourd'hui ils sont si puissants qu'ils imprègnent l'ensemble du tissus social déjà mis à mal par les inégalités sociales. Un tissus que la violence et la terreur qu'ils font vivre à la population mexicaine est en train de déchirer.
Il est difficile de dire si l'élection de Pena Nieto est plus irrégulière que celle de Calderon ou d'autres présidents du Mexique. L'écart de voix est bien plus importante que lors de l'élection de 2006. Mais il n'est pas improbable que certains mexicains se soient mis à regretter le pouvoir autoritaire du PRI face aux narcos... Et pourtant. Et pourtant, la campagne présidentielle s'était installée dans un ronronnement gênant pour qui veut croire possible de desserrer l'étau qui tient en tenailles la société civile mexicaine entre de multiples bras armés.
Car malgré tout, la société civile mexicaine résiste. Cette société civile sur laquelle l'EZLN a appuyé sa légitimité et qui aujourd'hui reçoit à son tour le soutien des zapatistes. Car en bas à gauche, loin des pots de vins et des magouilles politico-mafieuses, les enfants du zapatisme reprennent le flambeaux de la révolte que les zapatiste avaient porté et derrière le quelle ils s'étaient rangés. Déjà en 2006, alors que l'EZLN mené son Autre Campagne, Oaxaca avait incarné une nouvelle révolte. Suite au conflit de la section locale du syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) – contre l'avis des instances nationales du syndicat tenu par Mme Gordillo, ancienne secrétaire générale du PRI – Oaxaca s'était révolté contre le pouvoir autoritaire du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz (PRI). Le SNTE, comme tous les syndicats ont très longtemps été lié au parti unique, le PRI. Pendant de longues semaines, l'Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca a tenté d'instaurer une commune libre. Cette lutte populaire a notamment visé les moyens de communication. La radio universitaire a servi de moyen d'organisation aux insurgés. Les actions de soutien qui ont alors été organisés dans tout le pays ont souvent pris pour cible Televisa, principale chaîne du pays, accusée de présenter une vision tronquée de la réalité. En 2006 toujours, lors d'une autre révolte les médias télévisés sont à nouveaux mis en accusation. En mai la répression de marchands de fleur près de San Salvador Atenco provoque de violents affrontements qui se terminent par deux morts, des centaines d'arrestations et de nombreuses disparitions. Lorsque le conflit éclate, les révoltés demandent à avoir un temps d'antenne afin de s'expliquer. Face au refus des chaînes, de nombreuses femmes réquisitionnent et font tourner les télévisions libérées.
Mais dans le Mexique de ce début de siècle, si la société civile est évidemment en but à un pouvoir autoritaire et à une militarisation du pays, elle est également confrontée à la violence qui a fait depuis 2006 entre 60 et 80 000 morts. Le déchaînement de violence provoqué par les cartels s'affichent en photos chocs en Une de la presse à sensation : décapitations, démembrements, charniers, fosses communes... Les cartels eux aussi manient la com' avec dextérité. Des messages sont souvent laissés sur les victimes. Les vidéos de narcorridos (chansons populaires à la gloire de narcos) abondent sur YouTube avec des vidéos d'enlèvements, d'agressions... Parmi ces cartels, les Zetas sont les plus violents. Formé d'anciens policiers et militaires d'élites, ils ont d'abord servi de sicaires à d'autres cartels avant de prendre leur autonomie, flirtant avec le terrorisme, dans le sens où la population civile est prise pour cible afin que s'y insinue un état de terreur. Le mouvement incarné par Javier Sicilia, journaliste et poète dont le fils a été abattu, mouvement qui demande notamment que des réponses sociales soient apportées à la violence qui gangrène le Mexique, est parvenu à cristalliser la révolte des mexicains contre la violence qu'ils subissent. Violence que de plus en plus de médias refusent de couvrir par peur des représailles. En 2010, le Mexique était encore le deuxième pays le plus dangereux pour les journalistes, juste derrières l'Irak. Face à cette désinformation, la société civile s'organise aussi sur le net et les réseaux sociaux. Des blogueurs, des internautes sont maintenant des cibles de la répression de l'état et de la violence meurtrière des cartels.

La plume plus forte que l'épée

Fin 2011 c'est le collectif de hackers Anonymous qui offre un nouveau visage à la révolte, après les visages cagoulés des zapatistes. Un hacktivistes avait été enlevé par les Zetas alors qu'il participait une distribution de tracts durant l'été. Quelques mois plus tard, Anonymous publie un vidéo-tract dans lequel ils menacent clairement les Zetas de donner les noms de certains de leurs relais dans la police, les journaux, si le cartel ne relâche pas l'hacktiviste. Après quelques hésitations au sein d'Anonymous sur le bien fondé de leur démarche, les Zetas libéreront finalement l'anon tout en menaçant à leur tour de s'en prendre à la famille de leur ex-otage si Anonymous rendait public leurs informations. Anonymous a démontrer que l'information était une arme efficace même contre les sanguinaires narcos.
La désinformation c'est cette absence d'information liée aux dangers d'aborder les thèmes de la guerre de la drogue et c'est aussi la présentation partisane de la réalité, par Televisa notamment. La BBC a mis en cause dans un article une entente entre le média et le PRI pour présenter son candidat sous un jour favorable. La revendication d'une information plus équilibrée a été – est encore – portée pendant la campagne par le mouvement né sur internet YoSoy132 (je suis le 132e). Tout a commencé par la visite du candidat du PRI dans une université privé du pays. Enrique Pena Nieto est chahuté et doit quitter les lieux sous les quolibets. Le PRI et la presse présente ça comme le fait de gauchistes n'appartenant même pas à l'université. Le lendemain 131 étudiants de la dite université réfutent la thèse officielle. Très vite sur le net se monte un site où d'autres jeunes revendiquent être le/la 132e. Le mouvement refuse d'être partisan mais revendique une plus grande transparence dans la vie démocratique du pays. Des manifestations regroupant des dizaines de milliers de personnes sont organisées dans le pays. Le mouvement a, dans de nombreux endroits, veiller au bon déroulement du vote. De nombreux cas de fraudes plus ou moins grossières ont été répertoriées.
Il y a fort à parier que l'élection de Pena Nieto sera définitivement actée prochainement, mais il est tout aussi certain que le nouveau président n'en a pas fini avec les mouvements d'hacktivistes puisqu'à peine quelques jours après la mise en place de l'équipe de transition, le Mexique a décidé de signer le traité anti-contrefaçon ACTA. Ce même traité que le parlement européen a définitivement rejeté le 4 juillet dernier face à la mobilisations des défenseur d'un internet libre dans de nombreux pays européens.


31/05/2012

Anonymous veut faire câler la F1!

Après le Grand Prix de Bahreïn, les hacktivistes d'Anonymous courent encore après le petit monde des bolides... jusqu'au Quebec! Il faut dire que, manque de chance pour la Fédé Internationale Automobile, les manifestations secouent encore le Quebec et le gouvernement n'a trouvé comme seule réponse au malaise des étudiants qu'une loi restreignant encore le droit de manifester... ce qui a eu pour effet de faire descendre dans les rues, aux côtés des étudiants, une large partie de la population qui n'a pas l'intention de laisser ses libertés fondamentale se faire la malle à la vitesse dune Ferrari lancée sur un circuit.de F1.
Anonymous appelle donc au boycott du GP et à participer aux manifs... Plus quelques surprises virtuelles?



Communiqué de Presse Anonymous

"Boycott du Grand Prix du Canada à Montréal"

Peuple du monde libre, Anonymous vous invite à boycotter le Grand Prix de Formule 1 du Canada. La FIA n’a rien appris de son séjour au royaume de Bahreïn. En effet la Fédération internationale de l’automobile reste déterminée à tenir ses Grand Prix dans des pays, où Amnistie international et d’autres groupes de défense des droits humains, dénoncent de graves violations.
Anonymous demande aux pilotes de ne pas prendre le départ pour dénoncer la répression acharnée et les violences policières au quotidien, qui sont la seule conduite du gouvernement du Québec. Le Gouvernement du Québec a quitté la route suivie par les démocraties, en adoptant l’infâme loi 78, en répondant systématiquement à la colère des étudiants et manifestants :
• par des coups de matraques,
• par des coups de bottes,
• par des jets de gaz lacrymogène

Gouvernement du Québec, il est temps de faire marche arrière et de mettre un frein à cette injustice pour éviter un dramatique tête à queue. Citoyens du Québec, Anonymous vous invite à vous associer au boycott du Grand Prix de Montréal. Anonymous vous recommande de ne pas acheter de billets ou de produits de F1 vendu sur Internet. Anonymous vous encourage à participer aux manifestations dans les rues de Montréal le jour de la course.

• Nous sommes Anonymous
• Nous sommes légion
• Nous ne pardonnons pas
• Nous n’oublions pas
• Redoutez- nous.






22/05/2012

N'oublions pas Amesys!






Anonymous Tunisie rappelle dans son vidéo-tract posté le 20 mai qu'Amesys, qui a fourni au régime de Kadhafi les moyens de mener sa sanglante répression en facilitant l’espionnage à l'échelle du pays des opposants, a également vendu sa technologie à la Tunisie. Selon les Anon, le système de surveillance mis en place par Amesys serait donc toujours actif.


Hier, 21 mai, la FIDH et la LDH se réjouissaient que la justice se saisisse enfin du dossier Amesys. La plainte avait été déposée en octobre dernier pour "complicité d'actes de torture" en Libye. Les ONG s'étaient étonnées de la lenteur de la justice dans cette affaire, comme le rappelait L'express le 15 mars dernier.
"Il s’agit d’une affaire doublement emblématique : d’une part, parce qu’elle met en cause une entreprise ayant conclu un accord commercial avec un régime dictatorial, lui donnant ainsi les moyens de renforcer sa répression à l’encontre de la population ; d’autre part, parce qu’elle contribuera à faire la lumière sur les crimes graves perpétrés sous le régime de Khadafi", a déclaré Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Rappelons que cette vente d'arme de surveillance massive est l'un des fil qui dépasse du sac de nœuds des relations entre le régime de Kadhafi et l'ex président - et bientôt simple justiciable - Sarkozy. En effet, le contrat passé entre Amesys, filière de Bull, et la Libye est à replacer dans le contexte de soupçons sur un possible financement de la campagne présidentielle victorieuse de Sarkozy par le régime libyen. On retrouve d'ailleurs parmi les personnages ayant un lien avec la vente du système Eagle par Amesys, l'homme d'affaire sulfureux Takieddine, dans le rôle de l'indispensable intermédiaire.

Amesys se défend de toute complicité de torture en arguant d'un rapprochement diplomatique avec Kadhafi à l'époque de la signature du contrat. Comme si le principe même de la surveillance de la population entière d'un pays ne serait choquante que si le régime en question était dictatorial... ce qui semble justifier aux yeux des dirigeants d'Amesys - et de ses concurrents - la vente à un pays fréquentable.
La vidéo des Anonymous tunisiens donne un autre sens à cette histoire. Il ne s'agit pas seulement de faire la lumière sur les événements libyens mais aussi de prévenir de futures répétitions de cette tragique histoire. La Tunisie, le Maroc et d'autres états - plus ou moins autoritaires - figurent dans la liste de clients d'Amesys.
Si en effet cette technologie est susceptible d'être utilisée à des fins de répression à grande échelle, il serait peut-être temps de s'interroger sur le contrôle des ventes de ce genre de technologies. C'est d'ailleurs ce qu'à fait le Parlement Européen en avril par la voix de son rapporteur de la commission des droits de l’homme, Richard Howitt : “Une course est lancée entre ceux qui exploitent les nouveaux médias à des fins de libération et ceux qui cherchent à les utiliser pour la répression. Je n’ai pas peur de dire que Vodafone doit tirer les enseignements d’avoir cédé aux instructions de Moubarak”. Le contrôle de la vente de ce qui pourrait être considéré comme "arme" se retrouve alors propulsé dans le champ politique. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Mais revenons un instant au paradigme de nos vendeurs de surveillance, à savoir que leur technologie ne serait néfaste que sous un régime dictatorial. Ce qui voudrait dire que nos régimes dits démocratiques devraient pouvoir se doter d'une technologie dont l'une des caractéristique est la surveillance de l'ensemble des communications transitant sur Internet ou sur les réseaux téléphoniques d'un pays. Bien sûr la lutte contre le terrorisme et la cyberpédophilie est mis en avant afin de justifier la surveillance des réseaux de communications. Mais pourquoi ce besoin d'une technologie capable de fliquer toute la population?
L'argument de défense d'une dérive dictatoriale porte en elle-même sa propre contradiction, puisqu'une telle dérive est souvent le résultat d'une situation de troubles sociaux. Si on ne pouvait prévoir la dérive sanguinaire de Kadhafi - ce pourquoi il faut tout de même être capable d'une bonne dose de cynisme connaissant l'histoire du général – il faut alors admettre que les dirigeants d'Amesys sont incapables de prévoir une quelconque dérive dictatoriale de l'un de leurs clients.
La conclusion logique est donc qu'il faut imposer un contrôle démocratique sur la vente de ces technologies. Mais poussons la réflexion un peu plus loin. Revenons un instant à la dérive dictatoriale, ce paravent de vendeurs d'armes. S'il y a dérive c'est que la situation postérieure ne relevait pas de la dictature. On peut donc supposer qu'il s'agissait d'un système plus ou moins démocratique auquel il serait "légale" de vendre une technologie de surveillance potentiellement généralisée. La dérive dictatoriale peut résulter d'une évolution autoritaire du régime en place ou de la prise de pouvoir par une fraction totalitaire. Les deux étant souvent le signe d'une tension sociale forte. Or la crise que traverse actuellement le système capitaliste globalisé s'accompagne de l'émergence de mouvements de révolte un peu partout sur la planète. Les mouvements Anonymous, Occupy, les indignés, les révoltés de Grèce ou du printemps arabe démontrent que les peuples sont toujours capable de s'élever contre des gouvernements qui violeraient leurs droits.
Le Québec est depuis plusieurs mois secoué par des manifestations étudiantes. Le gouvernement vient de sortir une loi restreignant gravement les droits de contester et manifester. Alors posons la question aux décideurs – dirigeants d'Amesys ou responsables politiques - serait-il aujourd'hui concevable de vendre ce genre de technologie au Canada? Si il n'était pas possible d'imaginer que Kadhafi puisse utiliser la technologie d'Amesys à des fins autres que la noble lutte contre le terrorisme, il est tout aussi in-envisageable de penser qu'un pays comme le canada puisse dans le cadre d'une lutte pour le maintien de l'ordre avoir recours à une surveillance généralisé de sa population.
 En Europe aussi la surveillance des populations par les moyens de communication se pose et va se poser de plus en plus. L’Italie est secoué par des mouvements contre les impôts et par des actes "terroristes anarchistes". Déjà le gouvernement a rendu possible le déploiement de l'armée à des fins de maintient de l'ordre. Un peu partout la crise du système capitaliste fait émerger des foyers de révolte. Un peu partout l'extrême droite et sa vision autoritaire de la société gagne du terrain. L'arrivée au gouvernement de partis xénophobes, réactionnaire ou sécuritaires se pose avec persistance. Bien sûre loin de moi l'idée de mettre sur un même plan le fichage – même à l'échelle d'une population entière – et des cas de torture tels qu'avérés en Libye. Mais tout de même, et sans aller jusqu'à la dérive totalitaire, le principe d'une surveillance généralisée pose question, et avec plus d'acuité dans le contexte actuel.

Plus qu'un contrôle des ventes de technologies capables d'une surveillance à grande échelle, c'est une interdiction qui doit être imposée. Après tout, certains type d'armes ou de munitions sont prohibées. Bien évidemment ça n'empêchera pas l'utilisation de ces technologies, mais au moins seront-elles illégales. La lutte contre le terrorisme ou la cyberpédophilie ne peut justifier une surveillance généralisée qui serait pour un régime dictatorial une arme de lutte contre ses opposants. En laissant entre les mains de gouvernements de telles armes, nous renonçons de fait au droits qu'a le peuple et chaque portion du peuple à se soulever contre un gouvernement qui violerait ses droits... un gouvernement en pleine dérive totalitaire.




Ni vente libre, ni contrôle, interdisons les systèmes de surveillance massive!

Article 35 de la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793:
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoir."

 Paul Moreira a consacré un documentaire, Traqués, à Amesys en Libye qui a été diffusé sur Canal+ en mars dernier.
Pour en savoir plus sur l'affaire Amesys, je vous recommande les articles qu'ont consacré au sujet les sites reflets.info, Owni.fr. Je vous conseille également la lecture de Au pays de Candy de Jean-Marc Manach. Jetez également un œil aux billets du blog de Sersnow.

More Informations

Blue Cabinet is a working project to document vendors and manufacturers of surveillance equipment that are used in dictatorships and democracies around the internets like Amesys and Bull.

06/05/2012

Global Action Day






Communiqué de presse Anonymous. « Global Action Day » le 12 mai.
Anonymous et le Mouvement Occupy poursuivent leurs actions communes avec la journée « Global Action Day » le 12 mai. Cette action s’inscrit dans le cadre plus large de l’opération mondiale « REvolution2.0 » qui a débuté le 21 avril 2012.
  • Citoyens du monde libre,
  • Nous sommes Anonymous,
  • Nous sommes les 99%,
  • Nous sommes les Indignés.
Nous sommes les mères, les pères, les enfants d’un pays qui ne les écoute plus, d’un monde qui ne les porte plus. D’un monde qui s’acharne a vouloir nous faire taire, et qui tente de nous séparer pour mieux régner. Nous sommes cette conscience collective mondiale, qui chaque jour prend de l’ampleur.
Citoyens du monde, nous n’acceptons pas le monde dans lequel nous vivons. Citoyens du monde, rassemblons nous le 12 mai pour montrer notre détermination et notre force. Pour montrer l’unité du peuple, des 99%.
  • Nous sommes Anonymous,
  • Nous sommes les 99%,
  • Nous sommes unis.
Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous sommes Légion ! @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous sommes les 99% @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Vous pensez être libre ? @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : ils ne peuvent pas arrêter une idée ! @AnonymousPresse Télécharger l'Affiche Anonymous : Nous devons agir ! @AnonymousPresse

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Affiche (Format A4) Anonymous : Nous devons agir ! @AnonymousPresse
Nous devons nous unir et agir pour défendre nos libertés,...
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Affiche (Format A4) Anonymous : ils ne peuvent pas arrêter une idée ! @AnonymousPresse
Nous existons dans les rues de Tokyo. Sur les hauteurs de New York. Dans le vent de Paris,...
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Affiche (Format A4) Anonymous : Vous pensez être libre ? @AnonymousPresse
Regardez le monde autour de vous. La liberté est une illusion,...
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30/04/2012

Appel pour une Foire à l'autogestion




La crise economique et financiere qui ebranle le monde est aussi une crise de civilisation, face a laquelle les reponses habituelles, neoliberales comme etatistes, sont impuissantes. L'autogestion peut constituer une alternative. Elle sera au centre d'un evenement festif et populaire en juin 2012 : la Foire a l'autogestion.
Phenomene planetaire, l'autogestion s'inscrit dans la longue tradition historique des cooperatives et des << recuperations d'entreprises >>, de la Commune de Paris au Printemps de Prague, de la Revolution espagnole a la Pologne d'aout 1980, de Lip a l'Argentinazo en 2001. Elle apparait dans les luttes recentes a Philips-Dreux, a Fralib et a SeaFrance. Elle impregne egalement les pratiques alternatives, de la reappropriation collective de l'habitat au lien direct avec les paysans et les producteurs.
Ces differentes experiences partagent un horizon commun : decider collectivement des affaires communes, sans deleguer a des dirigeants, aussi bien sur le plan economique que politique. Reprendre en main la production, c'est aussi pouvoir transformer ses modalites et ses finalites. Ancree dans des pratiques concretes, portee comme un projet global, l'autogestion est ainsi une reponse possible a la faillite du systeme capitaliste et etatiste.
La Foire a l'autogestion sera le point de rencontre de toute une galaxie de collectifs, d'associations, d'entreprises, de cooperatives, d'organisations syndicales et politiques qui cherchent a faire vivre l'idee d'autogestion. L'evenement aura lieu le week-end du 23-24 juin 2012 a Montreuil (93), sur le site de la Parole errante, avec des stands, des espaces de debat retransmis a la radio, des projections de films, un concert, un village du livre, un espace enfants, des ateliers pratiques...
Pour rendre concret ce projet, un comite d'organisation se met en place. Nous invitons toutes les personnes, organisations, syndicats, associations, entreprises, cooperatives, etc. revendiquant et pratiquant l'autogestion a s'y associer.

Plus d'infos sur le site de la Foire à l'autogestion.




Foire à l'autogestion – Annonce par la conquête... par Thierry-Le-Roy-84

27/04/2012

Tunisie: appel des Anonymous pour le 1er mai

Anonymous continue sa lutte contre les salafistes et plus généralement contre celles et ceux qui tenteraient de confisquer la révolution du peuple.






http://www.fb.com/Anonymouz
http://www.anonymous-tunisia.org/


Ceci est un message des Anonymous de la révolution mondiale aux salafistes de la Tunisie.
Salafistes tunisiens, laissez-nous vous expliquer une deuxième fois la situation.

Tout d’abord, nous n’avons jamais eu de problèmes concernant vos orientations religieuses, ni d'ailleurs sexuelles et ce malgré les dérives psychologiques de certains de vos membres sur le net.

Anonymous a toujours combattu pour les libertés.
Cependant, nous savons pertinemment que certains de vos membres se sont procurés des armes de la Libye à la fin de l’année 2011.
Nous avons pisté des discussions sur vos forums, faisant allusion à l’achat de kalachnikov AK 47 par quelques membres salafistes à Ben Guerdane.
Ce message mentionnait le code Akbar 47 soit pour coder A.K 47.
Les services du ministère de l’intérieur ont attrapé dans l’affaire, el Mourouj, au courant du mois de février 2012 ,deux de vos membres en possession de kalachnikov et de munitions.
Nous avons toujours su que votre but était de rendre la Tunisie une khilafa.
Nous vous aurons ,peux être, soutenu dans une lutte pacifique, en l’an 600, mais nous n’étions pas encore nés.
Maintenant et après ce qui s’est passé hier 23 et aujourd’hui le 24 Avril devant le siège de la télé nationale , nous déclarons tout d’abord notre soutien et compassion pour les journalistes ,techniciens et employés de la télévision nationale ,Aussi nous déclarons ,solennellement , nous les Anonymous ,lancer une guerre ouverte contre les salafistes tunisiens , Ettahrir et le mouvement Ennahda.
Pourquoi Ennahda ? Il faudra demander ça a Lotfi Zitoun qui utilise les salafistes comme bras armé pour un complot tissé et financé par celui la en personne.
Celui qui a intervenu a maintes reprises pour relâcher des salafistes arrêtés par les services de l’ordre et passer l’éponge sur leurs agissements.
Une pensée aussi à notre cher Ridha Belhaj porte parole des salafistes Ettahrir, qui ne fait que mettre l'eau dans leurs moulins.
Nous demandons à tous les tunisiens et a toutes les forces politique dignes de ce pays de nous rejoindre le 1er Mai à l’avenue Habib Bourguiba, pour exprimer notre mécontentement de la tournure que prend notre révolution.


Dites stop à la censure,
Dites stop à la violence,
Dites oui à la révolution 404,
Nous sommes Anonymous,
Nous sommes Légion,
Nous n'oublions pas,
Nous ne pardonnons pas,
Redoutez-nous.
Défendez-vous

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A lire l'article de Owni sur les mails révélés par Anonymous concernant les liens entre Ennahda et les salafistes: ici!